Contacts : Ă Washington : Rachel McColgan-Arnold â (202) 458-5299 rmccolgan@worldbank.org Ă Antananarivo : Erick Rabemananoro â (261-20) 2256000 erabemananoro@worldbank.org Washington, le 21 octobre 2008 â Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvĂ© aujourdâhui un crĂ©dit de lâIDA dâun montant de 30 millions de dollars pour la RĂ©publique de Madagascar, Ă titre de financement additionnel pour le Projet de soutien au dĂ©veloppement rural (PSDR). « Ce crĂ©dit va aider Ă financer les coĂ»ts associĂ©s Ă un renforcement des activitĂ©s pour donner une incidence accrue Ă un projet en cours qui donne de bons rĂ©sultats, et contribuer ainsi Ă renforcer son impact et son efficacitĂ© en termes de dĂ©veloppement », a expliquĂ© Paavo Eliste, chef dâĂ©quipes de la Banque mondiale pour ce projet. Le PSDR a pour but dâamĂ©liorer les revenus et de rĂ©duire la pauvretĂ© dans les zones rurales du pays, tout en prĂ©servant ses ressources naturelles. Lâextension de ses activitĂ©s sera ciblĂ©e sur un groupe supplĂ©mentaire de bĂ©nĂ©ficiaires au sein des couches plus pauvres de la population. Le dĂ©veloppement rural reste pour Madagascar un enjeu majeur, car 80 % environ de sa population rurale vit dans la pauvretĂ©. LâĂ©conomie malgache est en grande partie agraire, lâagriculture reprĂ©sentant le tiers du PIB global du pays, et 40 % de ses exportations totales. Mais alors quâenviron la moitiĂ© du territoire national se prĂȘte aux cultures, guĂšre plus de 5 % des terres sont actuellement cultivĂ©es. Ces surfaces cultivĂ©es sont en grande partie irriguĂ©es (pour 40 %), mais leur niveau de productivitĂ© reste faible, dâoĂč la nĂ©cessitĂ© de favoriser des gains de productivitĂ© soutenus et largement rĂ©partis Ă lâĂ©chelon des exploitations, et dâencourager une diversification qui mette lâaccent davantage sur les cultures Ă plus forte valeur ajoutĂ©e et moins sur le riz. Des gains de productivitĂ© sâimposent Ă©galement dâurgence pour rĂ©pondre aux besoins alimentaires, car le pays importe aujourdâhui quelque 250 000 tonnes de riz par an. La rĂ©cente flambĂ©e des prix alimentaires prĂ©sente en outre une opportunitĂ© pour Madagascar, qui possĂšde le potentiel voulu pour sâimposer comme un important fournisseur de cultures vivriĂšres au sein de la rĂ©gion. Ăvoquant le PSDR, Michael Morris, agro-Ă©conomiste principal en poste au bureau de la Banque Ă Â Madagascar, a souligné : « Il sâagit du seul programme entrepris dans ce secteur qui soit de portĂ©e nationale, et, jusquâici, les sous-projets dĂ©rivĂ©s du projet initial ont atteint les bĂ©nĂ©ficiaires prĂ©vus. Ce projet a eu un impact sur les revenus dans les trois quarts environ des communes rurales, et il a de beaucoup dĂ©passĂ© les objectifs qui avaient Ă©tĂ© fixĂ©s : le double du nombre prĂ©vu dâorganisations dâexploitants a Ă©tĂ© atteint, et plus de 1,4 million de personnes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de ce projet. Ce financement additionnel va nous permettre dâaccroĂźtre encore plus les activitĂ©s pour rĂ©pondre au grand nombre de demandes insatisfaites de sous-projets qui ont Ă©tĂ© reçues de communautĂ©s rurales dĂ©favorisĂ©es. » Ce financement additionnel a pour effet dâĂ©tendre la durĂ©e de vie du projet de deux ans et demi, jusquâau 30 juin 2011. Le projet initial (dâun montant de 89,05 millions de dollars) avait Ă©tĂ© approuvĂ© le 19 juin 2001 pour une durĂ©e de six ans ; prolongĂ© une premiĂšre fois de 18 mois, il Ă©tait censĂ© prendre fin le 31 dĂ©cembre prochain. Le financement est accordĂ© aux conditions standard de lâIDA (Ă©chĂ©ance de 40 ans, et diffĂ©rĂ© dâamortissement de 10 ans).
|