Personnes Ă contacter: Ă Washington: David Theis (202) 458-8626 dtheis@worldbank.org Pour Broadcast : Camille Funnell (202) 458-9369 cfunnell@worldbank.org Washington, le 21 avril 2009. âLa Banque mondiale a annoncĂ© ce jour quâelle prĂ©voit de tripler, Ă 12 milliards de dollars au cours des deux prochaines annĂ©es, ses investissements dans les filets de sĂ©curitĂ© et dâautres programmes de protection sociale dans les secteurs de la santĂ© et de lâĂ©ducation, en vue de protĂ©ger les populations les plus vulnĂ©rables contre les pires effets de la crise Ă©conomique mondiale. Au titre de cette initiative de renforcement de lâaide, la Banque fera passer le montant de son mĂ©canisme dâintervention rapide en rĂ©ponse Ă la crise alimentaire de 1,2 milliard de dollars Ă 2 milliards de dollars, pour aider davantage les pays aux prises avec la crise alimentaire actuelle. La rĂ©action de la Banque traduit le fait que lâon redoute de plus en plus que la conjoncture Ă©conomique actuelle nâaugmente le nombre de pauvres dans les pays en dĂ©veloppement et nâentraĂźne la faim et la rĂ©duction des programmes de santĂ©, dâĂ©ducation et dâautres services sociaux. « Un monde qui nâapprend pas de lâhistoire est condamnĂ© Ă la rĂ©pĂ©ter. Alors que la derniĂšre rĂ©union du G-20 Ă©tait essentiellement consacrĂ©e aux questions financiĂšres, nous devons tirer des enseignements de lâhistoire des crises passĂ©es, au cours desquelles les gouvernements, Ă court dâargent, ont rĂ©duit les programmes sociaux, ce qui a eu des consĂ©quences catastrophiques pour les pauvres, » a dĂ©clarĂ© Robert B. Zoellick. PrĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale. « Dans la crise actuelle, on sâest surtout intĂ©ressĂ© aux pays dĂ©veloppĂ©s dont les habitants risquent de perdre leurs maisons, leurs actifs et leurs emplois. Ce sont des difficultĂ©s incontestables, » a estimĂ© Zoellick. « Mais les personnes qui vivent dans les pays en dĂ©veloppement ont bien moins de moyens de protection : elles nâont pas dâĂ©pargne, pas dâassurance, pas dâallocations de chĂŽmage et souvent pas de nourriture. Au cours de la crise en Asie orientale, les cas dâanĂ©mie parmi les femmes enceintes ont augmentĂ© de 22 % en ThaĂŻlande, et les taux de scolarisation ont chutĂ© en IndonĂ©sie. Des revirements de cette nature peuvent avoir des rĂ©percussions sur toute une gĂ©nĂ©ration. Nous ne devons pas laisser quâune telle situation se reproduise. » Dans le cadre des mesures de protection des pauvres, le Conseil des administrateurs de la Banque a approuvĂ© lâaugmentation Ă 2 milliards de dollars des ressources du mĂ©canisme de financement rapide de lâaide alimentaire de la Banque. Cette approbation intervient moins dâun an aprĂšs la mise en place de ce mĂ©canisme par la Banque, au titre du Programme dâintervention en rĂ©ponse Ă la crise alimentaire mondiale (GFRP). Ce mĂ©canisme a pratiquement atteint son plafond initial de 1,2 milliard de dollars, en finançant des projets totalisant 1,18 milliard de dollars dans 36 pays. « La persistance dâune conjoncture Ă©conomique Ă risque, conjuguĂ©e Ă lâinstabilitĂ© chronique des prix alimentaires, signifie que pour les populations pauvres la crise alimentaire nâest pas prĂȘte de se terminer, » a dĂ©clarĂ© Ngozi Okonjo-Iweala, Directrice gĂ©nĂ©rale du Groupe de la Banque mondiale. « Nombreux sont les pays pauvres qui nâont pas tirĂ© parti dâune certaine modĂ©ration de la hausse des prix alimentaires sur les marchĂ©s mondiaux. La dĂ©cision de renforcer le mĂ©canisme permettra Ă la Banque de disposer des moyens nĂ©cessaires pour continuer Ă intervenir rapidement en faveur des pays. » Les investissements consacrĂ©s par la Banque Ă la protection sociale devraient enregistrer une croissance spectaculaire entre 2009 et 2010, passant de 4 milliards de dollars au cours des deux annĂ©es ayant prĂ©cĂ©dĂ© la crise Ă 12 milliards de dollars. Ces investissements comprennent des programmes dâintervention rapide dans le secteur social et des transferts monĂ©taires conditionnels, les familles recevant des ressources financiĂšres Ă condition dâenvoyer leurs enfants Ă lâĂ©cole et de passer rĂ©guliĂšrement des bilans de santĂ©. Zoellick a dĂ©clarĂ© quâil est Ă©tabli que lâaugmentation des investissements dans des programmes de protection sociale est une mesure efficace, Ă la fois pour stimuler les dĂ©penses et protĂ©ger les pauvres Ă un coĂ»t relativement peu Ă©levĂ©, reprĂ©sentant le plus souvent moins de 1 % du produit intĂ©rieur (PIB) dâun pays. Le coĂ»t de programmes efficaces tels que Oportunidades au Mexique ou Bolsa Familia au BrĂ©sil est de lâordre de 0,4 % du PIB, tandis que le plus vaste programme de protection sociale dâEthiopie, Productive Safety Net, reprĂ©sente environ 1,7 % du PIB. Au dĂ©but de ce mois, la Banque mondiale a approuvĂ© en faveur du Gouvernement mexicain un prĂȘt de 1,5 milliard de dollars pour Ă©largir Oportunidades, une mesure qui devrait permettre au Gouvernement dâaider les 25 millions de personnes vivant dans les 5 millions de foyers les plus vulnĂ©rables du pays. La Banque mondiale a Ă©tabli un MĂ©canisme dâaide aux pays vulnĂ©rables pour accorder des ressources financiĂšres aux pays les plus touchĂ©s par la double crise alimentaire et Ă©conomique. Ce mĂ©canisme est dotĂ© de guichets distincts pour les interventions rapides dans le secteur de la santĂ© et la sĂ©curitĂ© alimentaire. Le programme GFRP de la Banque fournit une aide immĂ©diate aux pays gravement Ă©prouvĂ©s par la flambĂ©e des prix alimentaires. Les projets exĂ©cutĂ©s par la Banque mondiale et ses partenaires du systĂšme des Nations Unies appuient des programmes de protection sociale tels que les programmes de vivres pour le travail, la fourniture de complĂ©ments alimentaires et de micronutriments aux femmes et Ă leurs enfants et les programmes dâalimentation scolaire pour les plus vulnĂ©rables. Ă titre dâexemple, en Sierra Leone, 119 projets de travail contre rĂ©munĂ©ration ont Ă©tĂ© approuvĂ©s pour fournir 42 000 hommes-jours dâemploi Ă plus de 5 300 personnes ; au Liberia, 60 000 enfants ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de lâalimentation scolaire mensuelle depuis octobre 2008. Le programme GFRP, qui a dĂ©caissĂ© Ă ce jour prĂšs de 750 millions de dollars, accorde aussi des financements Ă court et moyen terme pour la production alimentaire, en fournissant aux agriculteurs des semences et des engrais, en amĂ©liorant lâirrigation et les activitĂ©s liĂ©es Ă lâĂ©levage au profit des petits exploitants agricoles et en octroyant aux gouvernements une aide budgĂ©taire pour compenser les rĂ©ductions des tarifs douaniers sur les produits alimentaires et dâautres dĂ©penses imprĂ©vues. Au titre de son mĂ©canisme dâintervention rapide dans le secteur social, la Banque finance des actions immĂ©diates en faveur des groupes vulnĂ©rables. Ce mĂ©canisme met lâaccent sur lâappui aux investissements nationaux consacrĂ©s Ă la santĂ©, lâĂ©ducation et dâautres programmes sociaux au cours des crises Ă©conomiques, tout en renforçant les services, par exemple, dans le domaine de la santĂ© maternelle et infantile et de la nutrition ainsi que dans celui des programmes dâalimentation scolaire ; lâexpansion des programmes ciblĂ©s de protection sociale ; les investissements dans les marchĂ©s actifs du travail, les mesures de soutien des revenus au profit des chĂŽmeurs, les programmes de crĂ©ation dâemplois et de formation et dâautres initiatives liĂ©es au travail. Pour en savoir plus sur la rĂ©ponse de la Banque mondiale aux crises Ă©conomique et alimentaire, visitez : http://www.banquemondiale.org/themes/crise-alimentaire/ |