Juillet 2009 – La Tunisie se prépare à faire face, pour les prochaines décennies, à d’importants problèmes d’accès à l’eau, découlant d’une demande grandissante et d’une diminution de l’approvisionnement. Les institutions seront aussi confrontées à des problèmes de gestion de plus en plus complexes.
Le gouvernement tunisien continue à mettre en œuvre des réformes et des investissements qui ont été inscrite au programme de sa stratégie lancée en 1999. Il a mis au point un programme de dix ans (2001-2011) de soutien au secteur de l’eau axé sur trois aspects : i) la gestion et la conservation intégrée de l’eau ; ii) l’efficience économique de l’utilisation de l’eau dans le domaine agricole ; iii) la restructuration des institutions et le renforcement des capacités dans le secteur de l’eau.
Soutien de la Banque mondiale
Appui aux investissements dans le secteur de l’eau en Tunisie. Un accord de prêt d’un montant équivalent à 30,6 millions de dollars EU a été signé le 28 mai 2009 pour appuyer les investissements dans le secteur de l’eau en Tunisie.
Ce projet vise à :
Promouvoir une gestion et une exploitation plus efficiente des aménagements hydro-agricoles publics par les agriculteurs participants ; Améliorer l’accès à l’eau potable et sa consommation dans les ménages situés en zone rurale qui n’étaient pas desservis au début du projet ; Accroître la qualité et la disponibilité de l’information technique nécessaire pour éclairer les décisions prises dans le domaine de la gestion intégrée des ressources en eau. Le projet continuera de soutenir la transition vers une gestion intégrée de l’offre et de la demande, de la quantité et de la qualité de l’eau et de l’eau de surface et de l’eau souterraine.
Ce projet continuera de soutenir des investissements nationaux dans le domaine des politiques d’innovation, des investissements physiques et du renforcement des institutions locales, régionales et nationales.
Financement
Le projet est également financé par la Banque africaine de développement (BAD) et l’Agence française de développement (AFD). Le coût total du projet est équivalent à 163 millions de dollars EU. Il sera financé par des prêts (équivalents à 122 millions de dollars EU), le gouvernement Tunisien (équivalents à 33 millions de dollars EU) et des subventions de diverses sources (approximativement équivalentes à 7 millions de dollars EU).
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Réflexion stratégique sur le secteur de l’eau potable et de l’assainissement en Tunisie
À la demande du gouvernement tunisien, la Banque mondiale a publié une réflexion stratégique sur le secteur de l’eau potable et de l’assainissement en Tunisie, menée par une équipe d’experts multidisciplinaires.
Cette réflexion a porté sur les aspects institutionnels, organisationnels et économiques. Elle a, à partir du diagnostic de la situation actuelle, identifié les forces et les faiblesses du système et passé en revue les options de réformes permettant de faire face aux défis et de livrer le meilleur service, au moindre coût, aux bénéficiaires dans les cités urbaines et le monde rural. Cette réflexion stratégique à permis de dégager les grands axes de réformes méritant d’être développés par des études spécifiques.
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Données sur le secteur de l’eau en Tunisie
La Tunisie, pays méditerranéen, dispose de ressources en eau limitées ne dépassant pas 4860 millions de m3/an. L’agriculture utilise la part la plus importante des ressources en eau même si la part consacrée à l’eau potable augmente légèrement en passant de 13,4 % en 2010 à 17,7 % en 2030. Les parts de l’industrie et du tourisme restent très faibles. En 2006, les taux de couverture de l'eau potable urbaine, de l'eau potable rurale et de l'assainissement urbain ont atteint respectivement : 100 %, 91 % et 80,9 %. Données régionales sur le secteur de l’eau Â
Une nouvelle publication de la Banque mondiale, Water in the Arab World: Management Perspectives and Innovations" (L’eau dans le monde arabe : perspectives de gestion et innovations) PDF (a) offre un ensemble complet d’idées, d’analyses et de réflexions sur la manière de gérer de façon plus efficace et plus durable les ressources en eau du Moyen-Orient.
Elle traite de questions relatives à l’eau aussi diverses que l’impact prévu du changement climatique sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, l’irrigation, les technologies de dessalement et l’art de la diplomatie dans le domaine de l’eau.
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