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Les Indicateurs du développement dans le monde établissent une référence pendant la crise

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Communiqué nº 2009/316/DEC

Personnes à contacter :
À Washington :
Richard Fix
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courriel : rfix@worldbank.org
Radio/TV:
Nazanine Atabaki
tél. : [+1] 202 458 1450
courriel :Natabaki@worldbank.org 

WASHINGTON, le 23 avril 2009 — Le rapport des Indicateurs du développement dans le monde (WDI) 2009 publié aujourd'hui décrit au moyen de données détaillées la longue période de prospérité traversée par les pays en développement, qui pourrait, toutefois, maintenant faire place à une phase de repli en raison de la crise actuelle.

« Cette longue période de croissance a été interrompue par la récession mondiale, qui s'est propagée par les mêmes voies que celles qui ont alimenté l’expansion de l'économie mondiale, c'est-à-dire principalement les échanges et les investissements », a expliqué Shaida Badiee, qui dirige le Groupe de gestion des données sur le développement. « Les WDI sont la référence statistique qui permettra de mesurer l'impact de la crise et, à terme, la reprise mondiale. »

Certaines des principales constatations du rapport sont présentées ci-dessous :

Économie

  • Les économies en développement ont affiché une croissance moyenne de 6,5 % par an entre 2000 et 2007, en termes de parité du pouvoir d'achat, tandis que le produit de l'économie mondiale a augmenté de 4 % par an. Durant la même période, la part du produit mondial provenant des économies à faible revenu et à revenu intermédiaire est passée de 36 à 42 %.
  • Dans de nombreuses économies en développement, la croissance a été entraînée par les exportations, qui ont augmenté à un taux annuel moyen de 12 % sur la période 2000-2007. Les économies en développement contribuent maintenant pour près de 30 % aux échanges mondiaux et leur part continue d'augmenter. Certaines de leurs exportations sont destinées à d'autres pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire, mais leurs plus gros marchés continuent d'être les pays à revenu élevé, qui absorbent plus de 70 % de leurs exportations.
  • Les économies en expansion attirent plus d'investissements étrangers. Lors de la reprise qui a fait suite à la crise financière asiatique vers la fin des années 90, les flux de capitaux privés destinés aux pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ont plus que quadruplé pour passer de 200 milliards de dollars en 2000 à plus de 900 milliards de dollars en 2007. 
  • Les pays en développement ont financé la consommation des pays à revenu élevé dans une mesure surprenante. De nombreux pays en développement ont constitué d'importantes réserves internationales qu'elles ont investies en valeurs mobilières des États-Unis. À la fin de 2008, la Chine était le plus gros détenteur étranger de bons du Trésor des États-Unis, avec un portefeuille de 696 milliards de dollars. Le montant global des titres du Trésor des États-Unis détenus par des intérêts étrangers était de 3,1 milliers de milliards, contre 2,4 milliers de milliards en 2007.

Diffusion de nouvelles technologies

  • Les WDI retracent la diffusion des nouvelles technologies. Les pays en développement deviennent de gros utilisateurs et exportateurs de technologies de pointe. Les produits de haute technicité ont constitué 19 % des exportations de produits manufacturés par les pays en développement en 2007. La région Asie de l’Est et Pacifique, dont les exportations de produits manufacturés se composaient pour  31 % de produits de haute technologie, est arrivée en tête des exportateurs, suivie par l'Amérique latine et les Caraïbes (12 %) et l'Europe et l'Asie centrale (6 %).
  • L'Inde est le premier exportateur au monde de services de technologies de l’information et des communications (TIC). Les exportations du secteur TIC sont passées d'environ 5 milliards de dollars en 2000 à plus de 30 milliards de dollars en 2006, et représentent environ 42 % du total des exportations de services. L’industrie indienne du logiciel emploie environ 1,6 million de personnes. La Chine, dont les  exportations sont de l’ordre de 5,5 milliards de dollars, est le deuxième exportateur de services de TIC.
  • Grâce à la diffusion des services et des technologies mobiles cellulaires, il est maintenant possible de connecter des personnes et des régions jusque-là sans liaison avec le reste du monde. Les habitants des pays en développement ont moins recours à la téléphonie fixe qu'à la téléphonie mobile cellulaire — à la fin de 2008, le nombre d'abonnés à un service cellulaire mobile était, à l’échelle mondiale, trois fois plus élevé que celui des abonnés à un service de téléphonie fixe.

 

Populations en mouvement

  • Le nombre net d’immigrants dans les économies à revenu élevé s'est établi à 18,5 millions sur la période 2000-2005. La région en développement affichant la plus forte émigration sur une base nette est l’Amérique latine et les Caraïbes (surtout à cause du Mexique d’où proviennent 58 % des émigrés). La région a bénéficié d'envois de fonds des travailleurs à l'étranger qui se sont chiffrés à 63 milliards de dollars en 2007, dont 43 % étaient destinés au Mexique. Seule la région Asie de l'Est et Pacifique affiche des entrées de fonds plus élevées. Selon les estimations provisoires pour 2008, le montant total des envois de fonds de l'étranger à destination des pays en développement aurait dépassé, pour la première fois, 300 milliards de dollars ; il faut toutefois s’attendre à ce que ce chiffre soit plus faible en 2009.
  • Cette année le rapport WDI contient un nouveau tableau décrivant certaines caractéristiques des immigrants dans certains pays de l'OCDE. L'Irlande a attiré les migrants qui ont poursuivi leurs études les plus longtemps (41 % ont fait des études supérieures) et l'Espagne les migrants les moins instruits (56 % d’entre eux ne sont pas allé au-delà du primaire). La profession la mieux représentée parmi les travailleurs migrants est celle d'opérateur de machines et d’appareils.

Énergie et changement climatique

  • L'introduction de la section des WDI 2009 relative à l’environnement examine les données disponibles sur la consommation d'énergie, le changement climatique et les perspectives d’énergies plus propres. La consommation d'énergie a doublé depuis 1971. Les pays à revenu élevé utilisent presque la moitié de l'énergie mondiale, mais la consommation augmente plus rapidement dans les pays en développement. Trois économies à revenu intermédiaire — la Russie, la Chine et l'Inde — figurent parmi les six plus gros consommateurs d'énergie et sont, avec les États-Unis, le Japon et l'Allemagne les plus importants émetteurs de dioxyde de carbone.

Il est possible de se procurer, en plus de la publication, la base de données intégrale des WDI sur le web (WDI Online) ou sur CD-ROM. Des recueils statistiques thématiques (les Little Data Book) sont aussi disponibles, de même qu’un Atlas du développement dans le monde (Atlas of Global Development) et un atlas des ODM, accessible en ligne à http://devdata.worldbank.org/atlas-mdg/. 

Pour plus de détails sur les tendances particulières observées dans les cinq régions en développement du monde, se reporter aux notes d’information régionales ci-jointes.

 

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Le rapport et les documents qui s’y rapportent sont disponibles à l’adresse suivante :
http://www.worldbank.org/data (a) - bientôt disponible en français




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