Contacts: à Washington : David Theis TĂ©lĂ©phone : [+1] 202 458 8626 dtheis@worldbank.org  à Paris : Rachel Winter-Jones TĂ©lĂ©phone : [+33] 1 4069 3052 rjones1@worldbank.org  à London : Derek Warren TĂ©lĂ©phone : [+44] 20 7592 8402 dwarren1@worldbank.org  à Tokyo : Tomoko Hirai TĂ©lĂ©phone : [+81] 3 3597 6665 thirai@worldbank.org  Washington, 11 juin 2009 â LâĂ©conomie mondiale devrait, cette annĂ©e, se contracter encore plus que les estimations antĂ©rieures ne le laissaient penser, et les pays pauvres continueront dâĂȘtre frappĂ©s de plein fouet par de multiples vagues de problĂšmes Ă©conomiques, a notĂ© aujourdâhui le PrĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick. Bien que les marchĂ©s financiers se stabilisent dans de nombreuses Ă©conomies dĂ©veloppĂ©es, le chĂŽmage et le sous-emploi des capacitĂ©s continuent de sâaggraver et, donc, dâexercer des pressions Ă la baisse sur lâĂ©conomie mondiale. Selon les derniĂšres estimations de la Banque, lâĂ©conomie mondiale devrait, cette annĂ©e, afficher un repli de prĂšs de 3 %, câest-Ă -dire beaucoup plus que ne lâindiquait lâestimation prĂ©cĂ©dente de 1,7 %. La plupart des Ă©conomies des pays en dĂ©veloppement se contracteront cette annĂ©e et verront leurs perspectives continuer de sâassombrir Ă moins que lâeffondrement de leurs exportations, des envois de fonds de lâĂ©tranger et les investissements Ă©trangers directs nâait fait place Ă une Ă©volution de sens inverse dâici la fin de 2010. « Bien que lâon sâattende Ă ce que la croissance redĂ©marre dans le courant de 2010, le rythme de cette reprise reste incertain et les populations pauvres de nombreux pays en dĂ©veloppement continueront de subir les contrecoups de la crise » a fait valoir M. Zoellick Ă lâapproche de la rĂ©union des ministres des Finances du Groupe des Huit qui doit se tenir en Italie. « Des vagues de troubles Ă©conomiques continueront de dĂ©ferler sur les populations pauvres du monde en dĂ©veloppement, qui ont moins de possibilitĂ©s de se protĂ©ger. Nous devrons faire beaucoup plus au cours des prochains mois pour mobiliser des ressources afin de nous assurer que les pauvres ne supportent pas le coĂ»t dâune crise dont ils ne sont aucunement responsables. » M. Zoellick a notĂ© que, selon les estimations rĂ©visĂ©es de la Banque, le besoin de financement non satisfait pour lâensemble des pays en dĂ©veloppement sera compris entre 350 et 635 milliards de dollars en 2009, soit une fourchette lĂ©gĂšrement infĂ©rieure aux estimations antĂ©rieures, par suite de lâamĂ©lioration des soldes des transactions courantes, mais qui continue dâindiquer des besoins considĂ©rables. « Les pays Ă faible revenu qui nâont que des capacitĂ©s dâemprunt limitĂ©es en raison de la faiblesse de leurs rĂ©serves et des lourdes charges qui grĂšvent leurs budgets nationaux Ă©prouveront des difficultĂ©s particuliĂšres Ă obtenir des financements dâun montant suffisant au cours des quelques prochaines annĂ©es », a expliquĂ© M. Zoellick. « Câest pourquoi les financements de la Banque mondiale, du FMI et dâautres sources revĂȘtiront de plus en plus dâimportance au fur et Ă mesure du dĂ©roulement de la crise dans les pays Ă faible revenu. » M. Zoellick a Ă©galement fait valoir que : « il nâexiste pas suffisamment de capitaux dans le secteur public pour rĂ©soudre la crise mondiale ; la stratĂ©gie de relance doit donc encourager les entreprises, mais aussi les financements privĂ©s ». Les consĂ©quences de la crise pour les pays pauvres sont dures et motivent leur recours accru aux ressources de la Banque mondiale. LâAssociation internationale de dĂ©veloppement (IDA), qui est lâinstitution du Groupe de la Banque mondiale dont les activitĂ©s concernent les 78 pays les plus pauvres, est davantage sollicitĂ©e. Pour lâexercice 09, qui prend fin le 30 juin, le montant des dons et des prĂȘts non rĂ©munĂ©rĂ©s de lâIDA devrait atteindre un niveau record dĂ©passant 13 milliards de dollars, contre 11,2 milliards de dollars pour le dernier exercice. En prĂ©voyance des besoins des pays les plus pauvres, la Banque mondiale a créé un mĂ©canisme de financement rapide en dĂ©cembre pour dĂ©caisser sans dĂ©lai des fonds au titre de filets de protection sociale, de lâinfrastructure, de lâĂ©ducation et de la santĂ©. La demande dâappui de la Banque internationale pour la reconstruction et le dĂ©veloppement (BIRD), qui est lâinstitution du Groupe de la Banque mondiale fournissant un soutien aux pays Ă faible revenu et Ă revenu intermĂ©diaire qui sont solvables, a aussi rapidement augmentĂ©. Le volume des prĂȘts devrait sâĂ©tablir Ă environ 33 milliards de dollars pour lâexercice, contre 13,2 milliards de dollars pour lâexercice prĂ©cĂ©dent. M. Zoellick a expliquĂ© quâil Ă©tait important que les rĂ©unions du G-8 qui doivent avoir lieu en juin et en juillet donnent une suite concrĂšte aux promesses formulĂ©es lors de la rĂ©union du Groupe des Vingt Ă Londres en avril dernier afin de rĂ©tablir les financements intĂ©rieurs et les flux de capitaux internationaux. M. Zoellick a Ă©galement indiquĂ© que des risques majeurs continuent de se poser, qui tiennent notamment Ă la nĂ©cessitĂ© dâassainir le bilan des banques et de recapitaliser ces derniĂšres, de sâattaquer aux risques financiers uniques auquel sont confrontĂ©s les pays dâEurope centrale et de lâEst, dâĂ©viter une montĂ©e du protectionnisme, et de reconduire des volumes importants de la dette du secteur privĂ© dans les pays en dĂ©veloppement. Le Groupe de la Banque mondiale suit attentivement attention lâĂ©volution des statistiques Ă©conomiques mondiales et publiera, le 22 juin, un rapport intitulĂ© Global Development Finance 2009: Charting a Global Recovery. ---  Pour plus dâinformation sur la Banque mondiale, se rendre sur le site : http://www.banquemondiale.org  |