Gestion des risques de catastrophes

Disponible en: Español, English, العربية
Réduction des risques liés aux catastro-phes naturellesRessources sur la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles
-- Liens utiles --
Projets :
Gestion des catastrophes naturelles
Documents et rapports :
Catastrophes naturelles

L'IDA en action :
Gestion des risques naturels (pdf)

La BIRD en action :
Financement de la protection contre les catastrophes en Amérique latine

Fiche thématique :
Changement climatique
6 thèmes stratégiques : Liens publics mondiaux
Séisme en Haïti 

Aperçu :

Le nombre de décès et de pertes économiques liés à des catastrophes naturelles, qui avait fortement baissé en 2008 (10 445 décès comparés à une moyenne de 66 000 décès par an au cours des huit dernières années), a fortement progressé en 2010 en raison du tremblement de terre catastrophique en Haïti au mois de janvier qui a causé la mort, selon les estimations, de 233 000 personnes. De même, la baisse des pertes économiques (27,9 milliards de dollars comparés à une moyenne annuelle de 93,1 milliards de dollars au cours des huit dernières années) est de courte durée puisque ces pertes représentent uniquement pour Haïti, selon les estimations, environ 8 milliards de dollars. L’Asie demeure le continent le plus affecté par les catastrophes en 2009.

Les catastrophes récurrentes, pour ne mentionner que quelques-uns de leurs effets, réduisent les actifs et les moyens de subsistance des pauvres, augmentent les taux d’abandon scolaire en raison de la baisse des revenus des ménages, et empêchent l’accès aux systèmes de santé en raison de l’endommagement des établissements hospitaliers vulnérables et de l’interruption des services sanitaires. On estime que plus de 3,4 milliards d’individus dans le monde risquent d’être affectés au moins une fois par des catastrophes naturelles et 770 millions de personnes risquent d’être affectées plus d’une fois.

  • Une étude réalisée par la Banque mondiale et Columbia University a identifié 86 pays à très fort potentiel de catastrophes qui pourraient subir des pertes économiques et humaines élevées en raison de cyclones, tremblements de terre, inondations, sécheresses, éruptions volcaniques et glissements de terrain. En outre, le tout récent Rapport d’évaluation sur la réduction des risques de catastrophes au niveau mondial (Global Assessment Report on Disaster Risk Reduction) conclut que ce sont dans les pays à revenu moyen et faible dont les économies sont en forte croissance que les risques de catastrophes augmentent le plus rapidement. Il conclut également que les pays ayant des économies vulnérables et petites, tels que les petits États insulaires en développement et les pays en développement enclavés, sont les moins résistants à l’impact des catastrophes.  

  • En se basant sur l’étude relative aux « zones sensibles », le Rapport d’évaluation sur la réduction des risques de catastrophes au niveau mondial publié en 2009 fournit une description beaucoup plus précise des risques de catastrophes. Il met à jour les modèles, tendances et moteurs des catastrophes au niveau mondial en tirant parti d’améliorations méthodologiques et de données réalisées depuis la publication de l’étude sur les zones sensibles. 

  • Les pertes économiques sont 20 fois plus importantes (en pourcentage du PIB) dans les pays en développement que dans les pays développés.

  • Les catastrophes naturelles devraient augmenter en termes de fréquence et de gravité en raison du changement climatique, de la croissance démographique, de l’urbanisation rapide et de la dégradation de l’environnement. Un rapport conjoint du PNUD, de l’UNICEF, du FNUAP et du PAM, publié en janvier 2008 indique que : « la portée des catastrophes naturelles et l’augmentation de leur fréquence et gravité indiquent que les conséquences du changement climatique ne feront qu’empirer, notamment en raison de l’urbanisation rapide actuellement en cours. Leurs effets compromettront sérieusement les moyens de subsistance et la sécurité des individus, ainsi que la possibilité d’atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire ».

  • Les pays en développement sont ceux qui sont le plus à risque car ils ne disposent pas des ressources financières et matérielles, y compris les capacités technologiques et institutionnelles, leur permettant de prendre les mesures nécessaires pour empêcher ou réduire les risques futurs et s’adapter au changement climatique.

  • Les catastrophes naturelles peuvent effacer des décennies de progrès en quelques secondes. La réduction des risques de catastrophes est autant une question de développement qu’un enjeu humanitaire.

La réduction des risques de catastrophes fait partie intégrante de la lutte contre la pauvreté. Des programmes de réduction des risques judicieux et rentables, tels que les systèmes d’avertissements précoces, le renforcement des règles en matière de construction et les stratégies de préparation à l’urgence, sont les meilleures défenses pour faire face aux futures catastrophes naturelles.

Le rôle croissant de la Banque mondiale dans la réduction des risques de catastrophes 

La Banque mondiale participe à des activités de reconstruction et de rétablissement post-catastrophe depuis plus de 25 ans. La tendance est orientée vers l’augmentation des prêts pour la réduction des risques, principalement en intégrant cette question dans les programmes d’investissement. L’aide au relèvement suite à une catastrophe naturelle a représenté 9,4 % du montant total des engagements de la Banque mondiale entre 1984 et 2005. Cette part a régulièrement augmenté au fil des ans. Uniquement au cours des quatre derniers exercices, la Banque a approuvé l’octroi de 9,2 milliards de dollars pour plus de 215 projets liés aux catastrophes naturelles, y compris des activités d’assistance technique hors financements.

La Banque mondiale continue d’investir dans la réduction des risques de catastrophes, y compris l’atténuation et la préparation aux catastrophes en tant que composante des stratégies sectorielles et de réduction de la pauvreté. La politique de la Banque visant à intervenir rapidement en cas de crise et face aux situations d’urgence (OP 8.0) a été revue en 2007 et les procédures ont été rationalisées, permettant une réponse plus rapide tout en intégrant la réduction des risques de catastrophe dans la conception des projets. Dans le cadre de la politique de réponse rapide révisée, 16 projets ont été approuvés, ce qui reflète l’importance donnée par la Banque à l’intégration de la réduction des risques de catastrophe dans les stratégies de développement portant sur les pays à risque élevé et ce, dans tous les secteurs.

Le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement (GFDRR), créé par la Banque mondiale en 2006 en partenariat avec les Nations Unies, continue de jouer un rôle moteur dans les efforts visant à continuer à réduire les risques de catastrophes par la mise en place d’une assistance ex ante et ex-post destinée aux pays à haut risque. Il offre aux pays en développement sujets aux catastrophes naturelles des connaissances globales et une assistance technique leur permettant de renforcer leurs capacités totales de réduction des risques de catastrophes, leur reprise rapide après un tel événement et leur reconstruction.

Dans des pays tels qu’Haïti, les Philippines, la République démocratique populaire lao et le Yémen, le GFDRR a fourni une assistance essentielle par le biais des Évaluations des besoins après une catastrophe (PDNA). La PDNA est un instrument qui est considéré par les gouvernements bénéficiaires mais également par les organisations partenaires telles que les Nations Unies, la Commission européenne et d’autres agences de développement, comme un outil essentiel pour quantifier les dommages et les pertes, et identifier les secteurs prioritaires et les populations affectées afin de mieux cibler les efforts de redressement.

Avec le soutien du GFDRR et de l’Équipe internationale d’experts pour la gestion des risques de catastrophes (Disaster Risk Management Global Expert Team, GET), la Banque a favorisé des réponses rapides et innovantes face aux catastrophes : en janvier 2010, suite au tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti, une « salle de situation » a été établie en quelques jours afin de coordonner les activités, la gestion de l’information et le support logistique aux équipes de Port-au-Prince et Saint Domingue. La salle de situation a assisté l’équipe d’experts de gestion des risques et catastrophes (DRM) à développer 10 Notes d’information visant à aider le gouvernement d’Haïti au redressement rapide et à la reconstruction du pays.

Un réseau de collaboration, Global Earth Observation - Catastrophe Assessment Network (GEO CAN), a été également lancé, mobilisant les scientifiques et experts techniques du monde entier pour aider à évaluer les effets du tremblement de terre en Haïti. GEO CAN a évalué et classifié les dommages subis par les bâtiments sur la base de photographies aériennes à haute résolution des zones fortement frappées par le tremblement de terre.

Autres résultats :

  • Les deux tiers des pays les moins développés sont en train d’améliorer leurs capacités de gestion des risques de catastrophes, de préparation à l’urgence et de renforcement des institutions, de manière plus systématique grâce à l’assistance financière et technique du GFDRR.

  • Les pays qui ont été récemment affectés par une catastrophe naturelle (tels que le Cambodge, le Chili, Haïti, les Philippines et les îles Samoa) ont été capables de se redresser plus rapidement grâce au soutien du GFDRR.

  • La Banque mondiale s’est jusqu’à présent engagée à hauteur de 20 millions de dollars vis-à-vis du partenariat avec le GFDRR afin d’améliorer la coopération régionale et mondiale sur la réduction des risques de catastrophes.

  • Les gouvernements poursuivent leurs efforts de réduction des charges fiscales post-catastrophes par le biais d’outils de financements nouveaux et innovants, tels que les obligations liées aux catastrophes, les initiatives agricoles nationales et la mise en commun des risques au niveau régional.

  • Un nombre croissant de pays tels que le Bangladesh, la Bolivie, le Costa Rica, la Guyane, Haïti, l’Inde, l’Indonésie, le Niger, l’Ouzbékistan, les Philippines, le Rwanda, le Togo et le Yémen, considèrent la gestion des risques de catastrophes comme un élément essentiel de leurs stratégies de développement.
  • Parmi les pays les plus sujets aux risques de catastrophes, 31 ont développé des cadres de gestion des risques de catastrophe exhaustifs au sein des programmes sectoriels et nationaux afin de favoriser la réduction des risques.

  • De plus en plus de pays, tels que la Colombie, Djibouti, l’Indonésie, le Malawi, le Mozambique, le Panama, le Sénégal et le Vietnam, prennent des mesures concrètes pour mettre en Å“uvre des stratégies dynamiques de réduction des risques de catastrophe.

  • Onze pays supplémentaires sont aujourd’hui mieux préparés pour mener des évaluations des besoins après une catastrophe grâce aux programmes de formation du GFDRR sur les méthodologies d’évaluation des pertes et dommages.

  • Le programme de coopération Sud-Sud du GFDRR comprend deux nouveaux partenariats actifs visant à renforcer les dispositions institutionnelles, à améliorer la préparation face aux catastrophes et la surveillance du climat, et à faire des progrès en matière de coopération technique sur les questions liées aux risques tels que la planification de l’occupation des sols, la gestion de l’urgence au niveau local, et la sensibilisation du public aux risques de catastrophe.



Contacts avec les médias

Zeeshan Suhail : (202) 458-7382
E-mail : zsuhail@worldbank.org

Roger Morier : (202) 473-5675
E-mail : rmorier@worldbank.org

Robert Bisset : (202) 458-5191
E-mail : rbisset@worldbank.org

Mis à jour en avril 2010




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/DVRNLA7WH0