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LA DIASPORA AFRICAINE

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Le programme Diaspora africaine
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FAQ - La Banque mondiale et la diaspora africaine

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Fiche région - Afrique subsaharienne

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Site web - Migration et envois de fonds

Qu’entend-on par « diaspora africaine » ?

Selon la définition de la Commission de l’Union africaine, la diaspora africaine est constituée des « personnes d’origine africaine vivant hors du continent africain, qui sont désireuses de contribuer à son développement et à la construction de l’Union africaine, quelles que soient leur citoyenneté et leur nationalité ». La diaspora est considérée comme la « sixième région » d’Afrique. Elle se répartit de la façon suivante dans le monde : 39,16 millions de personnes en Amérique du Nord, 112,65 millions en Amérique latine, 13,56 millions aux Caraïbes et 3,51 millions en Europe.

Combien d’argent sa diaspora envoie-t-elle à l’Afrique chaque année ?

Avant la crise financière de 2008-2009, les envois de fonds enregistrés avoisinaient 22 milliards de dollars par an pour l’Afrique subsaharienne. En 2010, ils se chiffraient à 29 milliards, les estimations tablant sur un montant de 31 milliards pour 2011. On estime qu’ils représenteront 31 milliards en 2012, avant d’augmenter à 33 milliards en 2013, 36 milliards en 2014 et 39 milliards en 2015.

Qu’est-ce que le programme Diaspora africaine ?

En septembre 2007, la Région Afrique de la Banque mondiale a lancé le programme Diaspora africaine (PDA). Ce programme est axé sur l'élaboration et la mise en œuvre de politiques relatives à la diaspora, le financement et la mobilisation des envois de fonds pour le développement, et l’utilisation du capital humain, par le biais de réseaux et d’organisations de professionnels faisant partie de la diaspora et d’associations de migrants de même origine. Dans le cadre de la stratégie de la Banque pour la Région Afrique, qui met notamment l’accent sur les partenariats et les connaissances, le programme est parvenu à intégrer la question de la diaspora dans les concertations politiques et sectorielles menées avec les pays clients. Ainsi, l’ensemble du programme a récemment été généralisé dans le cadre de différents services de la Région Afrique.

Dans le domaine de l’élaboration et de la mise en œuvre de politiques relatives à la diaspora, le programme a attribué des dons du Fonds de développement institutionnel (FDI) à la Commission de l’Union africaine (CUA) ainsi qu’aux gouvernements de la Sierra Leone, de l’Éthiopie, du Mali, du Kenya, du Libéria, du Malawi, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Le PDA intervient aussi à divers degrés dans plusieurs pays : Bénin, Côte d’Ivoire, République du Congo, République démocratique du Congo, Ghana, Lesotho, Niger, Mozambique, Gambie, Guinée-Bissau, Sénégal et Zambie.

Le soutien apporté par le FDI au Programme mondial de la diaspora mené par la CUA s’inscrit en droite ligne du Sommet de l’Union africaine (UA) sur la diaspora qui s’est tenu en mai 2012 en Afrique du Sud. Lors de ce sommet, les membres de l’UA, les gouvernements des pays des Caraïbes, d’Amérique du Sud et d’Amérique latine, ainsi que les représentants de la diaspora africaine, ont signé une déclaration (a) officielle de collaboration politique, sociale et économique. Dans cette déclaration, les pays se sont engagés à mettre en œuvre les projets suivants : créer une base de données sur les compétences des professionnels issus de la diaspora africaine ; former un corps de bénévoles de la diaspora africaine ; instaurer une foire du développement pour la diaspora africaine ; et mettre en place un Institut africain pour les envois de fonds des migrants (AIR). Le PDA a apporté son soutien à l’Union africaine pour l’élaboration de tous ces projets, à l’exception du projet d’AIR, qui relève du département Développement des finances et du secteur privé de la Région Afrique.

L’Union africaine a tenu ses premières consultations relatives à ces projets du 25 au 27 mars 2013, au siège de la Banque mondiale à Washington. Celles-ci ont porté sur la définition d’une feuille de route pour la mise en œuvre opérationnelle des projets phares, qui s’inscrivent dans le cadre des réalisations du Sommet mondial sur la diaspora africaine. Le projet d’AIR a fait l’objet d’un exposé distinct qui a permis de faire le point sur la situation de l’institut dans les politiques/procédures internes de la CUA et de mettre en commun des informations sur le projet ; la présentation a également souligné les objectifs fondamentaux de l’AIR ainsi que les thématiques dont il se chargera une fois qu’il sera mis en place, à savoir au second trimestre de 2013.

Le département Développement des finances et du secteur privé de la Région Afrique s’emploie à faciliter la mise en place de l’AIR, le pays de l’UA qui accueillera l’institut devant être prochainement désigné. À cette fin, trois activités spécifiques ont été menées :

  • Par le biais des médias sociaux, des consultations en ligne ont été conduites qui ont permis de recueillir des avis sur la création, la structure et les fonctions de l’AIR auprès des praticiens du développement, de ceux qui envoient/reçoivent les fonds et du public en général.

  • Une étude des meilleures pratiques a été élaborée afin de proposer des indications sur le rôle, le cadre institutionnel et les activités possibles de l’AIR.

  • Les 7 et 8 juillet 2011, la CUA a organisé à Addis-Abeba un forum de consultation et de partage d’expériences sur la mobilisation des envois de fonds pour le développement, qui a réuni notamment 27 États membres de l’UA ainsi que les Communautés économiques régionales (CER).
Le projet relatif à l’AIR apporte également une assistance technique et d’autres formes d’aide aux États membres de l’UA dans le domaine des envois de fonds. Il a lancé des programmes pilotes susceptibles d’être déployés à l’échelle du continent, dont un certain nombre ont déjà été mis en place. C’est le cas notamment avec la création d’une base de données sur les coûts des transferts de fonds (Send Money Africa (a)), la réalisation de quatre missions d’évaluation portant sur le cadre juridique et réglementaire ainsi que sur la structure du marché des envois de fonds en Tanzanie, au Malawi, au Libéria et en Sierra Leone, et la formation des agents des services postaux au Kenya, en Éthiopie, au Mali, au Burkina Faso, au Sénégal et au Gabon. Un catalogue d’études et d’activités dans le domaine des envois de fonds est en cours d’actualisation, ainsi qu’un rapport sur les meilleures pratiques des établissements de ce secteur dans le monde entier.

Pourquoi le projet AIR a-t-il donné lieu à une mission dans trois pays ?

En janvier 2013, les responsables de la Banque mondiale chargés de l’AIR se sont rendus à Bruxelles, Tunis et Addis-Abeba. À Bruxelles, ils ont sondé la possibilité d’un lancement officiel de la base de données Send Money Africa (SMA) et d’un événement sur la diaspora organisé en collaboration avec l’Union européenne.

À Tunis, ils ont évoqué avec l’Institut africain de développement (Banque africaine de développement, BAD) les possibilités de soutien financier de la BAD pour l’AIR ainsi que le programme d’activités de l’institut.

La dernière assemblée de l’UA n’ayant pas été en mesure de trouver un consensus sur le siège de l’AIR, la mission de la Banque mondiale s’est également rendue à Addis-Abeba afin de faire valoir à la CUA l’importance de prendre une décision concernant la localisation de l’AIR en vue de clarifier la feuille de route auprès des partenaires de développement (BAD, Commission européenne, Banque mondiale, etc.). Les travaux de l’AIR devant aussi correspondre à la ligne stratégique de son pays d’accueil, l’absence d’une décision rapide risque d’éroder la confiance des partenaires de développement dans la CUA. La délégation de la Commission a convenu de remettre cette décision à l’ordre du jour de la prochaine assemblée de mai 2013, tandis que le vice-président de la Commission interviendra préalablement à cette réunion pour promouvoir une solution politique.

Quels sont les autres projets du PDA ?

Le PDA a cofinancé, avec le Centre d’excellence multidisciplinaire régional de Maurice, un Forum de haut niveau sur la mobilisation des envois de fonds au service du développement, qui s’est tenu à Maurice en juin 2012. Ce forum a permis de recueillir des avis sur les initiatives en cours, en particulier sur l’AIR, sur le projet de fonds de la diaspora africaine (ADIF) ainsi que sur d’autres dispositifs éventuels destinés à attirer les compétences, le savoir-faire et les talents.

Dans le domaine de la capitalisation des ressources humaines de la diaspora, le PDA, avec l’aide financière du gouvernement italien, a soutenu le Réseau éthiopien de professionnels de la santé membres de la diaspora, qui collaborait avec le programme de santé national et l’Université d’Addis-Abeba. Ce réseau a récolté de nombreux succès et a pris fin en décembre 2012. Le PDA a consacré des dons bilatéraux accordés par la Belgique, l’Allemagne, la France et les Pays-Bas à la Foire au développement pour la diaspora africaine en Europe (D-MADE), un projet qui s’est achevé en juillet 2011. Le PDA déploie également des « fonds d’amorçage » provenant du Fonds japonais de développement social (FJDS) afin d’appuyer des projets de développement pilotés par la population au Burkina Faso, au Mali et au Nigéria, qui feront intervenir les associations de migrants de même origine dans les activités de développement locales.

Le PDA a organisé deux journées portes ouvertes au siège de la Banque mondiale à Washington, la première en 2007 et la seconde en février 2010. Un atelier sur les politiques opérationnelles de la Banque mondiale, portant notamment sur les exigences fiduciaires, s’est tenu en mai 2008 à l’intention des organisations, des entreprises et des consultants de la diaspora, de façon à mieux les préparer à travailler en partenariat avec la Banque.

Combien de pays ont reçu une aide du programme Diaspora africaine ?

La Banque mondiale est engagée à divers degrés dans plus de 25 pays africains par le biais d’activités d’analyse et de conseil et de dons.

Outre la Banque mondiale, qui sont les partenaires du programme Diaspora africaine ?

Parmi les partenaires du PDA, on peut citer les pays africains et leurs gouvernements, la Commission de l’Union africaine, la Banque africaine de développement, l’Organisation internationale pour les migrations, la Commission européenne, les gouvernements de l’Italie, de la Belgique, de l’Allemagne, de la France, des Pays-Bas et le PNUD. Le PDA entretient des relations de travail avec plusieurs groupes de la société civile liés à la diaspora.

Contact :
Beldina Auma,
(202) 250-0943,
bauma@worldbank.org

Dernière mise à jour : mars 2013




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