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Un examen extérieur soutient la réforme

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Communiqué de presse n°:2010/109/EXT

Personnes à contacter :
David Theis +1 202 458-8626
Amy Stilwell +1 202 458-4906

WASHINGTON, 21 octobre 2009 — La gouvernance du Groupe de la Banque mondiale a récemment fait l’objet d’un examen extérieur, conduit sous la direction de l’ex-président mexicain, Ernesto Zedillo, qui formule une série de recommandations en faveur de la poursuite des réformes destinées à améliorer la gouvernance, qui félicite la Banque d’avoir élargi la portée de ses interventions face à la crise financière, et qui préconise de renforcer la capacité financière de l’institution.

« Je tiens à remercier le président Zedillo et le Comité de leur diligence et de leur précieuse contribution à notre programme de réforme. J’ai demandé que cet examen indépendant soit confié à un groupe de spécialistes expérimentés et hautement respectés, car je suis fermement convaincu qu’en poursuivant nos efforts de réforme et d’amélioration, nous pouvons rendre l’action du Groupe de la Banque mondiale plus efficace. La Banque mondiale du XXIe siècle doit être souple, solidaire, efficace, innovante, responsable et financièrement viable, » a rappelé le président du Groupe de la Banque, Robert B. Zoellick. « Nous attendons avec intérêt d’examiner les recommandations du Comité avec nos actionnaires et l’ensemble de nos partenaires ».

En octobre 2008, M. Zoellick a appelé à la création d’un Comité de haut niveau chargé d’étudier la modernisation des structures de gouvernance du Groupe de la Banque mondiale. Ce Comité a présenté les cinq recommandations suivantes :

  • Renforcer la voix et la participation
  • Réorganiser les structures de gouvernance du Groupe de la Banque mondiale
  • Modifier le processus de sélection du président
  • Renforcer le devoir de responsabilité de la direction
  • Renforcer l’assise financière du Groupe de la Banque mondiale

« Ces recommandations, et les contributions d’autres sources, guideront notre réflexion et les conclusions que nous présenterons au Comité du développement au Printemps 2010 », a ajouté M. Zoellick. Il a également remercié le Comité de proposer un renforcement des capacités financières de la Banque pour lui permettre de jouer pleinement son rôle sur la scène mondiale à l’issue de la crise.

Membres du Comité de haut niveau chargé d’étudier la modernisation des structures de gouvernance du Groupe de la Banque mondiale :

  • Ernesto Zedillo, ex-président mexicain et directeur du Centre d'étude sur la globalisation à Yale
  • Arminio Fraga, ex-président de la Banque centrale du Brésil
  • Rima Khalaf, ex-secrétaire général adjoint des Nations Unies, directeur du Bureau régional pour les États arabes au Programme des Nations Unies pour le développement, et ex-Premier ministre adjoint de la Jordanie
  • John Kufuor, ex-président du Ghana
  • Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
  • Sadako Ogata, président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et ex-haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés
  • John F.W. Rogers, secrétaire du conseil d’administration, Goldman Sachs
  • Herman Wijffels, ex-administrateur de la Banque mondiale et ex-président du conseil d’administration de Rabobank
  • Montek Singh Ahluwalia, président adjoint de la Commission du plan, Inde
  • Shriti Vadera, ministre de la Compétitivité économique et des petites entreprises et ex-sous-secrétaire d’État au ministère du Développement international, Royaume-Uni
  • Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque populaire de Chine


Contexte

La Banque a déjà engagé plusieurs réformes visant notamment à :

Renforcer la voix : La première phase des réformes prévoit la création d’un nouveau siège pour l’Afrique subsaharienne (ce qui porte à trois le nombre des administrateurs pour l’Afrique subsaharienne siégeant au Conseil des 25 administrateurs de la Banque) et l’augmentation de la part du capital de la BIRD (Banque internationale pour la reconstruction et le développement, qui vise plus particulièrement les pays à revenu intermédiaire) détenue par les pays en développement pour la porter à 44 % du total. Le Comité du développement, qui s’est réuni ce mois-ci à Istanbul, est convenu d’accroître encore le nombre de droits de vote des pays en développement et en transition d’au moins 3 points de pourcentage, ce qui, ajouté à l’accroissement intervenu dans le cadre de la première phase des réformes, porte la part des voix détenues par ces pays à plus de 47 % du total. Un examen de la voix par le Conseil d’administration de la Société financière internationale (IFC) est également à l’étude.

Réorganiser les structures de gouvernance du Groupe de la Banque mondiale : La conduite d’un examen interne des structures de gouvernance de l’institution par les administrateurs a permis d’établir un programme de travail pour améliorer le fonctionnement du Conseil et les services aux clients.

Modifier le processus de sélection du président : En octobre 2008, les actionnaires sont parvenus à un consensus important, à savoir que le processus de sélection du Président du Groupe de la Banque mondiale sera ouvert, transparent et fondé sur le mérite.

Renforcer le devoir de responsabilité de la direction : L’institution a entrepris d’examiner l’évaluation indépendante qui a été réalisée, en vue de déterminer les lacunes du système et les doubles emplois.

Renforcer la capacité financière : Le Groupe de la Banque mondiale a élaboré un programme équilibré de mesures financières destinées à remédier à l’insuffisance de capitaux de la BIRD et de l’IFC et a présenté plusieurs formules permettant d’accroître le capital libéré de la BIRD en injectant un montant compris entre 3 et 5 milliards de dollars. Il s’agirait de la première augmentation du capital de l’institution en 20 ans. L’IFC cherche également à accroître son capital pour continuer de jouer un rôle moteur dans le développement du secteur privé, y compris les marchés pionniers, durant la crise et au-delà.

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Pour en savoir plus sur la réforme de la Banque mondiale, veuillez consulter le site : www.banquemondiale.org/themes/reforme




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