APERĂU : Selon la dĂ©finition de la Commission de lâUnion africaine, la diaspora africaine dĂ©signe « les personnes dâorigine africaine vivant hors du continent africain, qui sont dĂ©sireuses de contribuer Ă son dĂ©veloppement et Ă la construction de lâUnion africaine, quelles que soient leur citoyennetĂ© et leur nationalité ». La diaspora est considĂ©rĂ©e comme la « 6Ăšme rĂ©gion » africaine. Selon les estimations, la diaspora africaine se rĂ©partit de la façon suivante selon les rĂ©gions : 39,16 millions de personnes en AmĂ©rique du Nord ; 112,65 millions en AmĂ©rique latine ; 13,56 millions dans les CaraĂŻbes et 3,51 millions en Europe. Les envois de fonds enregistrĂ©s vers les pays dâAfrique subsaharienne sâĂ©lĂšvent Ă environ 10 milliards de dollars, mais leur montant rĂ©el pourrait atteindre les 40 milliards de dollars. En septembre 2007, la RĂ©gion Afrique de la Banque mondiale a lancĂ© le Programme Diaspora africaine qui se concentre sur : (i) lâĂ©laboration et la mise en Ćuvre des politiques relatives Ă la diaspora, (ii) le financement et lâencouragement des envois de fonds pour le dĂ©veloppement et (iii) lâutilisation du capital humain dans le cadre de programmes appelĂ©s « brain drain-brain gain », destinĂ©s Ă contrecarrer la fuite du personnel qualifiĂ©. Au cours de lâannĂ©e passĂ©e, dâimportantes initiatives ont Ă©tĂ© mises en place et des progrĂšs ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s dans la mise en Ćuvre du programme. Lâaccent a Ă©tĂ© mis sur les prioritĂ©s suivantes : - Formation dâun partenariat Ă©troit avec lâUnion africaine par le biais :
- dâun don Ă hauteur de 480 000 dollars octroyĂ© au titre du Fonds de dĂ©veloppement institutionnel (IDF) en juin 2008. Cet apport financier est venu soutenir les activitĂ©s du Bureau reprĂ©sentatif de lâUA, implantĂ© aux Ătats-Unis, pour lui permettre de renforcer son rĂŽle auprĂšs de la diaspora africaine de lâensemble du continent amĂ©ricain ;
- de mesures de soutien Ă la mise en place de lâInstitut africain des envois de fonds (ARI) dans le cadre de lâUA ;
- dâune aide au lancement et Ă la mise en Ćuvre, par lâUA, de lâAfrican Diaspora Health Initiative (Initiative de la diaspora pour la santĂ© en Afrique) ; et
- dâun travail prĂ©paratoire concernant lâoctroi dâun don visant Ă soutenir le programme mondial de la diaspora menĂ© par lâUA.
- Collaborer avec les gouvernements afin de les aider Ă former des « environnements favorables » Ă la participation de leurs diasporas. Dans le cadre de cette initiative, la Banque mondiale sâengage actuellement auprĂšs de 22 pays dâAfrique subsaharienne. Ce soutien, de nature diverse, comporte notamment :
- Lâoctroi de dons au titre de lâIDF afin de permettre aux gouvernements dâĂ©tablir de nouvelles institutions gouvernementales ou de renforcer les capacitĂ©s des entitĂ©s existantes, afin de mettre en Ćuvre leurs programmes de participation de la diaspora ; et
- Lâoctroi de dons dâun montant trĂšs rĂ©duit pour aider Ă financer des organisations individuelles gĂ©rĂ©es par des membres de la diaspora et impliquĂ©es dans des projets de dĂ©veloppement dans leur pays dâorigine.
- Collaborer avec des rĂ©seaux professionnels et des organisations gĂ©rĂ©es par la diaspora pour concevoir et mettre en Ćuvre des projets de dĂ©veloppement du capital humain de façon Ă permettre aux membres de la diaspora de contribuer au travail des institutions dâĂ©ducation supĂ©rieure et de santĂ©. En mai 2008, un atelier sur les politiques opĂ©rationnelles de la Banque, portant notamment sur les exigences fiduciaires, a Ă©tĂ© organisĂ© Ă lâintention des organisations, des entreprises et des consultants de la diaspora, de façon Ă mieux les prĂ©parer Ă travailler en partenariat avec la Banque sur le portefeuille dâactivitĂ©s et les opĂ©rations prĂ©vues. Â
Parmi ses partenaires, la Banque mondiale compte dâautres agences et pays donateurs, lesquels fournissent un soutien financier et technique aux programmes de la diaspora. Les apports financiers les plus consĂ©quents ont Ă©tĂ© octroyĂ©s par la Commission europĂ©enne, qui a dĂ©boursĂ© quelque 2,1 millions de dollars en faveur de lâARI, par le gouvernement italien, qui a contribuĂ© Ă hauteur dâenviron un million de dollars au rĂ©seau Ă©thiopien de professionnels de la santĂ© et de lâĂ©ducation membres de la diaspora, et par les gouvernements nĂ©erlandais, belge, français et allemand pour financer la Foire du dĂ©veloppement pour la Diaspora africaine en Europe (D-MADE). Nous collaborons Ă©galement avec le Programme des Nations Unies pour le dĂ©veloppement et lâOffice des migrations internationales dans le cadre de divers programmes nationaux oĂč le dĂ©veloppement des capacitĂ©s est essentiel pour inverser la « fuite des cerveaux » et encourager les opportunitĂ©s de « recrutement des cerveaux ». En fĂ©vrier 2008, un sĂ©minaire de haut niveau intitulĂ© « The Diaspora and leveraging remittances for development » (« Diaspora et utilisation des envois de fonds au profit du dĂ©veloppement ») a Ă©tĂ© organisĂ© au Cap (Afrique du Sud) Ă lâintention des ministres concernĂ©s. Cette rĂ©union a Ă©tĂ© organisĂ©e par lâInstitut multilatĂ©ral dâAfrique, une institution partenaire du FMI, de la Banque africaine de dĂ©veloppement (BAD) et de la Banque mondiale. Les dĂ©fis Ă relever sont notamment les suivants : - Mise en Ćuvre dâun suivi avec les pays partenaires: des efforts plus soutenus seront dĂ©sormais dĂ©ployĂ©s pour impliquer pleinement les gouvernements, au-delĂ de lâoctroi de petits dons IDF et des missions intermittentes des Ă©quipes de la diaspora. Une plus grande coordination est requise entre les Ă©quipes de la diaspora et le travail accompli par le RĂ©seau de la rĂ©duction de la pauvretĂ© et de la gestion Ă©conomique et le Programme dâappui au dĂ©veloppement du secteur privĂ© et des finances ;
- Ălaboration et mise en Ćuvre dâun soutien Ă lâUA: un redoublement des efforts est nĂ©cessaire pour accĂ©lĂ©rer la mise en Ćuvre des dons IDF et pour soutenir lâUA dans sa mise sur pied de lâARI ; et
- Collaboration avec les rĂ©seaux, les organisations et les groupes de la diaspora: aprĂšs une annĂ©e de collaboration, il est dĂ©sormais Ă©vident que la Banque mondiale se trouve dans lâincapacitĂ© dâentretenir des relations commerciales avec un aussi grand nombre dâorganisations et que seuls les Bureaux de lâUnion africaine, dont celui de Washington (Ătats-Unis) sont Ă mĂȘme de le faire.
Les prochaines Ă©tapes consisteront Ă collaborer beaucoup plus Ă©troitement avec les services des pays et Ă mieux intĂ©grer la question de la diaspora dans les stratĂ©gies dâaide-pays, dans le Programme dâaction dâAccra (AAA) et les programmes dâoctroi de prĂȘts. Il sâagira Ă©galement de collaborer plus efficacement avec les autres bailleurs de fonds, particuliĂšrement pour le financement des demandes de subvention pour des projets nationaux gĂ©rĂ©s par des membres de la diaspora, dont le montant dĂ©passe le plafond des dons IDF. Enfin, il sera nĂ©cessaire dâintensifier la portĂ©e et la diffusion des informations relatives aux programmes de la diaspora, grĂące Ă un meilleur recours aux mĂ©dias, Ă lâInternet et Ă des Ă©vĂ©nements spĂ©ciaux. Contact presse : Beldina Auma, (202) 458-7307 DerniĂšre mise Ă jour : septembre 2009 |