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Gestion du risque de catastrophe

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Site web : Facilité mondiale pour la prévention des risques de catastrophes et le relèvement (GFDRR)


En bref

Aucune région du monde n’est à l’abri de catastrophes, comme en témoignent le séisme et le tsunami au Japon, les inondations en Thaïlande ou la sécheresse dans la Corne de l’Afrique. La Banque mondiale agit pour éviter que ces catastrophes n’annihilent des années entières de progrès sur le front du développement. Les régions particulièrement sensibles se situent à plus de 70 % dans des pays à faible revenu. Pire encore, un tiers des pauvres de la planète vit dans des zones exposées à de multiples aléas.

  • Selon un rapport publié en 2010 par la Banque mondiale et les Nations Unies (Risques naturels, catastrophes non naturelles : aspects économiques d’une prévention efficace), les catastrophes ont causé plus de 3,3 millions de morts et 2 300 milliards de dollars de dégâts (en dollars de 2008) entre 1970 et 2010.
  • Les catastrophes frappent de manière disproportionnée les pays à revenu faible et intermédiaire. D’après le rapport précité, l’impact sur le PIB des pertes induites est 20 fois plus important dans les pays en développement que dans les nations industrialisées.
  • Compte non tenu des coûts de l’adaptation au changement climatique, le rythme de la croissance démographique dans les villes, conjuguée à un développement économique rapide, devrait aggraver l’ampleur des dégâts provoqués par les catastrophes majeures. Faute d’évolution des politiques, ces coûts devraient tripler pour s’établir à 185 milliards de dollars par an d’ici 2100.
  • Les cyclones tropicaux dus au changement climatique pourraient ajouter entre 28 et 68 milliards de dollars à la facture annuelle des catastrophes naturelles d’ici 2100.
Contribution de la Banque mondiale

La Banque mondiale répond à la demande croissante de pays qui sollicitent son assistance à la suite de catastrophes naturelles et finance l’amélioration de la préparation aux futurs événements de ce type. Au cours des dix dernières années, elle est devenue un chef de file mondial de la gestion du risque de catastrophe. Elle fournit à ce titre une aide financière aux opérations de reconstruction et de redressement et à la gestion du risque de catastrophe ainsi que des services consultatifs aux pays particulièrement exposés pour gérer ce type de risques et y faire face quand ils se concrétisent.

Entre 1984 et 2005, la Banque mondiale avait financé 528 projets pour des activités en rapport avec une catastrophe, pour un montant total supérieur à 26 milliards de dollars, soit un peu moins de 1,2 milliard par an. Depuis, le financement directement lié à la gestion du risque de catastrophe a dépassé les 2,3 milliards de dollars par an (soit 11,7 milliards au total). Entre 2006 et 2011, elle a financé 113 opérations de prévention et de préparation aux catastrophes (7,9 milliards de dollars) et 68 opérations de reconstruction post-catastrophe (3,8 milliards de dollars). La Banque mondiale défend systématiquement une approche globale et multisectorielle de la gestion du risque dans les pays.

Le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR) s’est imposé comme le principal mécanisme institutionnel pour la réduction du risque de catastrophe et les interventions post-catastrophe. Ce programme mondial est un partenariat entre 41 pays et huit organisations internationales. Hébergé par la Banque mondiale, il lui a permis d’accroître son rôle, son leadership et ses résultats en termes de production de connaissances, d’innovation, de renforcement des capacités et de partenariats.

Actions stratégiques
  • Grands programmes d’urgence à l’intention des pays sinistrés : sécheresse dans la Corne de l’Afrique (1,88 milliard de dollars), séisme au Pakistan (1,05 milliard), inondations dans le Bihar (220 millions) et inondations au Pakistan (125 millions, sous la forme d’un projet de transferts conditionnels en espèces).
  • Réalisation d’évaluations complètes des besoins post-catastrophe pour plus de 30 événements survenus au cours des cinq derniers exercices.
  • Grands programmes d’investissement dans la réduction de la vulnérabilité : atténuation du risque sismique à Istanbul (400 millions de dollars) et réduction de la vulnérabilité aux catastrophes en Colombie (340 millions).
  • Instruments innovants de financement du risque : mécanisme d’assurance contre les risques liés aux catastrophes dans les Caraïbes ; option de tirage différé pour les risques liés aux catastrophes (CAT-DDO, 450 millions de dollars au profit de la Colombie, du Costa Rica, d’El Salvador, du Guatemala et du Pérou ; 500 millions pour les Philippines ; 66 millions pour le Panama) ; et fonds d’assurance contre le risque de catastrophe en Europe du Sud-Est et dans le Caucase.
  • Opérations pointues de renforcement des capacités nationales et d’assistance technique pour la gestion du risque de catastrophe et l’adaptation au changement climatique : projet de mise en valeur des ressources en eau au Mozambique (70 millions de dollars).
  • Appui à l’action mondiale pour la gestion du risque de catastrophe au moyen de ressources documentaires: Manuel sur la reconstruction des logements, Profils d’adaptation climatique pour 31 pays vulnérables, Notes d’information sur la situation du Japon et Rapport Sendai (à paraître en octobre 2012).
  • Constitution de partenariats et promotion du partage mondial des connaissances par le biais de manifestations de haut niveau : Conférence mondiale pour la reconstruction 2011, Forum sur la compréhension des risques 2012 et Random Hacks of Kindness.
  • Soutien aux capacités nationales de fouille, de production, de mise à disposition et de partage des dernières données à travers une modélisation du risque open source.
Faits et résultats marquants
  • La présence toujours plus systématique de la gestion du risque de catastrophe dans les stratégies d’aide-pays de la Banque mondiale : Bangladesh, Éthiopie, Haïti, Madagascar, Malawi, Pakistan, Panama, Philippines, Sénégal, Togo, Viet Nam et Yémen notamment.
  • Depuis 2007, les évaluations des besoins post-catastrophe (PDNA) financées par le GFDRR ont levé plus de 3,3 milliards de dollars au profit d’investissements pour le relèvement et la reconstruction à moyen et long termes. Ces investissements devraient financer la reconstruction d’au moins 1,7 million de logements, 600 dispensaires et 2 300 écoles, ce qui facilitera le retour de près de 8 millions de déplacés et la remise sur pied d’infrastructures sanitaires et éducatives pour environ 3 millions de personnes.
  • Déjà opérationnelle dans plus de 25 pays, l’Initiative pour le libre accès aux données et la résilience (OpenDRI) favorise la prise de décisions informées sur la gestion du risque de catastrophe en contribuant à un meilleur accès aux informations sur le climat et les risques.
  • Plus de 20 pays tirent profit de l’accès aux données dont bénéficient désormais leurs gouvernements et du renforcement des capacités de gestion du risque dont ils disposent grâce aux évaluations infranationales et nationales des risques financées par le GFDRR.
  • La solidité financière accrue des pays face aux aléas naturels profite potentiellement à 11,4 millions de personnes. En Inde par exemple, plus de 2 millions d’agriculteurs ont été indemnisés à la suite de la sécheresse, à travers le nouveau dispositif d’assurance récolte qui a bénéficié de l’assistance technique de le GFDRR.
Liens connexes
Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR): www.gfdrr.org

Contact:
M. Prashant, GFDRR, (202) 473 8162, prashant@worldbank.org

Dernière mise à jour: septembre 2012




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