Contact médias : Lamia Bahy -2291-3509 Dina Al-Gharabally 2291-3508 À Washington : Merrell Tuck +1 202 415-1775 Koweït, le 3 février 2009 — Un symposium sur le thème « La crise financière mondiale et ses répercussions » a été organisé le mardi 3 février à la Chambre koweïtienne du commerce, sous le patronage de l’Association des banquiers du Koweït et en collaboration avec le bureau de la Banque mondiale dans ce pays. M. Justin Lin, Vice-président et Économiste en chef de la Banque mondiale, qui se trouvait au Koweït pour la conférence du Réseau mondial pour le développement, a pris la parole lors du symposium.  Dans le discours qu’il a prononcé devant les membres de la communauté bancaire et d’autres spécialistes du secteur financier, M. Lin a fait valoir la nécessité de déployer un effort d’envergure mondiale pour faire face à la crise et l’importance d’éviter le protectionnisme qui, selon lui, nuirait à une économie mondiale déjà chancelante. Il a aussi déclaré que, si les enseignements tirés de crises économiques antérieures telles que la dépression des années 30 et la crise financière japonaise des années 90, peuvent contribuer aux efforts déployés pour éviter que la situation économique ne continue de se dégrader ou ne s’effondre à l’avenir, il ne faut cependant pas oublier que chacune de ces crises présentait des caractéristiques particulières, de sorte qu’il n’existe pas de formule unique qui puisse s’appliquer de manière généralisée.  M. Lin a également abordé la question de la montée du chômage et du rôle fondamental que peuvent et doivent jouer les pouvoirs publics pour l’enrayer. Il a insisté sur la nécessité, pour les gouvernements, de lancer un effort coordonné pour produire un plan de relance économique de portée mondiale, et a demandé aux pays à revenu élevé de verser une petite fraction du montant de leur plan de relance dans un Fonds d’aide aux pays vulnérables pour contribuer au financement des plans des pays à faible revenu qui n’ont pas la marge de manœuvre financière requise. « Les points de blocage sont plus nombreux pour les pays à faible revenu que pour les pays à revenu élevé. Si l’on s'y attaque dès à présent, le potentiel de croissance des pays à faible revenu pourrait être nettement plus important à la fin de la crise », a-t-il noté. M. Lin a ensuite fait valoir que les investissements des pays à revenu élevé dans les efforts menés pour éliminer ces points de blocage peuvent avoir des rendements élevés à long terme.  À propos d’une autre initiative proposée par le président du Groupe de la Banque mondiale, M. Lin a demandé au Koweït d’investir 1 % des actifs de son fonds souverain dans des projets d’infrastructure dans des pays africains. Un tel investissement pourrait assurer au fonds souverain des rendements stables à long terme, tout en créant des emplois et en éliminant les entraves à la croissance dans le pays d’accueil. Notant que le Koweït a jusqu’à présent contribué généreusement à l’aide au développement, M. Lin a ajouté que le pays peut jouer un rôle de chef de file en appuyant les initiatives précédentes.  M. Lin a insisté de nouveau sur la nécessité, pour les gouvernements, de rétablir la confiance dans le système financier et d’enrayer la hausse des taux de chômage car, sinon, le monde pourrait se trouver en proie non seulement à l’instabilité économique, mais aussi à l’instabilité sociale et politique. Il a exhorté les autorités nationales à « prendre la direction des actions menées pour relever ces défis, pour empêcher que le monde ne connaisse une longue récession qui aurait peut-être pu être de courte durée ».  Cette réunion a été animée par M. Abdulmajeed Al-Shatti, Président de l’Association des banquiers du Koweït et principal organisateur de la rencontre.
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