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Les turbulences Ă©conomiques mondiales ont d’importantes rĂ©percussions sur les flux de capitaux vers les pays en dĂ©veloppement

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Communiqué de presse n°:2009/414/DEC

Contacts:
Merrell Tuck
Portable +1 (202) 415 1775
 

mtuckprimdahl@worldbank.org

Télévision/radio : 

Cynthia Case 

+1 (202) 473-6287 

ccase@worldbank.org

 

SÉOUL, CorĂ©e, le 22 juin 2009 – Sur fonds de rĂ©cession Ă©conomique mondiale et de fragilitĂ© des marchĂ©s financiers, les flux nets de capitaux privĂ©s vers les pays en dĂ©veloppement sont tombĂ©s Ă  707 milliards de dollars en 2008, une importante baisse par rapport Ă  leur sommet de 1,2 billion de dollars en 2007. Les flux de capitaux internationaux devraient diminuer encore davantage en 2009 pour se chiffrer Ă  363 milliards de dollars. 

Le rapport intitulé
 Global Development Finance 2009: Charting a Global Recovery(Financement du dĂ©veloppement Ă  l’échelle internationale 2009 : tracer la voie de la reprise mondiale) nous avertit que nous entrons dans une Ăšre de croissance plus lente qui nĂ©cessitera une supervision plus efficace et plus stricte du systĂšme financier. La croissance des pays en dĂ©veloppement devrait ĂȘtre de seulement 1,2 % cette annĂ©e, aprĂšs avoir progressĂ© de 8,1 % en 2007 et de 5,9 % en 2008. En excluant la Chine et l’Inde, le produit intĂ©rieur brut (PIB) des autres pays en dĂ©veloppement devrait diminuer de 1,6 %, entraĂźnant des pertes d’emploi et poussant encore davantage de personnes dans la pauvretĂ©. La croissance Ă  l’échelle mondiale devrait ĂȘtre nĂ©gative et le PIB mondial devrait enregistrer une contraction de 2,9 % en 2009. 

La croissance du PIB mondial devrait rebondir pour se chiffrer Ă  2 % en 2010 et Ă  3,2 % en 2011. Dans les pays en dĂ©veloppement, cette croissance devrait ĂȘtre supĂ©rieure, se situant Ă  4,4 % en 2010 et Ă  5,7 % en 2011, mais demeurera tout de mĂȘme moins vigoureuse qu’avant la crise actuelle.


« La nĂ©cessitĂ© de restructurer le systĂšme bancaire, combinĂ©e aux limites Ă©mergeantes des politiques expansionnistes des pays Ă  revenu Ă©levĂ©, empĂȘchera un rebond mondial de grande ampleur », explique Justin Lin, Ă©conomiste en chef et vice-prĂ©sident chargĂ© du dĂ©veloppement Ă©conomique de la Banque mondiale. « Les pays en dĂ©veloppement peuvent devenir de vĂ©ritables moteurs de la reprise si leurs investissements intĂ©rieurs rebondissent de pair avec le soutien international, y compris la reprise des flux de prĂȘts internationaux. »

Les auteurs de ce rapport notent que mĂȘme si les rĂ©ponses politiques extraordinaires d’un certain nombre de grandes Ă©conomies ont prĂ©venu un effondrement du systĂšme, une action concertĂ©e à l’échelle internationale est essentielle tant que la crise n’est pas terminĂ©e.

« Pour prĂ©venir une deuxiĂšme vague d’instabilitĂ©, les politiques doivent ĂȘtre rapidement axĂ©es sur une rĂ©forme du secteur financier et sur l’aide accordĂ©e aux pays les plus pauvres », affirmeHans Timmer, directeur du Groupe des perspectives de la Banque mondiale.
L’intĂ©gration mondiale et le rĂŽle de plus en plus actif des acteurs privĂ©s dans le financement international ont Ă©tĂ© grandement bĂ©nĂ©fiques, mais ils ont Ă©galement Ă©largi la portĂ©e des turbulences. Aujourd’hui, les pays en dĂ©veloppement dĂ©pendent grandement des flux de capitaux privĂ©s et bon nombre de ces pays sont confrontĂ©s Ă  un effondrement du financement des entreprises maintenant que les grandes sociĂ©tĂ©s et les banques qui finançaient leur croissance sont dĂ©sormais en dĂ©tresse.
 

« Un grand nombre d’entreprises auront de la difficultĂ© Ă  couvrir leurs dettes libellĂ©es en devises Ă©trangĂšres avec leurs revenus libellĂ©s dans leur devise intĂ©rieure dĂ©prĂ©ciĂ©e, d’autant plus qu’au mĂȘme moment la demande pour leurs exportations a chuté », souligne Mansoor Dailami, responsable des Finances internationales au sein du Groupe de perspectivesauteur principal de la GDF.

Le rapport prévient que les risques de crise de balance de paiements et de restructuration de la dette dans bon nombre de pays méritent une attention toute particuliÚre. 

Selon le rapport, tracer la voie d’une reprise mondiale nĂ©cessitera une mise en Ɠuvre rapide de rĂ©formes prĂ©cises et, ultimement, le passage d’une forte participation gouvernementale dans le systĂšme financier Ă  un retour du contrĂŽle du systĂšme bancaire entre les mains du secteur privĂ©. De plus, la grande expansion de la masse monĂ©taire dans les pays dĂ©veloppĂ©s devra ĂȘtre continue et les dĂ©ficits budgĂ©taires devront ĂȘtre rĂ©duits Ă  moyen terme pour maintenir la viabilitĂ© de la dette et Ă©viter une autre crise de l’endettement comme celles vĂ©cues dans les annĂ©es 1970 et 1980.

Perspectives pour les régions en développement

 

Asie de l’Est et Pacifique La rĂ©gion de l’Asie de l’Est et du Pacifique a Ă©tĂ© durement touchĂ©e par la crise en raison de ses relations commerciales Ă©troites avec les pays Ă  revenu Ă©levĂ©, d’une baisse des investissements ainsi que d’une diminution de ses exportations et de sa production industrielle. La croissance pour la rĂ©gion est estimĂ©e Ă  5 % cette annĂ©e, bien que plusieurs pays de la rĂ©gion devraient voir leur PIB diminuer. La reprise dans l’ensemble de la rĂ©gion devrait commencer au deuxiĂšme semestre 2009 et se poursuivre en 2010, reflĂ©tant les importantes mesures de relance budgĂ©taires de la Chine et une modeste reprise de la demande d’exportations Ă  destination des pays riches. Cependant, la reprise devrait se faire graduellement, les prĂ©visions tablant sur une augmentation du PIB rĂ©gional de 6,6 pourcent en 2010 et de 7,8 pourcent en 2011.

 

La rĂ©gion d’Europe et d’Asie centrale est celle qui a Ă©tĂ© le plus durement touchĂ©e par les rĂ©cents dĂ©veloppements, en grande partie parce que bon nombre de pays de la rĂ©gion souffraient dĂ©jĂ  d’importants dĂ©sĂ©quilibres avant la crise. D’importants dĂ©ficits courants et une surchauffe de la consommation intĂ©rieure ont rendu plusieurs pays de cette rĂ©gion vulnĂ©rables au recul des flux de capitaux et Ă  la baisse de la demande d’exportations occasionnĂ©s par la crise. Le PIB de cette rĂ©gion devrait chuter de 4,7 pourcent en 2009 avant de progresser d’environ 1,6 pourcent en 2010.

 

La rĂ©gion de l’AmĂ©rique latine et des CaraĂŻbes est entrĂ©e dans cette pĂ©riode de crise armĂ©e de meilleurs fondamentaux fiscaux, monĂ©taires et financiers que cela n’avait Ă©tĂ© le cas par le passĂ©. Cependant, elle est Ă©galement Ă©prouvĂ©e par la crise, notamment en raison de la baisse des prix des matiĂšres premiĂšres mais Ă©galement, sur le plan financier, en raison du retrait rapide des fonds Ă©trangers. Les taux de change flexibles de bon nombre de pays de la rĂ©gion ont Ă©tĂ© en mesure d’absorber une grande partie du choc initial et d’éviter les problĂšmes systĂ©miques en dĂ©pit de la chute des marchĂ©s boursiers. Le PIB rĂ©gional devrait afficher une baisse de 2,3 pourcent en 2009 avant d’atteindre une croissance de 2 pourcent en 2010.

 

La rĂ©gion du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord a Ă©tĂ© moins directement affectĂ©e que les autres rĂ©gions par le resserrement du crĂ©dit, mais les marchĂ©s boursiers et immobiliers y subissent de fortes pressions et les pays en dĂ©veloppement de la rĂ©gion ont souffert de la dĂ©gradation des conditions dans les pays Ă  revenu Ă©levĂ© de la rĂ©gion. Les envois de fonds, les exportations de service et les flux d’investissements Ă©trangers directs en provenance des ces pays et des pays europĂ©ens Ă  revenu Ă©levĂ© devraient diminuer en 2009, rĂ©duisant ainsi les revenus. La croissance devrait diminuer de moitiĂ© pour se chiffrer Ă  3,1 pourcent en 2009, puis remonter graduellement Ă  3,8 pourcent en 2010 et Ă  4,6 pourcent en 2011, en partie parce que le ralentissement a Ă©tĂ© moins prononcĂ© dans cette rĂ©gion que dans les autres et parce que la demande de pĂ©trole et les prix devraient demeurer faibles.

 

L’Asie du Sud a vu ses flux de capitaux et la croissance de ses investissements diminuer considĂ©rablement. Le PIB de la rĂ©gion devrait croĂźtre de 4,6 pourcent en 2009, une baisse par rapport Ă  sa croissance de 6,1 pourcent en 2008. La production rĂ©gionale devrait ensuite augmenter de 7 pourcent en 2010 et de 7,8 pourcent en 2011. Toutefois, au nombre des menaces qui planent sur la croissance Ă  long terme de la rĂ©gion, on compte la possibilitĂ© d’une intensification des pressions budgĂ©taires et de lourds dĂ©ficits courants si la rĂ©cession mondiale se prolonge. 
  
La rĂ©gion de l’
Afrique subsaharienne a Ă©tĂ© durement touchĂ©e par une diminution de la demande extĂ©rieure, un effondrement des prix des exportations, une baisse des envois de fonds et des recettes touristiques et une importante diminution des flux de capitaux, en particulier les investissements Ă©trangers directs. La croissance de la rĂ©gion devrait dĂ©cĂ©lĂ©rer considĂ©rablement cette annĂ©e pour se situer Ă  1 pourcent environ, contre 5,7 pourcent en moyenne au cours des trois derniĂšres annĂ©es. Les prĂ©vision tablent ensuite sur une croissance de 3,7 pourcent en 2010. Une importante diminution des envois de fonds et de l’aide reprĂ©sentent un risque pour la rĂ©gion puisque bon nombre de pays de l’Afrique subsaharienne dĂ©pendent des flux d’aide pour leur budget et que les envois de fonds reprĂ©sentent un coussin essentiel contre la pauvretĂ©. 
  

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Le rapport sera disponible sur le Web à l’adresse suivante :
http://www.worldbank.org/gdf2009 
Pour consulter d’autres ressources, visitez le :
 www.worldbank.org/globaloutlook




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