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Les difficultés de financement des projets d’infrastructure compromettent la réalisation des objectifs de développement

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  • Selon des estimations de la Banque mondiale, les besoins de financement non satisfaits de projets d’infrastructure des pays en développement pourraient s’élever à 270 milliards de dollars par an.
  • Ce manque de financements menace directement les objectifs de développement consistant à sortir les gens de la pauvreté
  • Les trois prochaines années, le Groupe de la Banque investira plus de 45 milliards de dollars dans des projets d’infrastructure

23 avril 2009—En Tanzanie, grâce à un meilleur accès à l’électricité, les revenus non agricoles ont augmenté de 61%.

Dans les zones rurales du Ghana, la construction de routes de meilleure qualité a réduit d’un tiers les coûts de transport des personnes et des marchandises.

En Afrique, les femmes qui avaient l'habitude de porter l'eau sur de longues distances ont économisé en moyenne quatre heures de déplacement par jour, grâce à l’amélioration (et au rapprochement) des services de l’eau.

Le développement de l'infrastructure améliore les conditions de vie et réduit la pauvreté dans l'ensemble du monde en développement. Mais ces investissements qui ont un réel impact sur la vie sont progressivement menacés par la diminution des budgets due à la crise financière mondiale.

Selon des estimations de la Banque mondiale, les besoins de financement non satisfaits de projets d’infrastructure des pays en développement pourraient s’élever à 270 milliards de dollars par an.

D’autres projets financés par le secteur privé pour un montant de 110 milliards de dollars pourraient également être retardés. Selon des études menées par la Banque, c'est toute une série de projets, se montant à 70 milliards de dollars, qui est menacée.

Ces déficits de financements compromettent la réalisation des grands objectifs de développement, qui sont depuis des années au cœur des efforts du Groupe de la Banque mondiale et de ses partenaires, affirme Katherine Sierra, Vice-Présidente en charge du Développement durable à la Banque mondiale.

« Nous savons parfaitement que le développement de l’infrastructure contribue grandement à la croissance et au développement humain », explique-t-elle. « Il s’agit d’un facteur majeur dans la réalisation de tous les objectifs de développement pour le Millénaire ».

“Une eau potable, des installations sanitaires propres, le transport, l’accès aux marchés, l’électricité et bien sûr l’énergie, tout cela est rendu possible par le développement de l’infrastructure. Nous devons continuer à progresser sur ces fronts pour éviter une crise humaine plus importante encore. »

Les défis sont d’importance :

  • Près de 900 millions de personnes ne peuvent pas boire d'eau potable
  • 1,6 milliard n’ont pas accès à l’électricité
  • 2,5 milliards manquent de services sanitaires satisfaisants
  • 1 milliard de personnes n’ont pas accès à des routes praticables par tous les temps

4 heures

Le gain de temps moyen pour les femmes africaines, en termes de déplacement quotidien, grâce à l’amélioration des services de l'eau.


61 %

Augmentation de revenus non agricoles en raison d'un accès facilité à l'électricité.

Les prêts destinés à des projets et des programmes liés à l’infrastructure ont augmenté de 88% depuis 2003, pour atteindre 11,7 milliards de dollars sur l’année fiscale 2008.

Le Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA) et le Mécanisme d’appui à l’infrastructure en situation de crise (ICF), deux nouveaux programmes du Groupe de la Banque mondiale, sont à présent chargés de développer à grande échelle l’investissement dans l’infrastructure avec plus de 45 milliards de dollars prévus pour les trois prochaines années. L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) se tient prête à atténuer les risques qui touchent habituellement ce type d’investissements.

Afrique 

Le développement des infrastructures constitue pour l’Afrique une des premières priorités. De nombreux pays du continent subissent de fréquentes pénuries d’énergie ainsi que des interruptions régulières de services. Le problème est rendu encore plus complexe par le coût particulièrement élevé des services comparé à d’autres endroits dans le monde.

Bien que depuis 2003, la Banque mondiale ait doublé son aide à l’infrastructure dans la région pour atteindre un montant supérieur à 2,5 milliards de dollars, ce n’est pas encore assez. La Banque estime que la région se retrouve face à des besoins non satisfaits de l’ordre de 50 milliards de dollars.

Région de l’Asie de l’Est et du Pacifique

La croissance économique rapide et le changement climatique déterminent les besoins en infrastructure de la région. Selon le Plan d’action pour une infrastructure durable (a), parmi les domaines importants figurent des systèmes d’énergie plus propres, avec des programmes en faveur de l’efficacité énergétique et de l'énergie renouvelable, mais aussi des systèmes de transport public, la distribution de l’eau, le traitement des eaux usées, la distribution du gaz et la logistique des transports.

Europe de l’Est et Asie centrale

Les pays à faible revenu de la région ont besoin d’un soutien continu pour mettre en place des services d’infrastructure améliorés. Le Groupe de la Banque mondiale va continuer à développer l’efficacité énergétique et les activités économiques liées à l’énergie renouvelable, et concentrer ses efforts sur l’amélioration en zone rurale de la qualité des services dans les domaines des routes, du chauffage, de l’eau et des installations sanitaires. Il est prévu que les prêts pour le secteur des transports augmentent de façon importante.

Amérique latine et Caraïbes

Le Groupe de la Banque mondiale s’attend à une demande accrue d'interventions destinées à répondre à l'encombrement urbain, la pollution et les contraintes immobilières, mais aussi à de nombreux projets dans différents domaines : diversification de l’énergie et réforme du marché, distribution de l’eau et développement des installations sanitaires, infrastructure de logistique améliorée. En Amérique du Sud, la Société financière internationale (IFC) va porter ses efforts sur l'énergie, le changement climatique et les transports, tandis qu'en Amérique centrale, elle poursuivra ses investissements dans l'ensemble des secteurs. Les projets de transport dans les sous-secteurs des ports et des routes ainsi que la promotion de l’intégration régionale constitueront une priorité majeure de l’IFC dans la région. Dans les Caraïbes, la recherche de solutions régionales pour répondre aux besoins d’investissement dans l’infrastructure et permettre le redressement après des désastres naturels continue d'être au centre des préoccupations.

Moyen-Orient et Afrique du Nord

La plupart des pays de la région sont des pays à revenu intermédiaire et disposent de différentes sources de financement pour leurs programmes d’investissement. Le Groupe de la Banque se concentre sur la meilleure manière d’aider ces pays à réduire les coûts liés à la conduite des affaires, par exemple en ajustant les tarifs des services collectifs et de transport à des niveaux plus proches des coûts réels. En même temps, le Groupe va faciliter la mise en œuvre de réformes institutionnelles et de régulation afin de permettre une meilleure efficacité dans la fourniture de services. Dans le secteur de l’eau, la Banque mondiale recherche avant tout à améliorer la gestion des rares ressources en eau, ciblant les ressources elles-mêmes et les services associés, tout en promouvant une gestion intégrée des ressources en eau de surface et de la nappe phréatique. Elle doit également prendre en compte les nouveaux défis du changement climatique.

Asie du Sud

La priorité majeure est de répondre à l’urbanisation rapide de la région et de faire face aux contraintes importantes subies par les gestionnaires des villes et les services urbains. La région s’attend à des prêts à grande échelle en faveur du secteur de l’énergie, particulièrement dans les domaines de la transmission de l’énergie et de la production hydro-électrique, ainsi que des technologies à faible intensité de carbone pour la sécurité énergétique. La Banque mondiale poursuit ses engagements traditionnels en faveur du développement du secteur routier et se tourne de plus en plus vers les transports urbains.




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