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L'appui du Groupe de la Banque mondiale s'est accru durant l'exercice 08 dans le contexte des crises alimentaires et financières

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WASHINGTONle 16 septembre 2008 Les engagements du Groupe de la Banque mondiale ont augmenté de 11 % durant l'exercice 08, pour s'établir à 38,2 milliards de dollars par suite de l'approbation rapide de financements pour aider les populations pauvres à faire face à la crise alimentaire et aussi d'une intensification du soutien à un secteur privé créateur d'emplois.

 

Les engagements du Groupe de la Banque mondiale pour l'exercice clos le 30 juin 2008 ont revêtu la forme de prêts, de dons, de participations et de garanties pour aider les populations et les entreprises privées de ses pays membres, notamment dans la région Afrique qui a bénéficié du soutien le plus important. 

Engagements du Groupe de la Banque Mondiale Exercices 08 et 07 (clos le 30 juin)

World Bank Group

FY08*

FY07*

IBRD

13.5

12.8

IDA

11.2

11.9

IFC

11.4+

  8.2+

MIGA

  2.1

  1.4

TOTAL

38.2

34.3

*Milliards de dollars des États-Unis

+Pour son propre compte uniquement. Ne comprend pas un montant de 4,8 milliards de dollars pour l’exercice 08 et de 3,9 milliards de dollars pour l’exercice 07 mobilisés dans le cadre de prêts syndiqués et de financements structurés


Les financements — qui sont supérieurs de 3,9 milliards de dollars à ceux de l'exercice 07 — concernent 694 projets, conçus pour lutter contre la pauvreté et stimuler la croissance par le biais de plans concrets qui visent à améliorer le  cadre des affaires et des investissements et à habiliter les populations pauvres.

« Le montant de 38,2 milliards de dollars consentis par le Groupe de la Banque mondiale aux pays en développement, alors que le monde se heurte à la dure réalité de la hausse des prix des denrées alimentaires et des combustibles, contribue à créer des solutions de développement pour donner aux populations des opportunités et de moyens d'améliorer leurs conditions de vie » a expliqué le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick.

Les moyens mis en œuvre par le Groupe de la Banque pour faire face à la crise des prix alimentaires ont été l'un des faits marquants de l'exercice 08. L'institution a mis en place un mécanisme de financement rapide de 1,2 milliard de dollars et les premiers dons approuvés dans le cadre de ce mécanisme durant l'exercice 08 ont été accordés à Djibouti (5 millions de dollars), à Haïti (10 millions de dollars) et au Libéria (10 millions de dollars). Des ressources supplémentaires ont par la suite été approuvées durant l'exercice en cours. Ces ressources ont été affectées, entre autres, à l'expansion des programmes de repas scolaires et des programmes axés sur les enfants et les mères, et à l'élargissement de l'accès des populations à des semences et à des engrais.

L'IFC, qui est l'institution du Groupe opérant dans le cadre du secteur privé, a poursuivi une stratégie axée sur le marché pour faire face à la crise alimentaire. Durant l'exercice 08, la Société a investi 1,4 milliard de dollars au niveau de la chaîne d'approvisionnement des agro-industries afin de stimuler la production, accroître la liquidité des chaînes d'approvisionnement, améliorer la logistique et les opérations de distribution et élargir l'accès au crédit des petits agriculteurs.

Les engagements du Groupe de la Banque mondiale sont pris par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d'autres services financiers à ses États membres ; l'Association internationale de développement (IDA), qui accorde des financements non porteurs d’intérêt et des dons aux 78 pays les plus pauvres du monde ; la Société financière internationale (IFC) qui accorde des prêts, prend des participations, fournit des garanties et des services-conseils aux entreprises du secteur privé des pays en développement ; et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), qui est l'organisme d'assurance des risques politiques.

Les engagements de l'IDA se sont chiffrés à 11,2 milliards de dollars pour l'exercice 08, par suite du décaissement des dernières ressources d’IDA-14, parvenue à son terme. Les financements, constitués pour 8,0 milliards de dollars de crédits et pour 3,2 milliards de dollars de dons, ont appuyé 199 opérations dans les 78 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les donateurs ont engagé des montants records au titre de la Quinzième reconstitution des ressources de l’IDA lors de la réunion tenue à Berlin en décembre — soit, au total, 41,7 milliards de dollars pour les exercices 09 à 11 — témoignage de confiance dans la valeur qu’a l'aide de la Banque pour les populations les plus pauvres du monde.

Les engagements de la BIRD se sont chiffrés au total à 13,5 milliards de dollars au titre de 99 opérations, contre 12,8 milliards de dollars pour l'exercice précédent. La BIRD a réaménagé ses services financiers durant l'exercice en abaissant le prix de ses prêts, en allongeant leurs échéances et en lançant de nouveaux produits de financement pour imprévus.

L'IFC, qui est la plus importante source de financement multilatéral du secteur privé dans le monde en développement, s'est particulièrement distinguée par ses solides résultats. Durant l'exercice 08, le montant des financements de l’IFC au titre du développement du secteur privé s’est accru de 34 % pour atteindre 16,2 milliards de dollars, dont 4,8 milliards de dollars ont été mobilisés par le biais de prêts syndiqués et de financements structurés. L'exercice 08 est le premier durant lequel les engagements de l'IFC pour son propre compte et les ressources financières qu’elle a mobilisées auprès du secteur privé ont été supérieurs à ceux de la BIRD, qui est l'institution la plus ancienne du Groupe de la Banque mondiale. Les projets dans les pays IDA ont représenté plus de 40 % des 372 investissements de l'IFC pour l'exercice 08. Les 1,9 million d'emplois dans les sociétés clientes de l'IFC en 2007 ainsi que l’achat par ces dernières de 54,3 milliards de dollars de biens et services sur les marchés locaux sont la manifestation concrète des investissements de la Société. Les clients de l’IFC ont généré de l'électricité pour près de 147 millions de clients des pays en développement et ont alimenté en eau 18 millions de consommateurs.

« À une époque où l'incertitude règne sur les marchés mondiaux, nous avons intensifié nos investissements et développé nos services-conseils dans les économies et les secteurs les moins développés, et nous continuons de renforcer les fondations d'un développement durable du secteur privé dans le monde entier », a expliqué Lars Thunell, qui est le Vice-président exécutif et Directeur général de l'IFC.

La MIGA a célébré son 20e anniversaire en affichant des résultats exceptionnels pour l'exercice 08, durant lequel elle a émis des garanties à hauteur de 2,1 milliards de dollars, soit 50 % de plus que l'exercice précédent. « La capacité de la MIGA à promouvoir l'investissement direct étranger, en particulier dans les pays les plus pauvres, reste solide malgré un contexte financier mondial incertain. L'exercice a également été marqué par des innovations au niveau des produits de l’Agence, comme les garanties pour des projets et des montages financiers islamiques visant à atténuer les effets des changements climatiques » a indiqué James Bond, Vice-président exécutif et directeur général par intérim de la MIGA.

Les engagements financiers du Groupe de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne — qui reste la plus haute priorité de la Banque — se sont établis à 7,3 milliards de dollars pour l'exercice 08. Ces engagements se répartissent comme suit : 5,7 milliards de dollars de l'IDA, soit un peu plus de 50 % du montant total des engagements de l'Association ; 1,4 milliard de dollars de l'IFC, 218 millions de dollars de garanties de la MIGA au titre de projets dans la région, et 30 millions de dollars de la BIRD ; l'IFC a également porté de 17 à 25 le nombre de pays d'Afrique subsaharienne dans lesquels elle poursuit des activités.

 




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