Personne à contacter : À Washington : Camille Funnell +1 (202) 458-9369 cfunnell@worldbank.org  Washington, 26 février 2009 – L’Arménie et la République démocratique du Congo seront les deux premiers pays à bénéficier du mécanisme de financement rapide spécialement mis en place par le Groupe de la Banque mondiale pour aider les pays les plus pauvres de la planète à amortir l’impact de la crise financière.  Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé, au titre de ce nouveau mécanisme, une série de trois opérations d’un montant total de 35 millions de dollars pour l’Arménie et de 100 millions de dollars pour la République démocratique du Congo. Des signes montrent en effet clairement que les populations pauvres de ces deux pays souffrent de la crise.  « L’économie arménienne a déjà été durement frappée par le ralentissement des investissements directs, la chute des prix des produits de base et la remontée du chômage », explique Mme Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale à la Banque mondiale. « D’où la nécessité de débloquer rapidement des ressources pour financer des projets et des travaux locaux qui permettront de créer des emplois cette année. »  On s’attend à ce que les envois de fonds des travailleurs émigrés qui avaient atteint 1,6 milliard de dollars en 2008 selon les estimations, soit près de 20 % du PIB arménien, diminuent fortement cette année. La Banque a revu ses prévisions à la baisse, avec une croissance du PIB quasiment nulle en 2009, alors qu’elle dépassait les 10 % durant la dernière décennie.  Les 35 millions de dollars dont bénéficiera l’Arménie aideront à créer quelque 280 000 journées de travail en milieu rural, dans le cadre d’opérations de remise en état des routes et de petits investissements d’infrastructure.  « Les conséquences de la crise financière pénalisent déjà lourdement les pauvres dans ces pays. Ce sont les plus démunis qui seront le plus durement touchés par cette crise, ce constat ne fait que souligner la nécessité évidente de fournir plus rapidement une aide à ceux qui ont perdu leur emploi ou sont confrontés à un avenir incertain, » ajoute Mme Okonjo-Iweala.  En République démocratique du Congo, les coupes sombres opérées dans le secteur minier et le ralentissement des investissements ont également entraîné des pertes d’emplois. Dans les zones minières du Katanga, 200 000 personnes auraient perdu leur emploi par suite de la fermeture des petites mines et de la réduction des opérations sur les sites plus importants, et un million de personnes auraient été indirectement touchées par ces mesures.  On s’attend désormais à une chute brutale de l’activité cette année en RDC, et la recrudescence des risques sécuritaires dans l’Est du pays plombe encore davantage les perspectives de croissance.  Le don d’urgence de 100 millions de dollars accordé par l’Association internationale de développement (IDA) dans le cadre du Mécanisme d’intervention rapide face à la crise financière contribuera à financer les dépenses à court terme au titre des importations essentielles de marchandises et de produits de base, des salaires des enseignants du primaire et du secondaire, et des factures d’eau et d’électricité de l’État.  Créé à l’intention des pays les plus déshérités de la planète, le Mécanisme d’intervention rapide de l’IDA vise à accélérer l’octroi de dons et de prêts à long terme sans intérêt pour financer des projets d’infrastructure, d’éducation, de santé et de protection sociale.  Ce mécanisme devrait permettre de décaisser rapidement un montant initial de 2 milliards de dollars sur les ressources d’IDA-15 qui fourniront 42 milliards de dollars à 78 des pays les plus pauvres de la planète au cours des trois prochaines années.  Pour de plus amples informations sur l’IDA, cliquer ici : www.banquemondiale.org/ida. |