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Le Libéria réduit sa dette par un rachat de 1,2 milliard de dollars avec une décote majeure

Disponible en: Español, العربية, English
Communiqué de presse n°:2009/310/AFR

Contacts:

À Washington: Rachel McColgan-Arnold

(202) 458 5299

rmccolgan@worldbank.org 

 

Washington, 16 avril 2009— Le Libéria a annoncé aujourd'hui qu'il a considérablement réduit sa dette extérieure par un rachat de 1,2 milliard de dollars de sa dette publique active avec une décote de près de de 97 % de la valeur nominale, la plus forte jamais négociée sur la dette commerciale d'un pays en développement.

L'opération a été conclue suite au paiement de 38 millions de dollars visant à effacer 25 créances commerciales non amorties. La Banque mondiale a apporté la moitié de cette somme par l'entremise du Fonds de désendettement des pays de l’Association internationale de développement (IDA), tandis que que l'Allemagne, la Norvège, le Royaume-Uni et les États-Unis d'Amérique en ont fourni l'autre moitié.

 

« Le remboursement de cette dette héritée, qui avait explosé sous l'effet des intérêts et des pénalités pendant la période où mon pays était ravagé par la guerre civile, constitue une avancée importante sur la voie du redressement, » a déclaré Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Libéria. « Elle conforte notre assise pour attirer les investissements et accélérer la croissance économique. » “

 

« L'endettement extérieur accablant du Libéria est grandement allégé par ce rachat qui normalise les relations financières du pays avec la communauté des investisseurs, » a indiqué Robert B. Zoellick, président du Groupe de la Banque mondiale. « Le soutien apporté à ce rachat par le Fonds de désendettement des pays de la Banque s'inscrit dans le droit-fil de notre engagement à aider les pays pauvres très endettés à réduire le fardeau de leur dette ». 

 

Cette opération ramène la dette extérieure du Libéria à 1,7 milliard de dollars, ce qui représente une réduction de plus de 3 milliards de dollars sur les deux dernières années. La majeure partie du reliquat de cette dette sera annulée quand le Libéria aura atteint le point d'achèvement prévu au titre de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), probablement en 2010.

 

La portion rachetée de la dette était en souffrance depuis le milieu des années 80 où le Libéria a commencé à plonger dans la guerre civile. Au cours des années suivantes, la dette a été vendue et souvent revendue sur le marché secondaire.

 

Cette opération, qui était en négociation depuis deux ans, est une première du point de vue du rachat d'une dette majoritairement détenue par des fonds de placement spéculatif et d'autres investisseurs dans les dettes sinistrées, et non par les créanciers d'origine. Des créanciers détenant 97,5 % de la dette extérieure commerciale du Libéria ont participé à cette opération, ce qui est l'un des taux de participation les plus élevés enregistré depuis plusieurs décennies dans le rachat d'une dette souveraine.

 

Compte tenu de l'appui de la Banque mondiale et des autres partenaires, le rachat n'a rien coûté aux citoyens du Libéria. Le Libéria a été assisté par des conseillers juridiques de Cleary Gottlieb, New York, et des conseillers financiers de Houlihan Lokey, Londres, tous deux financés par la Banque mondiale et le gouvernement suisse, ainsi que par des conseillers économiques du Centre pour le développement mondial de Washington.

 

Ellen Johnson Sirleaf, seule femme à la tête d'un État africain, a été élue en 2005 après des interventions internationales qui ont mis fin à des années de combats meurtriers qui ont dévasté le pays et détruit Monrovia, sa capitale. Dans le cadre des efforts de redressement, le Libéria a travaillé avec des créanciers multilatéraux, bilatéraux et commerciaux pour rationaliser son endettement. En juin 2007, la dette extérieure du pays s'élevait à 4,9 milliards de dollars au total, soit 700 % du revenu national, de loin le plus fort ratio endettement-PIB de l'ensemble des pays en développement.

 

En décembre 2007, la Banque mondiale a financé l'apurement des arriérés du Libéria au titre du service de sa dette à la Banque, ce qui a permis de réduire son endettement de près de 400%nbsp;millions de dollars, tandis qu'une opération analogue avec la Banque africaine de développement a résulté en une réduction supplémentaire de 250 millions de dollars. Les négociations engagées avec ses créanciers bilatéraux ont abouti à des annulations de sa dette à hauteur d'environ 800%nbsp;millions de dollars.

 

Les Libériens comptent parmi les peuples les plus pauvres de la planète, avec un revenu annuel moyen par habitant de 150 dollars. Plus de la moitié des 3,5 millions d'habitants du pays a moins de 25 ans, ce qui signifie que la plupart des Libériens n'étaient mêmes pas nés lorsque la dette a été initialement contractée. Le Libéria s'est vite redressé depuis la fin de la guerre en 2003. La croissance économique annuelle s'est accélérée pour atteindre 9 %, les inscriptions scolaires ont rapidement augmenté et les centres de santé ont rouvert dans l'ensemble du pays.


Pour plus d'informations, visitez le site: http://www.worldbank.org/liberia (a) 

 

 

(a) indique une page en anglais


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