- Une session de formation avait été recommandée pour le renforcement des capacités au niveau local en février 2008
- Deux formateurs venus spécialement du siÚge de la Banque mondiale, Mohamed Khatouri et Thomas Jeef Ramin, ont supervisé ces ateliers
- L'objectif est dâĂ©tablir un systĂšme de suivi des projets qui privilĂ©gie l'impact sur les populations bĂ©nĂ©ficiaires
Kinshasa, 12 novembre 2008â A travers la DĂ©claration de Paris sur lâefficacitĂ© de lâaide au dĂ©veloppement, un accent particulier est mis sur la gestion axĂ©e sur les rĂ©sultats. Dans ce cadre prĂ©cis, la Banque mondiale vient dâorganiser du 20 au 23 octobre Ă Kinshasa une session de formation pour des responsables des projets exĂ©cutĂ©s en RDC et au Congo/Brazzaville. Cet atelier a permis de rĂ©unir une cinquantaine de participants notamment les coordonnateurs de projets et les chargĂ©s de suivi et Ă©valuation, ainsi que les dĂ©lĂ©guĂ©s de gouvernements et observateurs intĂ©ressĂ©s. Deux formateurs de la division Impact et Ătudes, Mohamed Khatouri et Thomas Jeef Ramin, ont ainsi renforcĂ© la capacitĂ© des participants sur le suivi et lâĂ©valuation dans un contexte de gestion axĂ©e sur les rĂ©sultats. Au niveau des projets, la gestion axĂ©e sur les rĂ©sultats permet dâamĂ©liorer la conception et la mise en Ćuvre des projets pour atteindre des rĂ©sultats escomptĂ©s auprĂšs des populations bĂ©nĂ©ficiaires. Au niveau des pays, la gestion axĂ©e sur les rĂ©sultats est une composante essentielle des programmes de rĂ©forme du secteur public pour amĂ©liorer la gestion publique et lâutilisation des ressources publiques. Tout est parti de la revue du Portefeuille de la RDC InterrogĂ© par la presse en marge de lâatelier, Mohamed Kathouri a fourni des explications sur les tenants et les aboutissants de cet atelier. « AprĂšs la revue du portefeuille des projets financĂ©s par la Banque en RDC en fĂ©vrier 2008, il est apparu que les Ă©quipes gĂ©rant les projets avaient besoin dâĂ©tablir un bon systĂšme de suivi et Ă©valuation. Sur le terrain, il y avait de nombreuses rĂ©alisations Mais dans les rapports, les âinformations sur les rĂ©sultats au niveau des bĂ©nĂ©ficiaires nâĂ©taient pas fournies. » La revue du portefeuille avait ainsi recommandĂ© la tenue dâune session de formation pour renforcer les capacitĂ©s des Ă©quipes en charge des projets. Lâobjectif Ă©tait dâĂ©tablir Ă terme un bon systĂšme de suivi et Ă©valuation permettant ĂĄ chaque projet de mesurer plus efficacement l'impact sur les bĂ©nĂ©ficiaires. Pour lui, cette formation va donner une impulsion nouvelle aux diffĂ©rents projets, celle d'une gestion axĂ©e en prioritĂ© sur la recherche tous azimuts des rĂ©sultats. Le systĂšme de suivi et Ă©valuation ne doit pas seulement suivre les activitĂ©s et les extrants produits, Il doit aller au-delĂ Ă travers la mesure de lâimpact que ce projet et ses activitĂ©s produisent aprĂšs des populations bĂ©nĂ©ficiaires. Il sâexplique : « La justification de toutes les opĂ©rations de la Banque mondiale reste lâamĂ©lioration des conditions de vie des populations bĂ©nĂ©ficiaires et la rĂ©duction effective de la pauvretĂ©. En ce qui concerne le contexte particulier de chaque pays, cette rĂ©alitĂ© a Ă©tĂ© prise en compte pendant lâatelier, fera-t-il remarquer. « Câest la raison pour laquelle, nous avons beaucoup insistĂ© sur la simplification du systĂšme... LâidĂ©e est de choisir quelques indicateurs simples que lâon peut mesurer. Il faut que tous les projets soient alignĂ©s sur la stratĂ©gie aide pays de la Banque qui elle-mĂȘme est alignĂ©e sur les prioritĂ©s nationales bien dĂ©finies dans la stratĂ©gie nationale de rĂ©duction de la pauvretĂ©. Etablir un cadre des rĂ©sultats Quant Ă Thomas Jeef Ramin, il a mis en relief les Ă©lĂ©ments du renforcement des capacitĂ©s opĂ©rĂ© au niveau des projets. «Il y a plusieurs Ă©lĂ©ments. Dâabord, nous voulons Ă©tablir un cadre de rĂ©sultats, câest-Ă -dire de dĂ©finir clairement les objectifs et les rĂ©sultats escomptĂ©s de chaque projet. En dâautres termes, nous voulons voir les effets (rĂ©sultats) des projets sur les populations ciblĂ©s. » Pour ce faire, chaque projet devra enregistrer une amĂ©lioration notable sur le plan du suivi et de l'Ă©valuation. Il faut Ă©tablir une collaboration avec les diffĂ©rents partenaires pour disposer des donnĂ©es fiables tout au long de lâexĂ©cution du projet. ConcrĂštement, dans le domaine de lâĂ©ducation par exemple, il soutient quâil espĂšre une amĂ©lioration au niveau de lâaccĂšs et de la qualitĂ©. « Si on construit des Ă©coles, câest bon. Mais, il faudrait sâassurer que les enfants sont en train dây Ă©tudier, que des enseignants qualifiĂ©s y prestent, que des Ă©quipements pĂ©dagogiques et des manuels scolaires y existent. » Au lieu de se limiter Ă la construction des Ă©coles, il faut rechercher un accĂšs facile pour les bĂ©nĂ©ficiaires et un enseignement de qualitĂ©. AprĂšs cette formation, chaque Ă©quipe de gestion de projet devra continuer Ă travailler sur lâamĂ©lioration du cadre des rĂ©sultats, sans oublier les ajustements de suivi et Ă©valuation. Dans deux ou trois mois, un autre atelier sera organisĂ© pour prĂ©senter les pistes de solution sur le suivi et Ă©valuation de chaque projet financĂ© par la Banque mondiale. |