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La Banque mondiale contribue un montant de 1 milliard de dollars pour renforcer la lutte contre le paludisme en Afrique

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Communiqué de presse n°:2009/085/HDN

Contacts:

À New York/ONU : Phil Hay portable (202) 409 2909

phay@worldbank.org

À Washington : Carol Hooks (202) 458 9346

chooks@worldbank.org

 

Organisation des Nations Unies, New York, le 25 septembre 2008 — À l’occasion de la session spĂ©ciale des Nations Unies consacrĂ©e New York aux objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire, Ă  New York, la Banque mondiale a annoncĂ© aujourd’hui qu’elle allait allouer 1,1 milliard de dollars supplĂ©mentaires Ă  ses programmes de lutte contre le paludisme en Afrique.

 

Devant un groupe de dirigeants d’États membres de l’OCDE et de pays oĂč le paludisme est endĂ©mique, le PrĂ©sident de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a dĂ©clarĂ© que ce nouvel engagement financier aiderait les pays d’Afrique Ă  Ă©tendre leurs programmes de prĂ©vention, de prise en charge et de traitement du paludisme au cours des trois prochaines annĂ©es, et Ă  faire chuter la mortalitĂ© et la morbiditĂ© liĂ©e au paludisme dans leurs communautĂ©s.

 

« Pour les populations pauvres et les pays en dĂ©veloppement, le paludisme est un fardeau Ă©crasant qui fait obstacle au dĂ©veloppement. La Banque mondiale est fermement dĂ©cidĂ©e Ă  le combattre aussi longtemps qu’il le faudra pour en venir Ă  bout », a soulignĂ© M. Zoellick. « Le paludisme s’attaque aux plus dĂ©munis et les maintient dans la pauvretĂ©. Les pauvres n’ont pas les moyens d’acheter des moustiquaires pour se prĂ©munir contre le paludisme, ou des mĂ©dicaments pour guĂ©rir d’une crise. Lorsque la maladie frappe, les parents ne vont pas au travail, les enfants manquent l’école, et les urgences de santĂ© plongent les familles dans une spirale d’endettement dont elles ne peuvent plus sortir. »

 

Le PrĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale a signalĂ© que des signes de progrĂšs commençaient Ă  apparaĂźtre dans des pays comme l’Éthiopie, le Rwanda et la Zambie, qui ont Ă©largi la portĂ©e de leurs programmes de lutte contre le paludisme pour accroĂźtre le nombre de moustiquaires par mĂ©nage et nettement Ă©largir l’accĂšs Ă  des mĂ©dicaments efficaces et peu onĂ©reux.

 

Comme l’a indiquĂ© M. Zoellick, la Banque mondiale s’est donnĂ© comme prioritĂ© d’aider deux des pays d’Afrique les plus touchĂ©s, c’est-Ă -dire la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo et le NigĂ©ria. Ces pays, oĂč de produisent 30 Ă  40 % de tous les dĂ©cĂšs dus au paludisme dans le monde, se prĂ©parent Ă  lancer des distributions de moustiquaires Ă  grande Ă©chelle, tout en amĂ©liorant l’accĂšs des populations rurales pauvres aux traitements et en renforçant leur systĂšme de santĂ© dans son ensemble afin de ne pas laisser se perdre les gains acquis par une campagne rapide.

 

« Aucun des objectifs de dĂ©veloppement ambitieux que la communautĂ© internationale s’est fixĂ©s, notamment les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire, ne pourra ĂȘtre atteint si l’on ne s’attaque pas Ă  cette maladie dans ces pays. Tant que le paludisme continuera de faire des ravages en RDC et au NigĂ©ria, les actions menĂ©es par leurs voisins pour lutter contre ce flĂ©au donneront des rĂ©sultats limitĂ©s, et leurs espoirs d’éliminer le paludisme resteront vains », a ajoutĂ© M. Zoellick.

 

L’envoyĂ© spĂ©cial du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies pour le paludisme, Ray Chambers, a saluĂ© le nouveau renfort apportĂ© par la Banque Ă  la lutte contre le paludisme, dĂ©clarant qu’il allait ĂȘtre d’une grande aide aux pays d’Afrique pour maĂźtriser la maladie et mettre fin au lourd tribut social et Ă©conomique qu’elle fait payer tous les jours aux Africains.

 

« L’annonce de la Banque mondiale constitue une avancĂ©e majeure dans les efforts menĂ©s pour que le paludisme cesse de tuer, et plus particuliĂšrement dans les pays d’Afrique qui sont trĂšs durement frappĂ©s. Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et moi-mĂȘme rendons hommage Ă  la Banque pour le surcroĂźt d’effort qu’elle vient de dĂ©cider et pour sa dĂ©termination Ă  soutenir les pays africains dans leur combat contre cette maladie meurtriĂšre. C’est maintenant aux États de faire de la lutte contre le paludisme une prioritĂ© sur le plan de la santĂ© et du dĂ©veloppement national », a affirmĂ© M. Chambers.

 

À la suite Ă©galement de l’annonce de la Banque mondiale Ă  l’Organisation des Nations Unies Ă  New York, le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme a accueilli avec enthousiasme le doublement des fonds allouĂ©s par la Banque mondiale Ă  la lutte contre le paludisme en Afrique subsaharienne. Le PrĂ©sident du Conseil du Fonds mondial, Rajat Gupta, a dĂ©clarĂ© ĂȘtre particuliĂšrement heureux de voir la Banque mondiale concentrer ses efforts sur deux des pays les plus cruellement affectĂ©s et ĂȘtre dĂ©terminĂ©e Ă  lutter contre le paludisme par delĂ  les frontiĂšres nationales.

 

« Nous sommes rĂ©solus Ă  travailler en Ă©troite collaboration avec la Banque pour que le paludisme cesse d’ĂȘtre une menace pour la santĂ© publique et la croissance Ă©conomique, et nous allons Ɠuvrer Ă  mettre en place un programme d’action conjoint pour y parvenir », a annoncĂ© M. Gupta. « Ensemble, nos institutions peuvent permettre aux pays africains non seulement de battre largement en brĂšche cette maladie, mais aussi de renforcer les systĂšmes de santĂ© nationaux pour que les gains obtenus perdurent. »

 

À ce jour, la Banque mondiale a engagĂ© plus de 470 millions de dollars au profit de 19 pays africains, soit un montant neuf fois Ă©levĂ© que celui qu’elle a initialement consacrĂ© au Programme renforcĂ© de lutte contre le paludisme en Afrique qu’elle a lancĂ© en 2005 afin d’intensifier l’action qu’elle mĂšne contre le paludisme sur le continent. La campagne de distribution de moustiquaires imprĂ©gnĂ©es d’insecticide longue durĂ©e au BĂ©nin est l’une des initiatives notables appuyĂ©e par le Programme dans sa phase initiale ; cette opĂ©ration, qui a permis de distribuer 1,7 million de moustiquaires sur l’ensemble du territoire— dont 1,4 million avaient Ă©tĂ© achetĂ©es avec des fonds de la Banque — a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă  couvrir la totalitĂ© des enfants de moins de cinq ans au BĂ©nin.

 

 





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