Ce nombre représente 70 % des 183 économies faisant l’objet du rapport, soit la plus importante proportion annuelle depuis que le rapport annuel a été publié pour la première fois en 2004. De plus, il est à noter que ce progrès a été réalisé sur fond de crise économique mondiale.
 Doing Business 2010 : Reforming through Difficult Times (Mener à bien des réformes en ces temps difficiles) a recensé 287 réformes entre juin 2008 et mai 2009, soit une hausse de 20 % par rapport à l’année précédente. Les réformateurs ont concentré leurs efforts sur la création et le fonctionnement des entreprises, le renforcement des droits de propriété et sur l’amélioration de l’efficacité de la résolution des conflits commerciaux et des procédures de faillite.
Les réformes mesurées par Doing Business peuvent jouer un rôle important en permettant aux pays de surmonter la crise économique. La crise financière et économique est devenue une crise de l’emploi dans les pays en développement et les petites et moyennes entreprises (PME) sont celles qui offrent les meilleures perspectives de création d’emploi.
« La qualité de la réglementation commerciale contribue à déterminer avec quelle facilité il sera possible de réorganiser les entreprises en difficulté pour les aider à survivre aux périodes difficiles, de les reconstruire lorsque la demande sera de retour et de créer de nouvelles entreprises », affirme Penelope Brook, vice-présidente suppléante, Développement des secteurs privé et financier de la Banque mondiale.
Les trois-quarts des économies à faible revenu ou à revenu intermédiaire ont entrepris des réformes et sont responsables des deux tiers des réformes recensées par le rapport Doing Business 2010. (figure 1.1)
Parmi ces économies, le Rwanda tient la vedette en occupant le premier rang du classement mondial des réformateurs les plus actifs en ce qui a trait aux réformes pour faciliter la création d’entreprise, le transfert de propriété, la protection des investisseurs, le commerce transfrontalier et l’obtention des prêts. Il s’agit de la première fois qu’une économie d’Afrique subsaharienne est classée comme réformateur le plus actif.
Cette année, il y a quatre nouveaux venus parmi les 10 réformateurs les plus actifs du monde : le Libéria, les Émirats arabes unis, le Tadjikistan et la Moldavie. Outre le Rwanda, les autres réformateurs les plus actifs sont l’Égypte, la Biélorussie, l’ancienne république yougoslave de Macédoine, la République kirghize et la Colombie. La Colombie et l’Égypte ont figuré au classement des principaux réformateurs sur quatre des sept dernières années.
Doing Business analyse les réglementations qui ont une incidence sur le cycle de vie des petites et moyennes entreprises locales : de leur création, en passant par leur exploitation, leur commerce transfrontalier et leurs taxes et impôts, jusqu’à leur fermeture. L’indice sur la facilité de faire affaires classe les économies de 1 à 183. Singapour, qui est constamment en train d’effectuer des réformes, est classé numéro 1 au titre des économies où il est le plus facile de faire des affaires et ce, pour la quatrième année consécutive. La Nouvelle-Zélande occupe quant à elle le deuxième rang.
Après avoir suivi les réformes des réglementations commerciales depuis six ans, commence à identifier certaines caractéristiques communes aux réformateurs qui connaissent du succès :