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Énergie : Le financement de projets en matière de rendement énergétique et d’énergies renouvelables atteint son plus haut niveau historique

Disponible en: English, Español, العربية
Communiqué de presse n°:2010/057/WBG
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Contacts:  
Banque mondiale
 – Roger Morier +1 202 473 5675

rmorier@worldbank.org 

IFC – Katia Theriault +1 202 458 9704

Ktheriault@ifc.org 

MIGA – Mallory Saleson +1 202 473 0844

Msaleson@worldbank.org 

 

WASHINGTON, le 10 septembre 2009 – Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé aujourd’hui que son financement de projets et de programmes en matière de rendement énergétique et d’énergies renouvelables dans les pays en développement a augmenté de 24 % au cours du dernier exercice et représente au total 3,3 milliards de dollars, soit son plus haut niveau historique. Les engagements totaux en matière de rendement énergétique et d’énergies renouvelables pour l’exercice clos le 30 juin 2009 représentaient plus de 40 % des prêts destinés à l’énergie octroyés par le Groupe de la Banque mondiale.

 

Le Groupe de la Banque mondiale a également indiqué qu’il avait dépassé les engagements tenus lors de la conférence internationale sur les énergies renouvelables organisée en 2004 à Bonn où il s’était engagé à augmenter son soutien dans ce domaine d’approximativement 1,9 milliard de dollars pour la période 2005-2009. Le financement des énergies renouvelables et du rendement énergétique au cours de cette période par le Groupe de la Banque mondiale a en fait dépassé les 7 milliards de dollars, soit plus de 3,5 fois l’objectif initial. 

 

« Il y a cinq ans, nous pensions avoir dépassé nos propres capacités en nous engageant à augmenter le financement des projets en matière d’énergies renouvelables et de rendement énergétique de 20 % par an », a indiqué Katherine Sierra, vice-présidente de la Banque mondiale pour le réseau du développement durable. « En réalité, nos pays clients ont fait preuve de plus d’ambition et fait davantage appel à nos compétences dans ce domaine. Nous avons répondu par des investissements importants afin de permettre à chacun de ces pays de bâtir l’économie à faibles émissions de carbone qu’ils cherchent à créer.  Nous nous sommes désormais engagés à réaliser des investissements encore plus importants en matière de réduction de l’intensité du carbone et d’énergie propre, l’objectif étant que tous puissent disposer d’un accès fiable à l’énergie. »

 

Deux tiers des fonds utilisés dans le cadre de projets en matière d’énergie financés par la Société Financière Internationale, l’institution du Groupe de la Banque mondiale qui a pour rôle le développement du secteur privé, portaient sur les sous-secteurs de l’énergie renouvelable ou du rendement énergétique. « Nous avons montré que le financement des projets de développement d’énergies renouvelables et de rendement énergétique est certes favorable à l’environnement et à la société, mais surtout qu’il s’agit d’investissements avantageux sur le plan économique », a indiqué Rashad Kaldany, vice-président pour la région Asie, Moyen-Orient et Afrique du Nord et des infrastructures mondiales. « En favorisant la participation du secteur privée dans les projets d’énergies renouvelables, l’IFC joue un rôle de transformateur du secteur ».

 

« L’agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) aide les investisseurs et les pays en développement à réduire les pratiques nocives liées au réchauffement climatique en prenant en charge la garantie du risque politique et ce, dans le but de soutenir les investissements dans les énergies renouvelables, la conservation d’énergie et l’augmentation du rendement énergétique », a indiqué Izumi Kobayashi, vice-président exécutif. « Au cours des cinq dernières années, la MIGA a garanti plus de 350 millions de dollars destinés à des projets de développement d’énergies renouvelables et de rendement énergétique. »

 

Au cours des cinq dernières années, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé 366 projets portant sur l’énergie renouvelable et le rendement énergétique dans 90 pays, dont 99 projets dans 48 pays au cours de l’année dernière. Ces projets comprenaient ceux mis en œuvre au Bangladesh destinés à encourager l’action du secteur privé et de la société civile en faveur de l’installation de systèmes d’électrification solaire hors réseau. Ainsi, 1,5 million de ménages et de sociétés installés en zone rurale auront accès à une source électrique fiable et propre d’ici 2012. 

 

En Tanzanie, la Banque mondiale finance des centrales alimentées à base de biomasse, solaires ou hydroélectriques afin de développer les ressources électriques du réseau alimentant des bâtiments scolaires, des hôpitaux, des cliniques, des entreprises et des ménages. Ainsi, l’accès à l’électricité se développe rapidement et les coupures, qui ont dans le passé miné le pays, deviennent plus rares. 

 

En Chine, le financement de la Banque permet l’installation de 30 000 nouveaux digesteurs de biogaz. Ce projet permet à près de 500 000 ménages vivant en zone rurale d’utiliser le biogaz issu de leur activité agricole pour cuisiner les aliments, et de réduire ainsi l’utilisation d’énergies fossiles pour le chauffage des maisons et la fertilisation. Cette mesure permet de diminuer de 60 000 tonnes par an les émissions de dioxyde de carbone.

 

En Inde, la Banque finance le remplacement de 370 systèmes de refroidissement inefficients consommant du CFC et qui sont employés dans des bâtiments commerciaux et des usines. Cette activité permet d’aider l’Inde à atteindre son objectif d’améliorer de 20 % son rendement énergétique d’ici 2016-2017. Le projet a recours aux fonds du secteur privé à travers une série innovante de mécanismes du Fonds pour l’environnement mondial, du Fonds multilatéral pour la mise en œuvre du Protocole de Montréal et de financement par le carbone.

 

L’IFC encourage les efforts du secteur privé de développement de projets utilisant des énergies renouvelables et de rendement énergétique. En Turquie, l’IFC finance un parc éolien de 135 mégawatts qui permettra une augmentation de 30 % de la capacité du pays en matière d’énergie éolienne tout en réduisant le niveau de pollution.

 

Au Chili, l’IFC finance la construction d’un des parcs éoliens les plus grands du pays. Il permettra de réduire la pollution de l’environnement tout en augmentant la capacité du réseau électrique national.

 

Financement du Groupe de la Banque mondiale de projets en matière d’énergies renouvelables et le rendement énergétique

en millions de dollars

Exercice 2005

Exercice 2006

Exercice 2007

Exercice 2008

Exercice 2009

Exercice 2005-2009

Nvx projets en matière d’ER et de RE*

463

1 105

682

1 665

3 128

7 043

GCH**

538

250

751

1 007

177

2 724

Nvx projets en matière d’ER et de RE* (engagement de Bonn)

251

301

361

433

520

1 866

*ER et RE: énergies renouvelables et rendement énergétique.  ** Grandes centrales hydrolélectriques.

Dans la lignée de l’exercice précédent, le Groupe de la Banque mondiale augmente son financement destiné aux projets en matière d’énergies renouvelables et de rendement énergétique. En 2008, le Conseil des administrateurs a approuvé un Cadre stratégique pour le développement et le changement climatique. Dans ce Cadre, la Banque s’engage à augmenter les investissements en matière d’énergies renouvelables et de rendement énergétique de 30 % par an entre les exercices 2008 et 2012, et dans les grands projets de centrales hydroélectriques respectueuses de l’environnement et de la société.

Outre les 7 milliards de dollars supplémentaires destinés au financement de projets en matière de RE/ER au cours des exercices 2005-2009, le Groupe de la Banque mondiale a également réservé, à la demande des pays en développement, une enveloppe de 2,7 milliards de dollars destinée à des projets de centrales hydroélectriques de plus de 10 MW. Au cours de la période de cinq ans précédente, le financement de nouveaux projets avait été de 1,8 milliard de dollars pour les ER/RE et de 607 millions de dollars dans le domaine de l’hydroélectricité, ce qui souligne l’importance croissante donnée à l’énergie propre dans le cadre du développement durable et de la réduction de la pauvreté.

 

Pour obtenir davantage d’informations sur le financement du Groupe de la Banque mondiale en matière d’énergies renouvelables et de rendement énergétique, veuillez vous rendre sur :

http://www.worldbank.org/energy (anglais)

Fiche thématique sur le changement climatique et les énergies propres 

Fiche thématique sur l'énergie

 

Pour obtenir davantage d’informations sur les projets du Groupe de la Banque mondiale, veuillez vous rendre sur :

http://www.banquemondiale.org/projets 

http://www.ifc.org/french

http://www.miga.org (anglais)

 

 

Informations sur l’engagement de Bonn du Groupe de la Banque mondiale

 

Le Groupe de la Banque mondiale. La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’IDA sont généralement désignées sous le terme « la Banque mondiale ». Avec la Société financière internationale (IFC), l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (ICSID), l’ensemble de ces entités est désigné sous le terme Groupe de la Banque mondiale. 

 

L’engagement de Bonn. Lors de la conférence internationale sur les énergies renouvelables organisée à Bonn en 2004, le Groupe de la Banque mondiale a pris l’engagement d’accélérer le financement de nouveaux projets en matière d’ER et de RE. Le Groupe de la Banque mondiale a promis d’augmenter le financement destiné aux projets en matière d’énergies renouvelables et de rendement énergétique de 20 % par an entre les exercices 2005 et 2009, une proposition préférée à l’engagement de référence de 209 millions de dollars (qui équivalait à la moyenne des trois années précédentes).

 

Nouvelles énergies renouvelables. Les projets soutenant les technologies suivantes ont été classifiés comme nouvelles énergies renouvelables :  énergie solaire pour le chauffage et l’électricité, énergie éolienne pour la production d’énergie électrique et mécanique, énergie à base de biomasse et géothermique pour la production d’électricité et le chauffage, centrales hydroélectriques ayant une puissance maximale de 10 MW.

 

Rendement énergétique. Il comprend les activités d’amélioration du rendement électrique et thermique tant au niveau des usagers que des centrales de production. Il s’agit par exemple d’améliorer le rendement de l’industrie, des transports, des bâtiments, et des appareils électriques ; de la réhabilitation des infrastructures électriques ; de la réduction des pertes au niveau de la distribution et de la transmission ; et de l’amélioration du rendement des systèmes de chauffage. Les projets de réhabilitation des centrales hydroélectriques sont considérés comme rentrant dans le cadre du rendement énergétique lorsque la production d’électricité est augmentée suite aux investissements réalisés sans qu’il n’y ait d’accroissement de la capacité nominale de l’installation. 

 

Centrales hydroélectriques de puissance supérieure à 10 MW. La Banque mondiale considère que l’énergie hydroélectrique, quelle que soit la capacité de la centrale, est une énergie renouvelable. Pour une question de classification, les projets hydroélectriques dont la capacité de production au sein d’une seule centrale dépassent les 10 MW sont signalés séparément. Les projets de centrales hydroélectriques au fil de l’eau et de barrages hydroélectriques sont inclus ici si leur capacité dépasse les 10 MW.

 

Financement du Groupe de la Banque mondiale de projets en matière d’énergies renouvelables et de rendement énergétique (exercice 2009)

 

(Engagements en millions de dollars)

Source des fonds

Rendement énergétique

Hydro > 10MW

Nouvelles énergies renouvelables

Total

Banque mondiale

1 386

 43

 840

2 269

 

BIRD/IDA

1 311

 43

 804

2 157

 

FEM*

 68

 -  

 15

 83

 

Financement de la lutte contre les émissions de carbone

 8

 -  

 21

 29

 

Fonds propre de l’IFC

 315

 135

 587

1 036

 

Total

1 701

 177

1 427

3 305

 

Remarque : la somme de certaines colonnes et de certaines rangées peut être légèrement différente en raison de l’arrondissage.

 

 *Fonds pour l’environnement mondial




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