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Chine : Rapport économique trimestriel, juin 2009

APERÇU

  • L’économie chinoise continue à subir les effets de la crise mondiale.
  • Toutefois, des politiques monétaires et fiscales très expansionnistes ont permis à l’économie de conserver une croissance respectable.
  • Les perspectives de croissance mondiale demeurent moroses même si des signes de stabilisation apparaissent.
  • La croissance de la Chine devrait rester convenable cette année et l’an prochain, bien qu’il soit encore trop tôt pour dire qu’une reprise soutenue et énergique soit en cours.
  • La Chine peut, avec confiance, mettre l’accent sur des réformes structurelles et des politiques tournées vers l’avenir.

ÉVOLUTIONS ÉCONOMIQUES RÉCENTES

  • A l’échelon international, l’activité économique a continué de décliner au cours du premier semestre 2009.
  • Dans ce contexte, l’économie chinoise a continué de ralentir, mais a été fortement soutenue par des politiques expansionnistes.
  • Après une hausse spectaculaire au cours du premier trimestre, le volume des prêts bancaires a diminué au second trimestre.
  • Les investissements initiés par le gouvernement (GII) ont fortement augmenté.
  • Les mesures d’incitation ont aussi soutenu des secteurs marchands, mais globalement, les investissements basés sur le marché (MBI) accusent un retard significatif.
  • Les ventes immobilières ont repris début 2009, toutefois l’activité du secteur immobilier est restée faible jusqu’à présent.
  • La consommation a bien résisté.
  • Les exportations sont demeurées très faibles alors que les importations ont repris.
  • Globalement, la croissance économique est restée honorable dans un environnement mondial très difficile.
  • La diminution de la pression de l’inflation s’est poursuivie.
  • La rentabilité du secteur industriel a encore fléchi début 2009.
  • L’accumulation des réserves de change de la Chine a ralenti.
  • Les marchés financiers chinois se sont redressés début 2009.

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES

  • A l’échelle mondiale, des signes de stabilisation apparaissent sur les marchés financiers où la crise actuelle a commencé.
  • Des signes de stabilisation commencent aussi à apparaître dans certains secteurs de l’économie mondiale.
  • Toutefois, une reprise économique mondiale rapide semble peu probable et de nombreuses incertitudes demeurent.
  • Les perspectives de prix mondiaux font l’objet d’une grande attention.
  • Il est encore trop tôt pour affirmer qu’il y a une reprise soutenue en Chine.
  • A notre avis, les perspectives générales de croissance pour 2009 se sont un peu améliorées par rapport à ce qu’elles étaient il y a 3 mois, mais avec peu de report pour 2010.
  • Compte tenu de ces éléments, nous prévoyons une croissance du PIB de 7,2 % en 2009.
  • Concernant la composition des dépenses spécifiques :
    1. Les importants investissements engagés par le gouvernement soutiendront la croissance en 2009, mais les investissements basés sur le marché resteront probablement à la traîne cette année.
    2. La consommation va probablement résister mais on s’attend à un ralentissement.
    3. Le commerce net va probablement venir en déduction de la croissance cette année.
  • Dans les 10 prochaines années, les exportations risquent d’augmenter beaucoup moins qu’elles ne l’ont fait au cours des 10 années précédentes.
  • Les projections de croissance sont risquées.
  • Il est peu probable que la Chine s’installe dans la déflation; des mesures politiques peuvent permettre de diminuer ce risque.

POLITIQUES ÉCONOMIQUES

  • D’après les projections actuelles, il n’est pas nécessaire, et probablement pas approprié, d’adopter d’autres incitations fiscales traditionnelles en 2009.
  • Dans sa réponse à la crise mondiale, la Chine devrait mettre fermement l’accent sur des réformes structurelles et des politiques tournées vers l’avenir.

Politiques structurelles et fiscales

  • La transition vers un tel modèle de croissance serait plus facile et plus fructueuse grâce à des ajustements des politiques structurelles et fiscales.
  • De telles réformes pourraient être poursuivies avec assurance et succès si elles étaient encadrées par un système des finances publiques fonctionnant bien et un filet de protection sociale.
  • D’après les tendances actuelles, le déficit fiscal risque d’être bien supérieur à celui qui a été budgété.
  • La mise en Å“uvre du plan de relance et des autres initiatives fiscales est entravée par des problèmes de longue date concernant le système fiscal intergouvernemental chinois.
  • De nombreuses administrations locales rencontrent des difficultés pour fournir les fonds nécessaires aux projets s’inscrivant dans le cadre du plan de relance.

Politique monétaire

  • D’importants apports de liquidités soutiennent la forte augmentation de prêts bancaires.
  • Une importante progression de la part du financement des factures a occasionné des problèmes, mais est peut-être moins préoccupante qu’elle n’y paraît.
  • Le rythme de progression rapide du crédit bancaire n’est pas durable.
  • Le gouvernement chinois a pris plusieurs initiatives récemment pour renforcer le rôle du yuan dans les finances et le commerce international.
  • Cela prendra peut-être du temps avant que le yuan ne devienne une devise de réserve majeure.

Point particulier : les prix mondiaux—les risques de déflation à court terme et d’inflation à moyen terme liée à la politique

  • Avec un indice des prix à la consommation inférieur à celui de l’année dernière aux Etats-Unis et au Japon, suite à la récession mondiale, on peut craindre une déflation.
  • La réponse de la politique mondiale face à la récession rend peu probable le risque d’une récession prolongée, même si ce risque ne peut être écarté.
  • En fait, la réaction énergique des politiques dans les principaux pays industrialisés a amené certains à craindre une inflation à moyen terme.
  • Le bilan des principales banques centrales a considérablement augmenté.
  • Alors qu’il n’y a pas de désaccords concernant les mesures à prendre pour éviter l’inflation à moyen et long terme, certains craignent que les banques centrales ne soient pas en capacité de les appliquer.
  • Il peut également exister des obstacles politiques aux mesures visant à absorber les liquidités et à resserrer rapidement la politique monétaire.
  • Les responsables politiques devraient être capables de gérer ces problèmes (c’est également ce que pensent les marchés financiers) mais les risques perdurent.



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