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La Banque mondiale fait appel à un ancien ministre des Finances australien, un diplomate américain, un ombudsman philippin et un juriste suisse pour siéger au Conseil consultatif indépendant pour la lutte contre la corruption

Conseil consultatif sur les mesures à envisager pour lutter contre la corruption
Disponible en: 中文, العربية, English, Español
Communiqué de presse n°:2009/083/INT

Personnes à contacter :

à Washington : David Theis (+1 202) 458 8626

dtheis@worldbank.org

Carl Hanlon (+1 202) 473 8087

chanlon@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 18 septembre 2008 – Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé ce jour avoir désigné les membres du Conseil consultatif indépendant qu’il a créé récemment. Composé de MM. Peter Costello, ancien ministre des Finances de l’Australie, Chester Crocker, ancien diplomate et universitaire américain, Simeon Marcelo, ancien Ombudsman des Philippines et Mark Pieth, juriste suisse, le Conseil donnera des avis à l’institution sur les mesures à envisager pour lutter contre la corruption.

 

Ces nominations viennent répondre à la recommandation formulée par le Groupe d’examen indépendant qui, avec à sa tête l’ancien président de la Réserve fédérale américaine M. Paul Volcker, a examiné le travail accompli par le Service de la déontologie institutionnelle de la Banque mondiale (INT).  

 

M. Costello a été ministre des Finances de l’Australie de 1996 à 2007 ; il a présidé le Conseil de l’Association de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et le groupe G-20 des ministres des Finances. M. Crocker a occupé les fonctions de Secrétaire d’État-adjoint américain pour les Affaires africaines de 1981 à 1989 et présidé le Conseil d'administration de l'institut américain pour la paix (United States Institute of Peace). M. Marcelo a servi les Philippines en tant qu’ombudsman et comme procureur dans le cadre des procédures de mise en examen de l’ancien président Joseph Estrada. M. Pieth préside le Groupe de travail de l’OCDE sur la corruption dans le cadre des transactions commerciales internationales et est professeur à l'Université de Bâle.

 

« Ces quatre personnalités qui ont chacune à son actif une carrière de service public bien remplie aideront à faire en sorte que le Groupe de la Banque mondiale fasse valoir son pesant d’or à chaque dollar dépensé pour venir à bout de la pauvreté, » affirme le président du Groupe de la Banque mondiale M. Robert B. Zoellick. « Le Rapport Volcker nous a fort utilement aidé à mettre le doigt sur les domaines auxquels nous pourrions apporter des améliorations. À mesure que nous avançons dans le programme général de gouvernance et de lutte contre la corruption, nous ne manquerons pas de nous inspirer des enseignements préconisés par le Groupe d’examen présidé par M. Volcker. »

 

Le Conseil consultatif nouvellement créé vise à préserver l'indépendance de l'INT et à en renforcer la responsabilité en donnant des avis sur les politiques et procédures, ainsi que sur les activités du Service de la déontologie institutionnelle au sein du Groupe de la Banque mondiale. Il jouera également un rôle consultatif auprès de M. Zoellick et du Comité d’audit du Groupe de la Banque mondiale sur les performances de l’INT et sur la mise en application des recommandations faites par le Rapport Volcker au sujet de ces questions.

 

Le Vice-président de la Banque mondiale chargé de l’Intégrité M. Leonard McCarthy déclare que  « le Groupe de la Banque mondiale situe la lutte contre la corruption à un degré supérieur. S’il est vrai que le Service de la déontologie institutionnelle assume l’importante fonction d’enquête, ce n’est qu’à travers une coordination efficace des actions dans l’ensemble de l’institution et l'engagement ferme des pays partenaires que nous serons en mesure de faire face au problème de manière progressive et efficace. »

 

Ces nominations interviennent un an après les recommandations formulées par le Groupe d'examen indépendant le 13 septembre 2007 ; et la Banque annonce qu’elle est disposée à les adopter toutes. Depuis, l'institution a pris des décisions au sujet des grandes questions suivantes :

 

  • le passage de l’INT du statut de direction à celui de vice-présidence rattachée directement à la présidence de la Banque ;
  • le recrutement du premier vice-président de l’INT en la personne de M. Leonard McCarthy qui a dirigé précédemment la Direction des opérations spéciales de l’Afrique du Sud (Directorate of Special Operations) connue sous le nom de Scorpions;
  • la création d’une cellule chargée des activités de prévention au sein du Service de la déontologie institutionnelle pour aider à incorporer les leçons de l’expérience tirées des enquêtes de l’INT à la Banque et pour fournir, en amont, un appui aux équipes de projet dans l’optique de réduire les risques ; et
  • l’adoption de procédures de traitement et de publication d’informations relatives aux enquêtes sur le site web de l'INT, lequel compte maintenant des rapports sur des cas survenus en République démocratique du Congo et au Honduras, ainsi que les conclusions d'un examen d’exécution  détaillé mené en Inde.

 

Le travail accompli par l’INT est un aspect fondamental de la stratégie de la Banque pour la gouvernance et la lutte contre la corruption adoptée à l’unanimité par le Conseil d’administration de l’institution en mars 2007. Cette stratégie comprend trois axes principaux : i) contribuer à mettre en place des institutions et systèmes nationaux robustes, transparents et responsables, au moyen de l’aide aux pays ; ii) étendre les partenariats aux institutions multilatérales et bilatérales de développement, à la société civile, au secteur privé et à d’autres acteurs, dans le cadre d’initiatives conjointes de lutte contre la corruption ; et iii)  minimiser les risques de corruption dans les projets financés par la Banque en procédant à une évaluation en amont de ce type de risque, à l’instar du travail de la cellule de l’INT chargée des activités de prévention ; sans perdre de vue le rôle premier de l’INT qui est de diligenter activement des enquêtes sur les cas prétendus de fraude et de corruption ; et renforcer le contrôle et la supervision des projets.

 

 





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