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La Banque mondiale investira 45 milliards de dollars dans l’infrastructure pour promouvoir la création d’emplois et une reprise rapide

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Communiqué nº: 2009/

Contacts:
Roger Morier 
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rmorier@worldbank.org

Hannfried von Hindenburg
[+1] 202 458 5613
hvonhindenburg@ifc.org

TV/radio:
Cynthia Case 
[+1] 202 473 6287
ccase@worldbank.org

WASHINGTON, le 23 avril 2009 — La Banque mondiale portera le montant de ses investissements dans l’infrastructure à 45 milliards de dollars au cours des trois prochaines années afin d’établir les bases nécessaires à une rapide reprise à la suite de la crise économique mondiale, a annoncé le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick à l’occasion des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI. En raison de la crise alimentaire qui a sévi l’année dernière, le Groupe de la Banque accroît également son appui à l’agriculture qui passera de 4 milliards de dollars en 2008 à 12 milliards de dollars au cours des deux prochaines années dans le but de répondre au besoin vital de sécurité alimentaire.

« Les investissements dans l’infrastructure peuvent fournir une base à la création d’emplois, à une croissance économique durable et à la réduction de la pauvreté, et aussi permettre d’amorcer une reprise » a expliqué M. Zoellick. « La crise qui a secoué l’Amérique latine et l’ Asie a montré l’impact négatif qu’un recul de l’activité dans le secteur des infrastructures peut avoir dans un pays, en ébranlant les fondations d’une croissance économique à long terme d’une manière particulièrement préjudiciable aux groupes de populations les plus pauvres. L’infrastructure fournit également un appui essentiel à l’agriculture. En l’absence de l’infrastructure nécessaire, une grande partie de la production agricole peut être perdue ».

Le nouveau Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA) de la Banque mondiale accordera 45 milliards de dollars sous forme de prêts à l’infrastructure au cours des trois prochaines années, soit un montant supérieur de 15 milliards aux investissements des trois années précédant la crise. Par ailleurs, l’IFC, qui est l’institution membre du Groupe de la Banque ciblant ses investissements sur le secteur privé, a mis en place un Mécanisme d’appui à l’infrastructure en situation de crise (ICF) dans le but de combler les besoins de financement non satisfaits de projets d’infrastructure viables financés par le secteur privé ou dans le cadre de partenariats public-privé sur les marchés émergents, qui se heurtent à de graves difficultés financières par suite de la crise. L’IFC apportera un montant à hauteur de 300 millions de dollars sous forme de participations avec d’autres sources en vue de lever au moins 2 milliards de dollars de plus pour cofinancer des projets d’infrastructure. Cette initiative contribuera probablement à mobiliser des ressources supplémentaires pouvant atteindre le triple de ce montant pour appuyer des projets d’infrastructure d’une valeur de l’ordre de 10 milliards de dollars.

À la suite de la crise alimentaire de l’année dernière, le Groupe de la Banque portera également de 4 milliards de dollars en 2008 à 12 milliards de dollars sur les deux prochaines années son appui à l’agriculture pour promouvoir des gains de productivité et stimuler la production dans ce secteur. Durant cette période de deux ans, il est prévu, notamment, de pratiquement doubler l’appui à l’agriculture en Afrique (pour le porter de 450 à 800 millions de dollars) et à l’Amérique latine (pour le porter de 250 à 400 millions de dollars) et aussi d’accorder un soutien de plus d’un milliard de dollars à de nouveaux projets dans l’agriculture et le développement rural en Asie du Sud.

La crise financière et économique mondiale devrait avoir un profond impact sur les services d’infrastructure dans les pays en développement où les pouvoirs publics sont confrontés à une contraction des ressources et à une diminution des flux de financements privés. Les fonds levés sur le marché des capitaux au titre d’investissements dans l’infrastructure de pays en développement sont tombés de 200 milliards de dollars en 2007 à 135 milliards de dollars en 2008 et devraient encore diminuer cette année.

Les leçons tirées des crises financières antérieures montrent qu’il est nécessaire de maintenir ou d’accroître les investissements dans l’infrastructure. Le financement de ce secteur a été particulièrement touché durant les crises financières des années 90-00. Durant les périodes de crise qui ont secoué l’Amérique latine et les Caraïbes dans les années 90, environ 50 % des compressions du budget de l’État ont été réalisées au niveau des dépenses d’infrastructures publiques. Durant la crise asiatique, le volume total des investissements publics dans l’infrastructure indonésienne est tombé de l’équivalent d’environ 7 % du produit intérieur brut (PIB) en 1995-97 à 2 % en 2000, et celui des investissements privés de 2,5 % à 0,09 % du PIB au cours de la même période.

INFRA mettra particulièrement l’accent sur les investissements verts et fournira un appui aux autorités nationales souhaitant recourir aux investissements dans l’infrastructure pour promouvoir le « programme vert ».

Informations générales sur la riposte de la Banque mondiale à la crise

La riposte à la crise montée au niveau des opérations du Groupe de la Banque mondiale met l’accent sur trois grands objectifs: protéger des retombées de la crise les groupes de populations les plus vulnérables ; poursuivre les programmes d’investissement à long terme dans l’ infrastructure ; et appuyer une croissance économique et la création d’emplois entraînés par le secteur privé, en particulier par les PME et la microfinance. Ces objectifs sont poursuivis dans le cadre de trois programmes opérationnels — le Mécanisme de financement en faveur des pays vulnérables (VFF), le Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA), et les initiatives menées par l’IFC dans le secteur privé. Cette démarche s’appuie sur les leçons tirées des efforts menés dans le cadre des crises antérieures. Les trois grands objectifs indiqués plus haut sont interdépendants et s’inscrivent dans le droit-fil de la mission fondamentale de développement du Groupe de la Banque mondiale.

Pour plus d’information sur la Banque mondiale, rendez-vous sur www.banquemondiale.org.
Pour plus d’information sur l’IFC, rendez-vous sur www.ifc.org/french




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