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La Banque mondiale change pour s’adapter aux nouveaux enjeux

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Communiqué de presse n°:2010/092/EXC

Contacts à Istanbul :
David Theis
1- 202-203-0601
dtheis@worldbank.org 

ISTANBUL, le 6 octobre 2009 – La Banque mondiale poursuit un programme de réformes ambitieux pour permettre à l’institution de gagner en efficacité et en performance tout en confortant sa légitimité parmi les pays en développement qu’elle dessert, a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale Robert B. Zoellick.

Dans une allocation prononcée à l’ouverture des Assemblées annuelles de la Banque à Istanbul, M. Zoellick a énoncé les grands axes des réformes engagées par la Banque mondiale : améliorer l’efficacité du développement, promouvoir la transparence et une bonne gouvernance, et continuer d’améliorer le rapport coût-efficacité.

« Le monde a besoin d’institutions agiles, souples, compétentes et comptables de leurs actions », a-t-il souligné devant l’assemblée du Conseil des Gouverneurs du Groupe de la Banque mondiale. « Le Groupe de la Banque mondiale confortera sa légitimité, améliorera son efficacité et son efficience, accroîtra sa transparence et élargira encore le champ de sa collaboration avec l’ONU, le FMI, les autres banques multilatérales de développement, les bailleurs de fonds, la société civile et les fondations qui sont des acteurs du développement de plus en plus importants. »

M. Zoellick a rappelé combien le monde avait changé depuis la création de la Banque mondiale en 1944. L’institution comptait alors 44 pays membres, contre 186 à l’heure actuelle. Les pays en développement d’aujourd’hui étaient encore pour la plupart des colonies. Ce monde est révolu depuis longtemps et l’économie politique du XXIe siècle a besoin d’un nouvel ordre qui traduise le rôle grandissant des pays en développement. Ils sont devenus en effet une source potentielle de croissance économique susceptible de conduire à un rééquilibrage de l’économie mondiale.

« Pour que les pays en développement puissent contribuer à l’apport d’une solution, il faut qu’ils participent aux négociations. Le système international a besoin d’un Groupe de la Banque mondiale qui est adapté aux réalités économiques internationales du XXIe siècle, reconnaît le rôle et les responsabilités de parties prenantes de plus en plus importantes, et permet à l’Afrique de mieux se faire entendre », a fait valoir M. Zoellick.

Les actionnaires de la Banque mondiale se sont prononcés en faveur de réformes qui donneraient aux pays en développement au miminum 47 % des droits de vote dans l’institution. Pour M. Zoellick, ils devraient aller plus loin et porter cette part à 50 %.

Des réformes sont inévitables dans un monde en mutation rapide, a-t-il noté. « L’ancien ordre économique international avait déjà du mal à suivre l’évolution mondiale avant la crise. Les bouleversements que nous connaissons aujourd’hui ont révélé de profondes carences et des besoins criants. Il est temps de procéder aux changements nécessaires et d’aller de l’avant. »

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Le rapport de la Commission de haut niveau présidée par l’ex-Président du Mexique M. Ernesto Zedillo, que M. Zoellick a créée l’an dernier avec pour mission d’explorer les moyens de réformer beaucoup plus en profondeur la gouvernance de la Banque mondiale, est attendu dans le courant du mois.

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Pour plus d'informations sur la Banque mondiale,
rendez-vous sur le site : www.banquemondiale.org.

Pour plus d'informations sur les assemblées annuelles,
veuillez consulter la page d'information des Assemblées 2009.

(a) indique une page en anglais.




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