| Contacts : Ă Washington : Carl Hanlon +1 202 473-8087 chanlon@worldbank.org  à Accra : Rachel Winter Jones +33 6 23 14 17 45 rjones1@worldbank.org  ACCRA, le 4 septembre 2008 â Le PrĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a prĂ©sentĂ© ce jour les mesures Ă prendre pour faire face aux risques immĂ©diats de la crise alimentaire mondiale, tout en proposant des rĂ©formes du systĂšme international dâaide afin quâil puisse avoir un impact plus important sur les conditions de vie des pauvres.  Intervenant lors dâune confĂ©rence sur lâamĂ©lioration de la qualitĂ© et de lâimpact de lâaide au dĂ©veloppement, Zoellick a dĂ©clarĂ© que le bilan de lâamĂ©lioration du systĂšme international dâaide est tout au plus mitigĂ© et que les bailleurs de fonds, les pays et les organisations de la sociĂ©tĂ© civile doivent redoubler dâefforts pour faire des progrĂšs dans ce domaine.  « LâefficacitĂ© de lâaide permettra de dĂ©terminer si lâavenir sera fait dâespoir ou de privations, » a dĂ©clarĂ© Zoellick au Forum de haut niveau sur lâefficacitĂ© de lâaide qui se tient Ă Accra au Ghana. « Les consĂ©quences de la rĂ©ussite de lâaide  â ou de son Ă©chec â sont bien rĂ©elles.»  Zoellick a relevĂ© que la crise alimentaire mondiale entrave les efforts dĂ©ployĂ©s pour vaincre la pauvretĂ© et quâil Ă©tait de ce fait plus urgent que jamais de prendre des mesures pratiques pour rĂ©aliser les objectifs de la confĂ©rence, exposĂ©s dans le Programme dâaction dâAccra.  Un premier pas consiste Ă lever les mesures dâinterdiction et de restriction imposĂ©es Ă lâaide alimentaire Ă des fins humanitaires. « Nous savons que ces mesures aggravent la crise actuelle et pĂ©nalisent les plus vulnĂ©rables. Elles doivent ĂȘtre Ă©liminĂ©es, » a dit Zoellick. Mais il a reconnu quâil est souvent difficile pour les pays dâĂ©liminer ces interdictions et il a promis lâaide du Groupe de la Banque mondiale. Des solutions Ă©ventuelles pourraient consister pour les pays Ă gĂ©rer conjointement les rĂ©serves physiques ; mettre en place des systĂšmes rĂ©gionaux dâinformation pour dĂ©tecter rapidement les chocs sâexerçant du cĂŽtĂ© de lâoffre ; et crĂ©er des rĂ©seaux de rĂ©serves virtuelles de cĂ©rĂ©ales.  Zoellick a Ă©galement prĂ©conisĂ© lâamĂ©lioration de la prĂ©visibilitĂ©, de la flexibilitĂ© et du montant de lâaide alimentaire. « Les restrictions, les affectations Ă des fins particuliĂšres et lâapplication de conditions onĂ©reuses Ă lâaide alimentaire se traduisent par des coĂ»ts Ă©levĂ©s et il faudrait supprimer ces mesures pour permettre aux produits alimentaires dâarriver rapidement lĂ oĂč le besoin se fait le plus sentir, » a dĂ©clarĂ© Zoellick.  Il sâest associĂ© Ă dâautres pour rĂ©clamer davantage de transparence dans le systĂšme dâaide en vue de contribuer Ă mettre fin Ă la corruption. Dâautres mesures dâintervention prioritaires relevĂ©es par Zoellick consistent notamment Ă accorder davantage dâaide par le biais des budgets nationaux, constituer un plus grand nombre de partenariats avec de nouveaux bailleurs de fonds et la sociĂ©tĂ© civile, accĂ©lĂ©rer la fourniture de lâaide et la rendre plus flexible, adopter des instruments financiers plus novateurs, et promouvoir le secteur privĂ© afin de crĂ©er des emplois et sortir les gens de la pauvretĂ©. Il a enfin exhortĂ© les bailleurs de fonds Ă honorer les engagements quâils ont pris en 2005 au sommet de Gleneagles dâaccroĂźtre lâaide, faisant remarquer quâils devaient encore fournir 39 milliards de dollars pour atteindre lâobjectif fixĂ© pour 2010.  Lors de la confĂ©rence, Zoellick a entendu directement les ministres africains parler des effets de la crise Ă©nergĂ©tique et alimentaire sur leurs pays. Il a ensuite visitĂ© le port de Tema prĂšs dâAccra, un projet financĂ© par le Groupe de la Banque mondiale. Les Ă©quipements de rĂ©frigĂ©ration et dâautres installations modernes du port offrent au Ghana et Ă lâAfrique la possibilitĂ© de profiter des prix alimentaires par le biais des exportations de produits agricoles. Â
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