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WASHINGTON, le 14 mai 2009 — Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un financement de 540 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) en faveur de l’Éthiopie, pour le Projet phase II du Programme de protection des services de base. Depuis 2006, le Programme de protection des services de base (PBS) vient compléter les ressources consacrées par ce pays à l’amélioration de ses prestations décentralisées de services de base dans cinq secteurs : éducation, santé, agriculture, eau et assainissement, et routes rurales. Dans le cadre de sa deuxième phase, qui porte sur trois ans (exercices 09-11), le gouvernement est censé affecter à ce programme l’équivalent d’environ 700 millions de dollars par an, tandis que ses 12 bailleurs de fonds partenaires, dont l’IDA, prévoient de fournir un montant supplémentaire d’environ 400 millions de dollars par an. Au cours des 20 dernières années, l’Éthiopie a fait d’importants progrès en vue d’améliorer ses indicateurs sociaux et de réduire son niveau de pauvreté. En 1991, un seul enfant d’âge primaire sur cinq y était scolarisé ; un enfant sur cinq mourait avant l’âge de 5 ans, et un sur dix avant 1 an ; et le taux de mortalité maternelle atteignait 1 400 décès pour 100 000 naissances vivantes. Aujourd’hui, les perspectives sont sensiblement meilleures pour ce pays et ses 77 millions d’habitants. Les taux d’achèvement en cinquième année du cycle primaire atteignent en effet 69 %, soit une progression de 43 % sur 20 ans, les taux nets de scolarisation primaire ont quadruplé, pour atteindre 83 % en 2008, et les taux de mortalité maternelle, infantile et des moins de 5 ans étaient en baisse de près de 40 % à la fin de 2005. Par ailleurs, l’accès à l’eau potable a progressé de 19 % en 1991 à 52,5 % fin 2007. Ce sont là des tendances encourageantes, que le PBS a contribué à renforcer ces dernières années. « Cette expansion des services de base a été particulièrement bénéfique pour les pauvres, qui vivent en majorité dans les zones rurales », ont fait observer Trina Haque et Sunil Rajkumar, chefs d’équipes de la Banque pour ce projet. « Grâce au ferme engagement du Gouvernement éthiopien, et avec l’appoint de ces progrès, la réalisation de plusieurs des objectifs de développement pour le Millénaire n’est plus une lointaine possibilité pour l’Éthiopie. » Soulignant l’importance que le projet attache aux principes de transparence et de responsabilité à l’échelon local pour la fourniture de services de base de meilleure qualité, ils ont ajouté : « Quand les parents qui envoient leurs enfants à l’école savent que des fonds ont été inscrits au budget pour couvrir les salaires des enseignants, ils sont à partir de là en droit de s’attendre à ce que les enseignants fassent acte de présence et assurent la classe à leurs enfants. » Cette phase II du PBS bénéficie du soutien de 11 autres partenaires de développement : la Banque africaine de développement, l’Australie, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, l’Agence canadienne de développement international (ACDI), le ministère britannique du Développement international (DFID), la banque de développement allemande KfW et la Commission européenne. Globalement, leur apport doit représenter l’équivalent d’environ 737 millions de dollars. « Le PBS est un engagement conjoint, de la part du Gouvernement éthiopien et des 12 donateurs, en vue de protéger le financement des services de base », a fait observer Ken Ohashi, directeur des opérations de la Banque pour l’Éthiopie et le Soudan. « Mais ce “pacte†établit aussi le processus par lequel les donateurs partenaires et le gouvernement entreprennent de dialoguer sérieusement sur les moyens d’améliorer l’accès aux services de base et leur qualité, et de superviser les résultats. » Selon lui, la mise en œuvre de cette deuxième phase repose en outre sur un ensemble fondamental de principes tendant à en « assurer la viabilité en termes d’additionnalité, de responsabilité et d’équité, de normes fiduciaires et d’efficacité des prestations de services ». En approuvant ce Projet phase II du Programme de protection des services de base, les Administrateurs de la Banque ont salué l’engagement continu du Gouvernement éthiopien pour la fourniture de services de base décentralisés. Ils ont fait observer que ce type d’opération, qui peut non seulement répondre aux besoins immédiats mais aussi contribuer à préserver le potentiel de développement de l’Éthiopie à moyen et long terme, est particulièrement adapté dans le contexte actuel de crise économique mondiale. Et au vu de la nouvelle législation sur les organisations de la société civile (OSC) que le pays a adoptée, le Conseil a également noté qu’il y a lieu de veiller à ce que les OSC aient la marge de manœuvre et la capacité d’expression voulues pour donner suite aux initiatives en matière de transparence et de responsabilité. Pour de plus amples renseignements sur ce projet, veuillez visiter le site : www.worldbank.org/ethiopia (a) (a) Indique une page en anglais |