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Le Groupe de la Banque mondiale annonce des initiatives de plusieurs milliards de dollars à l’appui de l’infrastructure pour aider les pays en développement à surmonter la crise

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Communiqué de presse n°:2009/324/SDN/IFC

Contacts:
À Washington : Roger Morier [+1] 202 473 5675
rmorier@worldbank.org
Hannfried von Hindenburg [+1] 202 458 1653
hvonhindenburg@ifc.org

WASHINGTON, 25 avril 2009 — Le président du Groupe de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick, a lancé aujourd’hui deux nouvelles initiatives de plusieurs milliards de dollars pour financer des investissements dans les infrastructures afin d’aider les pays en développement à faire face à la crise économique et financière mondiale.

Le nouveau Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (INFRA) de la Banque mondiale et le Mécanisme d’appui à l’infrastructure en situation de crise (ICF) mis en place par l’IFC, qui est l’institution membre du Groupe de la Banque ciblant ses investissements sur le secteur privé, mobiliseront à eux deux plus de 55 milliards de dollars au cours des trois prochaines années pour financer des projets d’infrastructure dans les pays en développement. Sur ce montant total, 45 milliards de dollars seront fournis par la Banque mondiale sous forme de prêts, et 10 milliards de dollars seront mis à disposition par l’intermédiaire de l’IFC. Ces deux initiatives aideront à créer des emplois et à jeter les bases de la future croissance économique et de la réduction de la pauvreté.

Partenaires fondateurs de l’ICF, l’Allemagne et la France ont été aujourd’hui les premiers États à signer un Protocole d’accord avec le Groupe de la Banque mondiale, en vue du versement d’une contribution de 500 millions d’euros (environ 660 millions de dollars) par la banque allemande de développement, KfW, et de 1 milliard d’euros (environ 1,3 milliard de dollars) par la banque française de développement, Proparco.

« Les pays en développement sont mis à rude épreuve par la crise économique mondiale, il est donc essentiel que les plans de relance économique des pays prévoient des mesures d’accompagnement pour aider ceux qui n’ont pas les moyens de financer des plans de sauvetage de plusieurs milliards,» a déclaré M. Zoellick en annonçant ces nouvelles initiatives. « Des infrastructures affaiblies fragilisent les bases de la croissance économique à long terme, et les premières victimes sont les plus démunis. Nous avons une chance d’éviter les erreurs du passé et de mobiliser davantage de ressources pour aider les pays à identifier les investissements critiques. »

L’INFRA est destiné à aider les pouvoirs publics des pays partenaires à pallier les retombées de la crise financière mondiale sur leurs services d’infrastructure et leurs programmes d’investissement dans ce secteur. Le concours financier et technique apporté par la Banque mondiale aux pays en développement devrait se monter à 45 milliards de dollars au cours des trois prochaines années, voire davantage à mesure que d’autres partenaires adhèrent et contribuent au programme. L’initiative est de portée mondiale, mais l’Afrique devrait bénéficier d’une part importante des investissements, compte tenu des besoins considérables identifiés sur le continent.

L’ICF devrait mobiliser plus de 10 milliards de dollars pour aider à combler les besoins de financement non satisfaits de projets d’infrastructure viables financés par le secteur privé ou dans le cadre de partenariats public-privé sur les marchés émergents. L’IFC apportera un montant à hauteur de 300 millions de dollars sous forme de participations et pourrait fournir jusqu’à 2 milliards de dollars pour cofinancer des prêts.

Comme l’a expliqué la ministre allemande du Développement, Mme Heidemarie Wieczorek-Zeul: « Avec le tarissement des sources de financement, les projets d’infrastructure dans les pays en développement se retrouvent au point mort. Or, ces projets sont indispensables, car sans eux les Objectifs de développement pour le Millénaire ne pourront pas être atteints. Les services, qu’il s’agisse d’approvisionnement en eau et d’assainissement, d’énergie, de transport ou de télécommunications, sont déterminants dans la lutte contre la pauvreté. C’est la raison pour laquelle le deuxième plan de relance économique élaboré par notre gouvernement prévoit une enveloppe de financement de l’infrastructure dans les pays en développement. »

La ministre française des Finances, Mme Christine Lagarde a ajouté : « Ces partenariats public-privé dans le secteur de l’infrastructure constituent un élément essentiel non seulement de la riposte immédiate à la crise, mais de la croissance économique à long terme. Avec la signature de cet accord, la France prend une part active à cet effort, auquel elle contribuera en apportant 1 milliard d’euros et sa longue expérience du secteur. » .

La crise financière mondiale déprime les investissements dans les projets d’infrastructure, en particulier dans les pays en développement. Au total, le montant annuel des besoins de financement non satisfaits dans ces pays pour les investissements d’infrastructure (y compris les opérations d’entretien) pourraient représenter entre 140 et 270 milliards de dollars, en fonction des hypothèses de croissance du PIB retenues.

On s’accorde généralement à reconnaître que les projets d’infrastructure sont d’une importance capitale pour créer des emplois et jeter les bases de la productivité et de la croissance futures. Ce secteur, parce qu’il est à forte intensité de main d’œuvre, occupe une place centrale dans la plupart des plans de relance élaborés par les pouvoirs publics à travers le monde. Le rôle de catalyseur de l’infrastructure dans la réduction de la pauvreté est également reconnu par les Objectifs de développement pour le Millénaire (ODM), qui font de l’accès aux services d’approvisionnement en eau et d’assainissement l’une des cibles spécifiques à atteindre à l’horizon 2015.

L’INFRA et l’ICF mettront particulièrement l’accent sur les investissements verts et fourniront un appui aux autorités nationales qui souhaitent recourir aux investissements dans l’infrastructure pour promouvoir le « programme vert » et soutenir la dynamique de progrès observée dans les pays en développement sur le front environnemental. À cet effet, les nouveaux mécanismes tels que le Fonds de partenariat pour la réduction des émissions de carbone, le Fonds pour les technologies propres, les obligations vertes et des programmes similaires administrés par d’autres bailleurs de fonds seront mis à contribution pour financer les investissements projetés.

À propos de la Banque mondiale 

La Banque mondiale est une institution multilatérale de développement et l’un des principaux bailleurs de fonds et d’assistance technique aux pays en développement. Composée de 185 pays membres, elle a essentiellement pour mission de venir en aide aux populations et aux pays les plus déshérités de la planète. La Banque mondiale met ses ressources financières, son personnel et sa vaste expérience au service des pays en développement pour les aider à réduire la pauvreté, à stimuler la croissance économique et à améliorer la qualité de vie de la population. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.banquemondiale.org. Pour plus d’information sur la riposte de la Banque mondiale à la crise, consultez le site http://www.banquemondiale.org/themes/crisefinanciere/. Pour de plus amples renseignements sur l’INFRA, rendez-vous sur www.worldbank.orf/infra (a).

À propos de l’IFC

L’IFC, institution membre du Groupe de la Banque mondiale, a vocation à donner à tous la possibilité d’échapper à la pauvreté et d’améliorer leur sort. Elle favorise une croissance économique durable dans les pays en développement en appuyant l’essor du secteur privé, en mobilisant des capitaux privés, et en fournissant des services de conseil et d’atténuation des risques aux entreprises et aux administrations publiques. Les nouveaux investissements de la Société ont totalisé 16,2 milliards de dollars durant l’exercice 08, soit une progression de 34 % par rapport à l’année précédente. Pour de plus amples informations, consultez le site www.ifc.org/french. Pour en savoir plus sur la riposte de l’IFC à la crise, rendez-vous sur www.ifc.org/financialcrisis (a).

(a) indique une page en anglais.




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