| Niamey, le 14 octobre 2008âFace Ă lâaugmentation des prix des denrĂ©es alimentaires sur le plan international et une faible production cĂ©rĂ©aliĂšre en 2007, le gouvernement du Niger a pris un certain nombre de mesures pour rĂ©pondre aux besoins des populations vulnĂ©rables et accroitre de façon durable la production agricole nationale. 
| Signature de lâaccord entre Ousmane Diagana, le ReprĂ©sentant de la Banque Mondiale au Niger (Ă g.) et le Ministre nigĂ©rien des Finances et de lâEconomie, Ali Lamine Zeine. | Dans un premier temps une requĂȘte dâassistance a Ă©tĂ© adressĂ©e Ă la Banque mondiale en vue de mettre en Ćuvre son plan de contingence et de gestion des crises alimentaires. Le 26 aoĂ»t dernier cette demande a Ă©tĂ© approuvĂ©e par le Conseil dâadministration de lâAssociation internationale de dĂ©veloppement (IDA) sous la forme dâun don pour le financement dâun projet dâurgence dâappui Ă la sĂ©curitĂ© alimentaire pour un montant dâenviron trois milliards de francs CFA (soit sept millions de dollars). Ce don, dont la mise en Ćuvre est prĂ©vue pour une durĂ©e de 18 mois, a pour objectif principal le soutien de la production rizicole irriguĂ©eâachat dâengrais minĂ©raux et renforcement des capacitĂ©s du dispositif national de prĂ©vention et de gestion des crises alimentaires et des structures de mise en Ćuvre du projetâ et la sĂ©curitĂ© alimentaire des mĂ©nages. Au cours de la cĂ©rĂ©monie de signature qui a eu lieu le 16 septembre dernier, le ministre Ali Lamine Zeine a apprĂ©ciĂ© lâapport de lâinstitution financiĂšre internationale en ces termes : « PlutĂŽt que de nous offrir des cĂ©rĂ©ales, la Banque mondiale a judicieusement choisi, Ă la demande du gouvernement, de nous aider Ă les produire nous-mĂȘmes. Les effets positifs dâune option comme celle-ci sont innombrables ». Pour bĂ©nĂ©fique que fĂ»t cet accord, lâEtat nigĂ©rien, dont lâĂ©conomie connait en ce moment une certaine embellie grĂące aux ressources tirĂ©es de lâexploitation miniĂšre, a dĂ©cidĂ© dâaccompagner ce geste par des initiatives financĂ©es sur fonds propres afin de renforcer davantage la sĂ©curitĂ© alimentaire. Par ailleurs, le renchĂ©rissement alarmant des produits alimentaires essentiels pendant la pĂ©riode du Ramadan a amenĂ© le gouvernement Ă prendre une mesure urgente de subvention du prix des produits de grande consommation comme le riz et le sucre. LâopĂ©ration a consistĂ© Ă mettre sur le marchĂ© 3000 tonnes de riz et de sucre vendus quasiment Ă moitiĂ© prix. Du fait des effets positifs de cette intervention, lâopĂ©ration est toujours en cours, avec toutefois un lĂ©ger relĂšvement des prix. Lâautre initiative prise par le gouvernement pour le renforcement de la sĂ©curitĂ© alimentaire des populations vulnĂ©rables au Niger a consistĂ© Ă lâinjection dans le circuit commercial de 11 milliards de francs (soit environ 25 millions de dollars) pour la commercialisation du niĂ©bĂ©, produit dâexportation dont le Niger est leader dans la zone de lâUnion monĂ©taire ouest-africaine (UEMOA). Cette opĂ©ration qui, de lâavis du gouvernement, vise Ă accroitre les revenus des producteurs, va leur permettre de vendre le sac de 100 kilogrammes de niĂ©bĂ© Ă 25 000 francs au lieu de 8000 Ă 12 000 francs sur le marchĂ© en dĂ©but de rĂ©colte. En dĂ©pit de sa portĂ©e relativement limitĂ©eâelle ne concerne que 3 Ă 4% de la production globale qui est estimĂ©e cette annĂ©e Ă environ 1 million 500 000 tonnesâcette opĂ©ration a Ă©tĂ© unanimement saluĂ©e par les producteurs qui y voient un dĂ©but de contrĂŽle du circuit de commercialisation des cultures de rente. LâOffice des Produits Vivriers du Niger (OPVN) a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© pour sa mise en Ćuvre. Ibrahim Cheick Diop, SpĂ©cialiste en communication. |