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Appel à recentrer les efforts sur l’aide à ceux qui ont faim

La Banque mondiale appelle la communauté internationale à redoubler d’efforts pour aider les populations pauvres et vulnérables à se nourrir
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WASHINGTON, 25 janvier 2009 –À la veille du sommet international de haut niveau qui doit se tenir sur la crise alimentaire, le Groupe de la Banque mondiale a appelé à accorder une plus grande attention aux millions de ceux qui souffrent chaque jour de la faim et à mobiliser davantage de ressources pour leur venir en aide.

Mme Ngozi Okonjo-Iweala, directeur général à la Banque mondiale, a rappelé que, face à la crise alimentaire qui touche encore des millions de personnes à travers le monde, la communauté internationale doit redoubler d’efforts pour aider les plus pauvres et les plus vulnérables à se nourrir.

 

« La volatilité des prix alimentaires que l’on observe aujourd’hui, combinée à l’impact de la crise financière, ne fait qu’aggraver les difficultés auxquelles le monde en développement est confronté, » a déclaré Mme Okonjo-Iweala.

 

«Nous pensons que les prix vont rester très instables et que cette volatilité frappera de plein fouet les plus démunis, qui consacrent plus de la moitié de leur revenu à l’alimentation. Il faut faire davantage pour s’assurer que les plus vulnérables reçoivent l’aide dont ils ont besoin. »

 

Mme Okonjo-Iweala a tenu ces propos alors que le Groupe de travail de haut niveau des Nations Unies sur la sécurité alimentaire mondiale prépare le sommet de deux jours, organisé sous les auspices du gouvernement espagnol, qui se déroulera à Madrid les 26 et 27 janvier prochains. Elle conduira la délégation de la Banque à cette réunion.

 

Mme Okonjo-Iweala a fait valoir qu’en dépit de la baisse récente des prix alimentaires, ceux-ci restaient élevés. Et qu’il était inquiétant que cette baisse ne soit pas répercutée sur les prix des denrées dans les pays pauvres, en particulier en Afrique. Ainsi à Mombasa, au Kenya, le prix du maïs n’a baissé que de 1 % au cours du dernier trimestre, alors que les cours mondiaux ont chuté de 32 %.

 

Face à l’envolée des prix alimentaires, la Banque mondiale a collaboré avec les institutions des Nations Unies durant l’année écoulée pour aider les populations le plus durement touchées par la crise. Au cours des sept derniers mois, 13 millions de personnes ont ainsi directement bénéficié de l’aide fournie par la Banque à travers son Programme d'intervention en réponse à la crise alimentaire mondiale sous forme de systèmes de distribution d’aliments, d’initiatives de travail contre rémunération et d’opérations de distribution de semences et d’engrais aux petits producteurs. Le montant de cette aide devrait doubler au cours des six prochains mois, les projets en réserve représentant plus de 700 millions de dollars sur l’enveloppe de 1,2 milliard de dollars du fonds.

 

Depuis le mois de mai, 500 millions de dollars approximativement ont été décaissés au titre du Programme d'intervention de la Banque en réponse à la crise alimentaire mondiale, dont environ 60 % ont servi à financer la distribution de semences et d’engrais, notamment 250 000 tonnes d’engrais et 1 500 tonnes de semences à des petits exploitants en République kirghize, au Tadjikistan, en Somalie, au Niger, en Éthiopie et au Togo.

 

Pour Mme Okonjo-Iweala, une préoccupation centrale devrait être d’aider les petits exploitants à produire davantage, de sorte que les producteurs pauvres aient les moyens de se prendre en charge et d’aider les autres. Il faudrait aussi consacrer davantage de ressources à l’agriculture et améliorer l’efficacité des dépenses et des politiques agricoles pour dynamiser ce secteur.

Pour sa part, la Banque s’est engagée à porter le montant annuel de ses prêts à l’agriculture et à l’alimentation de 4 à 6 milliards de dollars jusqu’en 2010. D’ici juillet, la Banque compte approuver de nouveaux projets représentant près de 4 milliards de dollars dans les secteurs de l’agriculture et de la protection sociale, ainsi qu’une enveloppe supplémentaire de 1 milliard de dollars pour accorder des prêts à des entreprises agroalimentaires par l’intermédiaire de la Société financière internationale, son guichet d’aide au secteur privé.




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