Madagascar : Financement additionnel de 30 millions de dollars pour accroĂźtre l’aide en faveur des communautĂ©s rurales

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Communiqué de presse n°:2009/123/AFR
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À Antananarivo :
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Washington, le 21 octobre 2008 — Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvĂ© aujourd’hui un crĂ©dit de l’IDA d’un montant de 30 millions de dollars pour la RĂ©publique de Madagascar, Ă  titre de financement additionnel pour le Projet de soutien au dĂ©veloppement rural (PSDR). « Ce crĂ©dit va aider Ă  financer les coĂ»ts associĂ©s Ă  un renforcement des activitĂ©s pour donner une incidence accrue Ă  un projet en cours qui donne de bons rĂ©sultats, et contribuer ainsi Ă  renforcer son impact et son efficacitĂ© en termes de dĂ©veloppement », a expliquĂ© Paavo Eliste, chef d’équipes de la Banque mondiale pour ce projet. Le PSDR a pour but d’amĂ©liorer les revenus et de rĂ©duire la pauvretĂ© dans les zones rurales du pays, tout en prĂ©servant ses ressources naturelles. L’extension de ses activitĂ©s sera ciblĂ©e sur un groupe supplĂ©mentaire de bĂ©nĂ©ficiaires au sein des couches plus pauvres de la population.

Le dĂ©veloppement rural reste pour Madagascar un enjeu majeur, car 80 % environ de sa population rurale vit dans la pauvretĂ©. L’économie malgache est en grande partie agraire, l’agriculture reprĂ©sentant le tiers du PIB global du pays, et 40 % de ses exportations totales. Mais alors qu’environ la moitiĂ© du territoire national se prĂȘte aux cultures, guĂšre plus de 5 % des terres sont actuellement cultivĂ©es. Ces surfaces cultivĂ©es sont en grande partie irriguĂ©es (pour 40 %), mais leur niveau de productivitĂ© reste faible, d’oĂč la nĂ©cessitĂ© de favoriser des gains de productivitĂ© soutenus et largement rĂ©partis Ă  l’échelon des exploitations, et d’encourager une diversification qui mette l’accent davantage sur les cultures Ă  plus forte valeur ajoutĂ©e et moins sur le riz. Des gains de productivitĂ© s’imposent Ă©galement d’urgence pour rĂ©pondre aux besoins alimentaires, car le pays importe aujourd’hui quelque 250 000 tonnes de riz par an. La rĂ©cente flambĂ©e des prix alimentaires prĂ©sente en outre une opportunitĂ© pour Madagascar, qui possĂšde le potentiel voulu pour s’imposer comme un important fournisseur de cultures vivriĂšres au sein de la rĂ©gion.

Évoquant le PSDR, Michael Morris, agro-Ă©conomiste principal en poste au bureau de la Banque à Madagascar, a souligné : « Il s’agit du seul programme entrepris dans ce secteur qui soit de portĂ©e nationale, et, jusqu’ici, les sous-projets dĂ©rivĂ©s du projet initial ont atteint les bĂ©nĂ©ficiaires prĂ©vus. Ce projet a eu un impact sur les revenus dans les trois quarts environ des communes rurales, et il a de beaucoup dĂ©passĂ© les objectifs qui avaient Ă©tĂ© fixĂ©s : le double du nombre prĂ©vu d’organisations d’exploitants a Ă©tĂ© atteint, et plus de 1,4 million de personnes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de ce projet. Ce financement additionnel va nous permettre d’accroĂźtre encore plus les activitĂ©s pour rĂ©pondre au grand nombre de demandes insatisfaites de sous-projets qui ont Ă©tĂ© reçues de communautĂ©s rurales dĂ©favorisĂ©es. » Ce financement additionnel a pour effet d’étendre la durĂ©e de vie du projet de deux ans et demi, jusqu’au 30 juin 2011. Le projet initial (d’un montant de 89,05 millions de dollars) avait Ă©tĂ© approuvĂ© le 19 juin 2001 pour une durĂ©e de six ans ; prolongĂ© une premiĂšre fois de 18 mois, il Ă©tait censĂ© prendre fin le 31 dĂ©cembre prochain.

Le financement est accordĂ© aux conditions standard de l’IDA (Ă©chĂ©ance de 40 ans, et diffĂ©rĂ© d’amortissement de 10 ans).




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