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Un mécanisme de financement rapide pour faire face à la crise

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  • Ce nouveau mécanisme, d’un montant de 2 milliards de dollars, vise à aider rapidement les pays les plus pauvres à surmonter les effets de la crise financière
  • Il est destiné à renforcer les filets de protection, l’infrastructure, l’éducation et la santé
  • Il permettra d’accélérer le processus d’approbation et de faire bénéficier les 78 pays les plus pauvres d’une aide de 2 milliards de dollars, prélevés sur l’enveloppe de 42 milliards de dollars de l’IDA.

10 décembre 2008—Le Groupe de la Banque mondiale accélère son soutien aux pays les plus pauvres, confrontés à une baisse de leurs revenus, de l’investissement et du commerce en raison de la crise financière mondiale.

Un montant initial de 2 milliards de dollars sera mis à la disposition des pays les plus durement touchés. Il financera les dépenses nécessaires au maintien de la stabilité économique et au soutien de la croissance et permettra de maîtriser la volatilité des prix ainsi que de protéger les populations pauvres.

Les interventions devraient financer les dépenses budgétaires relatives aux secteurs des infrastructures, de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, en soutenant par exemple les programmes d’aide alimentaire en faveur des écoles et des mères.

« Nous voulons aider les pays à faire face à ce ralentissement en leur fournissant rapidement les ressources financières qui contribueront à en atténuer les effets et en leur apportant notre assistance dans l’élaboration de mesures de soutien » a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick.

Qu’est-ce que l’IDA ?

L'IDA (Association internationale de développement) accorde des dons et des prêts sans intérêt afin de financer des programmes destinés à stimuler la croissance économique, réduire les inégalités et améliorer les conditions de vie des populations. C'est l'un des principaux bailleurs d'aide aux 78 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. C'est en outre la principale source de fonds octroyés par les donateurs aux services sociaux de base dans les pays les plus pauvres.En savoir plus

Voici quelques-unes des initiatives de l’IDA :

Mali

Agriculture : améliorer l'irrigation le long du Niger


Haïti
Gestion des catastrophes naturelles


Burkina Faso
Éducation primaire


Madagascar
Microfinance : offrir un plus large accès aux services financiers

Autres projets

Le Groupe de la Banque mondiale met en place un mécanisme de financement rapide pour aider les pays en développement à faire face à la crise. Il permettra d’accélérer le processus d’approbation afin de faire bénéficier plus rapidement les 78 pays les plus pauvres d’une aide prélevée sur l’enveloppe de 42 milliards de dollars d’IDA-15.

La Banque a créé un mécanisme similaire en mai afin d’accélérer le soutien aux pays les plus touchés par la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. Selon ses estimations, la crise alimentaire a fait basculer 100 millions de personnes dans la pauvreté en 2008. M. Zoellick prévoit que ce chiffre augmente à mesure que la crise se propage dans le monde : « Nous estimons à 20 millions le nombre de ceux qui connaîtront le même sort si la croissance recule de 1 % dans les pays en développement ».

Selon le rapport « Perspectives pour l’économie mondiale en 2009 », que vient de publier la Banque mondiale, les pays en développement devraient connaître en 2009 une croissance de 4,5 % (contre 7,9 % en 2007), alors que les estimations antérieures annonçaient une croissance de 6,5 %. 

La crise financière entraîne déjà un resserrement du crédit et une détérioration du financement du commerce dans de nombreux pays. Elle devrait se traduire par un ralentissement du commerce, une baisse des investissements, une diminution des envois de fonds des travailleurs étrangers et une contraction des recettes du tourisme.

La crise pourrait également avoir pour effet de diminuer les flux d’aide bilatérale en faveur de nombreux pays en développement, ce qui rendrait la situation encore plus difficile pour ces économies déjà fragilisées.

Avant de pouvoir bénéficier de ce mécanisme, les pays seront soumis à une évaluation détaillée visant à déterminer l’impact qu’a sur eux la crise financière, les financements nécessaires, ainsi qu’à examiner les mesures prévues par les gouvernements.




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