Contacts: À Ottawa/Montreal: Carl Hanlon Cellulaire : [+1] 202 460 8526 chanlon@worldbank.org  À Washington: David Theis [+1] 202 458 8626 Cellulaire : [+1] 202 203 0601 dtheis@worldbank.org  Montréal, 8 juin 2009—Le Président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a loué ce jour le Canada pour le rôle qu’il joue dans la promotion du développement et de la croissance économique mondiale à un moment où les pays pauvres sont frappés de plein fouet par la crise financière, qui s’accompagne d’un niveau élevé de chômage et menace d’entraîner des troubles sociaux.
Dans la perspective de son discours d’orientation au Forum économique international des Amériques, qui se tient le lundi 8 juin à Montréal, Zoellick déclare : « Le Canada joue un rôle crucial en aidant les pays qui n’ont pas les moyens de lutter contre la crise et ont du mal à faire face aux pertes massives d’emplois et à une situation explosive, à mesure que grossissent les rangs des pauvres. » « L’aide du Canada aux pays fragiles ou touchés par un conflit, notamment l’Afghanistan et Haïti, est d’autant plus importante que ces pays sont particulièrement fragilisés par des niveaux de pauvreté élevés et de faibles institutions, » a estimé Zoellick. Le Président de la Banque mondiale rencontrera le Premier Ministre Stephen Harper, le ministre des Finances Jim Flaherty, la ministre du Développement Beverly Oda, le chef de l’opposition Michael Ignatieff, des membres du Comité permanent des affaires étrangères et du développement international ainsi que d’autres responsables publics et chefs d’entreprise. Le Canada et la Banque mondiale entretiennent déjà de fructueux rapports de collaboration en Afghanistan, dans le cadre des programmes de solidarité nationale axés sur les populations locales et en Haïti, dans le cadre des programmes d’éducation  – collaboration s’inscrivant dans un partenariat à plus grande échelle qui contribue à transformer la vie des populations vulnérables. Le Président de la Banque mondiale fait remarquer que le « milliard d’habitants le plus pauvre » de la planète vit dans les États fragiles ou touchés par un conflit, comme l’Afghanistan et Haïti où le niveau de pauvreté peut dépasser 50 % et où pourraient bien se produire des effets d’entraînement qui poseraient des risques de sécurité au plan régional et mondial. Zoellick a indiqué que le Canada s’associe également sans réserve au Groupe de la Banque mondiale pour préconiser l’efficacité, la responsabilité et les résultats en matière d’aide ; encourager le recours à des outils novateurs dans des domaines tels que les soins de santé, le changement climatique, les services de financement et la gestion des risques liés aux catastrophes naturels ; et mettre en évidence la nécessité vitale du développement du secteur privé. Zoellick a déclaré que la crise financière a aggravé les difficultés des pays vulnérables et qu’il importe que les pays à revenu plus élevé maintiennent leur aide au développement, tout en recherchant des solutions à leurs propres problèmes financiers et économiques. Il a indiqué que le Canada, qui joue un rôle de chef de file au G8 et au G20, gère la crise financière par des mesures de relance visant à en atténuer l’impact sur l’économie réelle. « D’autres pourraient s’inspirer des actions réalisées par le Canada, en particulier la mise en place d’un cadre financier et réglementaire solide qui lui permet de gérer les chocs liés à la crise, notamment dans le secteur bancaire. » Zoellick estime que malgré les signes de reprise au plan mondial, des risques dangereux persistent qui pourraient compromettre les résultats enregistrés, en particulier  la menace de protectionnisme. « Pour l’instant, nous sommes en présence d’une petite fièvre, ce n’est pas une véritable grippe, mais nous devons rester vigilants car à mesure qu’augmentent les chiffres du chômage, les dirigeants politiques sont soumis à des pressions et certains pourraient bien se tourner vers le protectionnisme, » a poursuivi Zoellick. « Le solide attachement du Canada au libre-échange et à la lutte contre le protectionnisme donne un signal fort à ses voisins et partenaires à travers le monde. » Le Président de la Banque mondiale se rendra de Montréal à Ottawa où il doit rencontrer, lundi et mardi, d’autres dirigeants politiques et chefs d’entreprise. |