NOUAKCHOTT, 21 octobre 2009âLa Mauritanie dispose dâimportantes ressources naturelles (gisements de mines, notamment le fer, mais aussi le cuivre et l'or, poissons, mais aussi rĂ©cemment le pĂ©trole et le gaz). Avec une population Ă majoritĂ© trĂšs jeune (la moitiĂ© a moins de 30 ans) et une confortable situation gĂ©ographique qui fait du pays une charniĂšre entre le Maghreb et le reste de lâAfrique noire, le pays a tous les atouts pour se hisser au niveau des Ă©conomies Ă©mergentes. Le 18 juillet dernier, aprĂšs quasiment un an de crise politique, les mauritaniens ont Ă©lu de nouvelles autoritĂ©s Ă la tĂȘte dâun pays dâenviron 3 millions dâĂąmes. Parmi les prioritĂ©s du nouveau gouvernement, LâĂ©radication de la pauvretĂ© (46 % de taux de prĂ©valence selon diverses Ă©tudes), la lutte contre la corruption et la crĂ©ation dâun environnement des affaires attractif. Le pays dispose certes dâimportantes ressources naturelles pour faire face Ă ces dĂ©fis, mais les alĂ©as climatiques (Climat sec et saharien, avec une pluviomĂ©trie peu abondante sur une bonne partie du territoire, exceptĂ©e cet hivernage oĂč dâimportantes quantitĂ©s de pluie se sont abattues sur tout le territoire national ) conjuguĂ©s Ă une annĂ©e 2008-2009 marquĂ©e par les crises alimentaire et financiĂšre Ă lâĂ©chelle mondiale constituent un goulot dâĂ©tranglement qui nâest pas, du reste, insurmontable. Le programme de la Banque mondiale en Mauritanie Vieilles de plus de 45 ans, les relations entre le groupe de la Banque mondiale et la Mauritanie couvrent diffĂ©rents domaines aussi importants que les infrastructures (routes et eau constituent 28 % du portefeuille actuel), agriculture et environnement (28 %), dĂ©veloppement humain (26 %), Energie (13 %) ainsi que le secteur public (5%). Au jour dâaujourdâhui (Septembre 2009), le portefeuille de la BM en Mauritanie est composĂ© de 17 projets nationaux et rĂ©gionaux dâaide au dĂ©veloppement reprĂ©sentant 413 millions de dollars dâengagements IDA, dont environ 160 millions USD non dĂ©caissĂ©s. La reprise formelle des activitĂ©s de la BM a Ă©tĂ© annoncĂ©e fin septembre aux nouvelles autoritĂ©s mauritaniennes par Madani M. Tall, le Directeur des OpĂ©rations pour la Mauritanie, le BĂ©nin, la CĂŽte dâIvoire, le Niger et le Togo, lors dâune visite quâil a effectuĂ©e Ă Nouakchott. ConcrĂštement, cela sâest traduit par le dĂ©caissement immĂ©diat de 16,5 millions de dollars gelĂ©s depuis aoĂ»t 2008. Dans la foulĂ©e de cette annonce, M. Tall et M. Sidi ould Tah, ministre mauritanien des Affaires Ăconomiques et du DĂ©veloppement, ont signĂ© le 1er octobre 2009 un accord de financement du Projet dâAssistance Technique et de Renforcement Institutionnel du Secteur des Transports (PATRIST), approuvĂ© depuis le 31 juillet 2008 Ă Washington par le Conseil dâAdministration de la Banque mondiale. A cela sâajoute une assistance dans divers autres domaines, tels que lâĂvaluation du climat d'investissement (ICA) menĂ©e en 2007, et une autre Ă©valuation de la paritĂ© hommes-femmes. Sans oublier que le portefeuille des Ă©tudes Ă©conomiques et sectorielles pour lâannĂ©e fiscale 2008 a menĂ© une « Ătude sur la corruption en Mauritanie », dont les rĂ©sultats serviront Ă dĂ©finir la StratĂ©gie de lutte contre la corruption des autoritĂ©s mauritaniennes, ainsi quâune « Ătude des sources de croissance » qui devrait aider Ă identifier des secteurs de croissance potentiels. Sur le plan de lâenvironnement des affaires, le rapport « Doing Business 2010 » a classĂ© la Mauritanie au 166e rang sur environ 180 pays, ce qui signifie que des efforts supplĂ©mentaires doivent ĂȘtre consentis. Câest dâailleurs dans cette optique que le Conseil dâAdministration de la Banque a approuvĂ© le Projet de Renforcement du cadre dâactivitĂ© Ă©conomique qui vise Ă promouvoir le dĂ©veloppement du secteur privĂ© financier et lâinvestissement en Mauritanie. En 2007, lâĂ©laboration du CSLP2 et de la StratĂ©gie dâaide au pays (CAS), ainsi que la tenue du Groupe Consultatif Ă Paris ont rĂ©vĂ©lĂ© des partenariats solides, couronnĂ©s par la visite en Mauritanie en janvier 2008 du PrĂ©sident de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick. Depuis le dĂ©but du mois de septembre 2009, des missions de la banque mondiale ont engagĂ© une sĂ©rie de dialogues et dâĂ©changes avec les nouvelles autoritĂ©s issues des Ă©lections du 18 juillet 2009 pour réévaluer les axes de dĂ©veloppement prioritaires. |