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Au moins 15 milliards de dollars supplémentaires pour faire face à la crise financière en Afrique

Disponible en: Español, العربية, 中文, English
Communiqué de presse n°:2009/347/IFC

Contacts :
Groupe de la Banque Africaine de développement :
Onike Nicol-Houra
Tél. : +216 2419 1169
Courriel : o.nicol@afdb.org

Banque européenne d'investissement :
Una Clifford / Sabine Parisse
Tél. : (352) 4379 83326 / (352) 4379 83340
Courriel : u.clifford@eib.org / s.parisse@eib.org

Groupe de la Banque mondiale :
Houtan Bassiri
Tél. : +254-20-275-9000
Courriel : hbassiri@ifc.org 

Dakar (Sénégal), le 11 mai 2009—Les grands investisseurs et bailleurs de fonds multilatéraux actifs en Afrique se sont engagés à injecter au moins 15 milliards de dollars supplémentaires pour stimuler le commerce, renforcer le secteur financier et multiplier les prêts dans les domaines des infrastructures, de l’agroalimentaire et des petites et moyennes entreprises de la région, victimes du ralentissement de l'activité économique mondiale.

 

Cette intensification du soutien financier fait partie d'une action coordonnée destinée à empêcher que la crise économique mondiale n'annule les effets de plusieurs décennies de progrès, de croissance et d'investissement en Afrique. Les institutions qui participent à cette initiative sont le Groupe de la Banque africaine de développement, le Groupe de l'Agence française de développement, la Banque de développement de l'Afrique australe, la Banque européenne d'investissement, le Ministère fédéral allemand du développement économique et de la coopération (BMZ), par le truchement du KfW Bankengruppe, le Groupe de la Banque islamique de développement et le Groupe de la Banque mondiale.

 

L'initiative s’appuie sur l’hypothèse que la mise en commun des ressources et des connaissances permettra aux gouvernements et aux institutions de réduire concrètement le nombre des victimes du ralentissement de l'activité économique mondiale dans la région. En conjuguant leurs efforts, les institutions participantes cherchent à multiplier les prêts et les investissements, à favoriser le dialogue et à utiliser un ensemble d'instruments pour faire face à la crise et résoudre les questions structurelles à plus long terme qui, de longue date, entravent la croissance économique de l'Afrique.

 

Selon le Président de la Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka: « Au-delà des actions prises par chaque institution, la nécessité de conjuguer nos efforts, nos ressources et nos expertises ne peut pas être sous-estimée. L'étendue et l'ampleur de la crise financière actuelle nous forcent à prendre des mesures novatrices pour agir dans le cadre de la coopération la plus étroite possible afin d'accroître notre soutien au secteur privé en Afrique. Nous devons agir maintenant. Ce partenariat peut changer les choses. La Banque africaine de développement est foncièrement attachée à cette initiative et n’épargnera aucun effort pour qu’elle réussisse ».


Selon les termes du Directeur général de l’Agence française de développement (AFD), Jean-Michel Severino : « L’AFD est convaincue que, par leur seule présence, les entreprises privées d’un secteur d’activité donné sont souvent source de progrès et de revenus économiques et, partant, de bienfaits sociaux et environnementaux. Notre mission d’aide au secteur privé sera donc consolidée et le Groupe de l’AFD participera à des investissements et programmes d’une valeur totale de 3,1 milliards de dollars ciblés sur les PME et les projets d’infrastructures en Afrique ».

 

Le Président de la Banque européenne d’investissement, Philippe Maystadt, s’est exprimé dans les termes suivants : « Aujourd’hui, nous conjuguons nos efforts pour aider les pays africains à faire face à l’une des crises les plus graves de l’histoire récente. Nous nous engageons à intensifier notre soutien financier aux projets prioritaires viables d’infrastructures et à accélérer nos opérations de soutien au secteur bancaire africain qui sont la clé de la croissance économique. Le renforcement de la coopération avec les établissements partenaires est essentiel à la réalisation de nos objectifs ».

 

Selon le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick: « La dernière décennie a connu une forte croissance économique et a enregistré des progrès dans la lutte contre la pauvreté dans un nombre croissant de pays africains ; ces acquis importants sont menacés par la plus grave crise économique des soixante dernières années. Le Groupe de la Banque mondiale œuvrera avec les partenaires de cette initiative pour veiller à ce que la crise économique mondiale, qui n’a pas son origine en Afrique, ne se transforme pas en crise humanitaire à l’échelle du continent ».


Dans le cadre du plan :

  • La Banque africaine de développement (BAD) fera appel à une facilité de liquidité d’urgence de 1,5 milliard de dollars pour assurer un soutien financier aux pays remplissant les conditions voulues et aux opérations manquant de liquidités ; elle introduira une nouvelle ligne de crédit de financement des opérations commerciales de 500 millions de dollars et mettra à l’étude l’engagement de 500 millions de dollars dans des programmes d’octroi de liquidités  au commerce mondial afin d’aider les banques commerciales et autres institutions à financer le commerce ; elle contribuera à des fonds de soutien de l’agroalimentaire et de la microfinance ; et elle coordonnera une plate-forme de cofinancement de projets en Afrique par l’intermédiaire du Partenariat pour le financement en Afrique.

  • Le Groupe de l’Agence française de développement (AFD)  prendra part à des investissements et à des programmes d’une valeur totale de 3,1 milliards de dollars ciblés sur les PME et les projets d’infrastructures en Afrique par le truchement de Proparco, du Fonds d’investissement et de soutien aux entreprises en Afrique, et de garanties de prêts. Réunissant la Banque africaine de développement, le Fonds international de développement agricole, l’Alliance pour une révolution vert en Afrique et l’AFD, le Fonds d’investissement pour l’agriculture en Afrique mobilisera dans une première phase 200 millions d’euros et, à terme, 500 millions d’euros. Il s’adresse aux entreprises privées et aux coopératives déployant des stratégies d’accroissement et de diversification des productions agricoles.

  • La Banque de développement de l’Afrique australe intensifiera ses opérations de financement du développement axées sur des projets prioritaires d’infrastructures en injectant l’équivalent de plus de quatre milliards de dollars dans ces projets et dans d’autres secteurs de développement, soit une augmentation de plus de 100 % du financement du développement de ces trois dernières années. Elle intensifiera également son assistance technique et son aide financière sous forme de subventions destinées à l’élaboration de projets et à la formation à hauteur de l’équivalent de plus de 50 millions de dollars.

  • Au cours des trois prochaines années, la Banque européenne d’investissement (BEI) devrait engager plus de deux milliards d’euros sous forme de prêts, fonds propres et garanties en Afrique subsaharienne. Elle intensifiera son soutien financier aux projets d’infrastructures et aux projets de valorisation des ressources énergétiques, notamment en faisant meilleur usage du Fonds fiduciaire du partenariat euro-africain pour les infrastructures créé à l’initiative de la Commission européenne et administré par la BEI. Elle offrira également des cofinancements en parallèle avec le Mécanisme d’appui à l’infrastructure en situation de crise de l’IFC. La BEI apportera un soutien supplémentaire au secteur financier africain par l’intermédiaire de contributions au Mécanisme de soutien au secteur de la microfinance et à d’autres initiatives pertinentes, par l’octroi aux banques de lignes de crédit plus souples et, le cas échéant, de fonds propres. La BEI poursuivra sa collaboration avec les établissements partenaires sur les initiatives du secteur privé, y compris l’initiative EFP engagée avec les Institutions européennes de financement du développement (IEFD).

  • Dans le cadre de la Coopération financière allemande avec l’Afrique, le Ministère fédéral allemand du développement économique et de la coopération (BMZ), par l’intermédiaire du KfW Bankengruppe (à savoir KfW et DEG), devrait prendre part à des initiatives et à des programmes d’une valeur de plus de 1,4 milliard de dollars en Afrique subsaharienne et apporter ainsi un soutien financier au secteur financier, au secteur privé et aux projets d’infrastructures. En outre, le KfW Bankengruppe devrait prendre part à des initiatives et à des programmes d’une valeur de plus de 1,1 milliard de dollars en Afrique subsaharienne et apporter ainsi un soutien financier au secteur financier, au secteur privé et aux projets d’infrastructures.

  • Au cours des cinq prochaines années, le Groupe de la Banque islamique de développement, par l’intermédiaire de la Société islamique de développement du secteur privé, prendra part à des investissements et à des programmes d’une valeur totale de 250 millions de dollars. En dépit de la crise actuelle et grâce à ses propres ressources, la Société islamique de développement du Groupe de la Banque islamique de développement, maintiendra ses engagements de 150 millions de dollars destinés à soutenir et à faciliter le financement en Afrique en 2009. Dans l’objectif d’intensifier ses interventions, l’ITFC cherche à resserrer ses liens avec l’IFC et la Banque africaine de développement pour étudier les moyens de mobiliser 250 millions de dollars supplémentaires avant la fin 2009.

  • Dans le cadre du soutien financier du Groupe de la Banque mondiale :   
    • L’IFC apportera au moins un milliard de dollars pour faciliter le commerce, renforcer l’assise financière des banques, améliorer les infrastructures, multiplier les prêts de microfinancement et stimuler les entreprises agroalimentaires ;
    • La Banque internationale pour la reconstruction et le développement accélérera et avancera le calendrier de ses engagements à l’égard de l’Association internationale de développement et facilitera l’accès au financement pour les pays non admissibles à l’IDA ; elle accélérera le versement des fonds, créera un guichet préférentiel de financement des investissements dans les infrastructures hautement prioritaires et à haut rendement facilitant l’intégration régionale, la préservation des biens et le développement urbain et elle aidera les partenaires à analyser l’impact de la crise au moyen de produits de connaissance et d’activités de sensibilisation ;
    • L’Agence multilatérale de garantie des investissements apportera un maximum de deux milliards de dollars en garanties d’investissements qui permettront de hiérarchiser les demandes d’investissements dans les infrastructures en Afrique, de financer les petits et moyens investissements et d’aider le secteur financier africain, y compris les banques et les organismes de microfinancement.

Les établissements participant à cette initiative commune estiment que les perspectives économiques à long terme de l’Afrique sont bonnes et qu’un soutien coordonné de la part des établissements, des gouvernements et des institutions africaines aidera les économies de la région à se développer et à se renforcer.




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