La Smithsonian Institution et le Groupe de la Banque mondiale font cause commune pour sauver le tigre sauvage de l’extinction

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Communiqué de presse n°:2009/EXT/422

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Washington, le 19 juin 2009 - La Smithsonian Institution et le Groupe de la Banque mondiale ont fait l’annonce aujourd’hui d’un nouveau programme mis sur pied dans le cadre de l’Initiative mondiale pour le tigre, dont le but est d’aider à stabiliser et reconstituer les populations de tigres sauvages afin de préserver cette espèce menacée d’extinction de son habitat naturel.

Le braconnage, la perte d’habitat et bien d’autres problèmes sont les facteurs ayant contribué à la réduction de la population mondiale de tigres sauvages à un chiffre inférieur à 3 500, alors que se poursuit la disparition de l’espèce. Dans le cadre de l’accord signé aujourd’hui lors d’une cérémonie diffusée sur le web depuis l’édifice Smithsonian Castle à Washington, la Banque mondiale et le Parc zoologique national établiront et appuieront le Réseau pour la protection et le développement qui formera des centaines de gardes forestiers, des professionnels des sciences de la forêt et autres responsables de l’habitat aux techniques de pointe en gestion de la diversité biologique, en accordant une attention particulière à la protection et à l’accroissement des populations de tigres sauvages. La Banque mondiale consacrera plus d’un million de dollars à ces activités de formation au cours de l’année à venir, coopérant par ailleurs avec la Smithsonian Institution pour élargir l’alliance à d’autres membres et mobilisant des financements supplémentaires nécessaires à l’exécution du programme. Le sommet prévu à l’occasion de l’année du tigre devrait se tenir dans la seconde moitié de 2010.

Monsieur G. Wayne Clough, Secrétaire de la Smithsonian Institution, affirme : « Ensemble, les connaissances scientifiques et l’expertise en conservation de la Smithsonian d’une part, et d’autre part, les savoirs sur le développement accumulés par la Banque mondiale sur plus de 60 ans nous permettront de mettre sur pied un réseau mondial de chercheurs réputés, de décideurs et d’ONG, en visant l’objectif fondamental de sauver le tigre sauvage ».

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Monsieur Robert B. Zoellick, a déclaré pour sa part : « Nous sommes très heureux de nous joindre à la Smithsonian Institution pour cet effort novateur et important. Si nous n’agissons pas urgemment, les tigres pourraient disparaître dans les 10 prochaines années. En collaborant, nous pouvons réunir des centaines de professionnels de la protection des espèces et des douzaines d’institutions localisées dans les pays asiatiques de l’aire de répartition du tigre pour mettre un terme à l’effrayante disparition des populations de tigres et sauver de l’extinction cette espèce magnifique ».

Le Réseau pour la protection et le développement nouvellement créé reliera les premières institutions du savoir en Chine, en Inde, en Indonésie, en Russie, en Thaïlande et dans les autres pays de l’aire de répartition du tigre à des centres d’excellence de portée mondiale en science de la protection et en formation professionnelle. Le Centre pour la protection et la recherche du Parc zoologique national (National Zoo's Conservation and Research Center) situé à Front Royal dans la région montagneuse du Parc national de Shenandoah en Virginie, sera l’une des premières rampes de lancement du réseau.

La formation envisagée devrait déboucher sur des mesures plus efficaces contre le commerce illégal et le trafic de parties du tigre, et permettre d’intensifier la surveillance, la détection et la condamnation des braconniers. En plus de promouvoir une application plus stricte des lois sur la conservation et des législations contre le commerce et le trafic illégal, le réseau devrait permettre aux pays de partager plus efficacement les informations sur les activités de braconnage, le tout devant entraîner des efforts plus vigoureux pour lutter contre le problème.

Monsieur Steven Monfort, Directeur par intérim du Parc zoologique national de la Smithsonian Institution, affirme : « La disparition du tigre aura des conséquences plus vastes que la simple perte d’une espèce charismatique. L’extinction de ce grand prédateur serait le signe de changements irréversibles dans le fonctionnement des écosystèmes naturels et de tous les rôles joués par ceux-ci, sans compter la perte de valeurs culturelles et spirituelles liées au tigre. Nous sommes très heureux de voir se concrétiser cette importante étape d’évolution de l’Initiative mondiale pour le tigre ».

L’accord intervient un an après le lancement de l’Initiative mondiale pour le tigre (Global Tiger Initiative - GTI), le résultat d’une collaboration réunissant la Banque mondiale, la Smithsonian Institution, le Fonds pour l’environnement mondial, la Coalition internationale pour le tigre et d’autres organisations, pour aider les 13 États de l’aire de répartition de l’espèce à sauvegarder les tigres sauvages et préserver leur habitat. Des informations supplémentaires sont disponibles sur le site web nouvellement créé de l’organisation GTI à l’adresse : www.GlobalTigerInitiative.org.




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