Contacts: À Washington : Roger Morier (202) 473 5675 rmorier@worldbank.org Robert Bisset (202) 458 5191 rbisset@worldbank.org WASHINGTON, le 26 septembre 2008– Les grandes nations industrialisées se sont engagées aujourd’hui à verser plus de 6,1 milliards de dollars aux fonds d’investissement climatiques (FIC), deux instruments de financement internationaux destinés à apporter aux pays en développement, à titre temporaire, des ressources bien plus élevées pour les aider à freiner l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et à s’adapter au changement climatique. Réunis à la Banque mondiale à Washington, des représentants de 10 pays (l’Allemagne, l’Australie, les États-Unis, la France, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse) ont affirmé leur soutien aux fonds d’investissement climatiques, approuvés officiellement le 1er juillet par le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale. Les premiers projets à bénéficier d’un financement au titre des FIC devraient être annoncés début 2009. « Nous unissons aujourd’hui nos forces pour lutter contre le changement climatique », a déclaré le Président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick. « Je tiens à remercier tous les pays donateurs pour les 6,1 milliards de dollars qu’ils se sont généreusement engagés à verser aux fonds d’investissement climatiques, et pour leur détermination à agir face au changement climatique. Ces fonds représentent une avancée concrète en rapprochant l’enjeu du changement climatique mondial de celui du développement et de l’élimination de la pauvreté. Nous espérons toutefois qu’il ne s’agit que d’un début, et que d’autres pays apporteront aussi leur concours afin de multiplier les financements disponibles pour faire face au changement climatique. » Les fonds d’investissement climatiques sont l’aboutissement d’un processus consultatif qui a fait intervenir une série de réunions de préparation multipartites et de larges consultations sur le changement climatique mondial organisées par le Groupe de la Banque mondiale au cours des neuf derniers mois. Ces consultations ont rassemblé des bailleurs de fonds et des bénéficiaires potentiels, les institutions de l’Organisation des Nations Unies, d’autres banques multilatérales de développement (BMD), des organisations de la société civile et le secteur privé. Les fonds, qui seront versés sous la forme de dons, de prêts très concessionnels et/ou d’instruments d’atténuation des risques, seront administrés par les BMD et le Groupe de la Banque mondiale. « La Banque interaméricaine de développement (BID), avec les institutions qui sont ses homologues en Asie, en Afrique et en Europe, est fermement décidée à collaborer avec le Groupe de la Banque mondiale pour mettre en place cette nouvelle source de financement cruciale », a souligné le Président de la BID, Luis Alberto Moreno, qui était également présent à la réunion. « Nous pensons que ces fonds contribueront à lancer des programmes d’accroissement des investissements à faible intensité de carbone en Amérique latine et aux Caraïbes, et qu’il existe un immense potentiel d’échange d’idées et de transfert de technologies entre les régions. » Réunion d'annonces de contributions aux fonds d'investissement climatiques – 26 septembre 2008 Fonds pour les technologies propres et Fonds climatique d'investissement stratégique (y compris les programmes) En millions de dollars Donateurs | Monnaie | Contribution annoncée totale en monnaie nationale | Contributions totales aux fonds d'investissement climatiques éq. dollars 1/
| Allemagne | EUR | 550 | 813 | Australie | AUD | 150 | 127 | Etats-Unis | USD | 2 000 | 2 000 | France | éq. US$. | 300 | 300 | Japon | USD | 1 200 | 1 200 | Norvège | USD | 50 | 50 | Pays-Bas | USD | 50 | 50 | Royaume-Uni | GBP | 800 | 1 488 | Suède | SEK | 600 | 92 | Suisse | USD | 20 | 20 | | | | | Total des contributions annoncées | | | 6 141 | | | | | Cofinancement supplémentaire (financement bilatéral) | Allemagne | EUR | 50 | 74 | France | éq. US$. | 200 | 200 |
Toutes les annonces de contributions doivent être approuvées par les autorités parlementaires ou fédérales de tutelle. 1/ Taux de change du 25 septembre 2008 Deux fonds fiduciaires sont créés dans le cadre des Fonds d’investissement climatiques. Le Fonds pour les technologies propres investira dans des projets et des programmes mis en œuvre dans des pays en développement, qui contribuent à présenter, déployer et transférer des technologies à faible intensité de carbone. Les projets ou programmes devront avoir un impact potentiel significatif sur la réduction des gaz à effet de serre sur le long terme. Le deuxième instrument, le Fonds climatique d’investissement stratégique, aura un champ d’intervention plus large et plus souple. Il sera le fonds qui permettra de financer différents programmes visant à expérimenter de nouvelles approches de la problématique du changement climatique. Le premier qui sera financé dans ce cadre est un programme pilote destiné à augmenter la capacité d’adaptation des pays en développement aux conditions climatiques. Un Programme d’investissement pour la forêt et un Programme de développement accéléré des énergies renouvelables devraient également être créés dans les mois qui viennent. Le sous-secrétaire du Trésor des États-Unis pour les Affaires internationales, David McCormick, a déclaré, à l’occasion de l’annonce d’une contribution de 2 milliards de dollars sur trois ans, que : « La conférence qui se tient aujourd’hui à la Banque mondiale pour récolter des fonds représente un grand pas en avant pour assurer l’assise financière du nouveau Fonds pour les technologies propres et lui donner ainsi les moyens de lancer le grand chantier du ralentissement de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre dans le monde en développement. Les États-Unis soutiennent résolument le Fonds pour les technologies propres et la mission qu’il s’est fixée d’aider les pays en développement à adopter des technologies non polluantes pour pouvoir s’engager dans des modes de développement plus respectueux de l’environnement. » Le Royaume-Uni a annoncé une contribution de 800 millions de livres sterling (environ 1,5 milliard de dollars aux taux de change actuels). Pour Andrew Steer, directeur général du ministère britannique du Développement international : « Ces fonds ont vocation à montrer que le développement est compatible avec moins d’émissions de carbone et une plus grande capacité d’adaptation au climat. Ils vont nous permettre de continuer à aider les pays en développement à faire face au changement climatique. » Le représentant du Japon à la réunion, Daikichi Monma, directeur général adjoint du Bureau international du ministère des Finances, indiquant que son Gouvernement avait promis d’engager un montant « pouvant atteindre 1,2 milliard de dollars », a déclaré que : « Nous sommes très heureux de nous associer aux autres nations donatrices présentes à cette réunion afin d’appuyer les actions menées par les pays en développement en matière d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ses effets. Il s’agit là d’une étape importante franchie par le partenariat qui unit tous les pays du monde dans la lutte contre le changement climatique. » D'autres pays ont annoncé des contributions importantes. L'Allemagne a annoncé une contribution de quelque 813 millions de dollars (plus un cofinancement de 74 millions de dollars par le financement bilatéral), et la France a annoncé qu'elle ferait une contribution directe de 300 millions de dollars et un cofinancement de 200 millions de dollars (par le financement bilatéral). Lors de la création des fonds et conformément au Plan d’action de Bali, les participants ont veillé à reconnaître la primauté de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCCC) dans les négociations sur le changement climatique et d’appuyer ces négociations. Tous les fonds et les programmes lancés au titre des FIC ont une clause de caducité automatique afin de ne pas compromettre les délibérations de la CCCC sur l’évolution du dispositif de lutte contre le changement climatique. Les pays en développement auront voix égale dans les structures de direction des fonds, et les décisions sur l’utilisation des fonds seront prises par consensus. Un Forum de partenariat sera organisé chaque année pour discuter des directions stratégiques, des résultats et de l’impact des fonds, et pour diffuser le plus largement possible les enseignements tirés. Le premier Forum de partenariat, qui doit se tenir le 14 octobre 2008, réunira une large gamme de parties prenantes : pays donateurs et bénéficiaires, BMD, Organisation des Nations Unies et institutions associées, Fonds pour l’environnement mondial, CCCC, Fonds d’adaptation, agences bilatérales de développement, organisations non gouvernementales, entités du secteur privé, et experts scientifiques et techniques. |