Filets de protection sociale

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Expert - Robert Holzmann (a)

Contexte

Les populations des pays en développement luttent pour améliorer leurs conditions de vie face à un ensemble de risques multiples et grandissants : des chocs systémiques, comme les crises économiques et les catastrophes naturelles, à des chocs plus spécifiques comme le chômage, le handicap ou la maladie. Ces populations ont absolument besoin de structures qui renforcent à la fois leur résilience et leurs perspectives de revenu. Parmi ces dispositifs, les filets de protection sociale jouent un rôle clé.

Les récentes crises alimentaire, énergétique et financière sont en effet venues souligner l’importance de disposer de bons filets de sécurité pour réduire la pauvreté et la vulnérabilité. Grâce aux données de plus en plus fournies qui mettent en évidence les effets positifs des programmes de protection sociale dans des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire aussi divers que le Brésil, l’Éthiopie, le Mexique ou le Rwanda, le rôle de ces filets de sécurité occupe désormais une bonne place dans le programme d’action pour le développement. Aussi la Banque mondiale appuie-t-elle la mise en place de programmes de filets de protection sociale pérennes et abordables destinés à protéger les pauvres tant dans le cadre des efforts de lutte contre la pauvreté à long terme qu’en période de crise.

Stratégie

La Banque soutient les dispositifs mis en place par les pays pour apporter une protection aux familles contre les chocs, les aider à faire en sorte que les enfants puissent être bien soignés et bien nourris et qu’ils puissent continuer d’aller à l’école et d’apprendre ; dans ce cadre, elle apporte également son appui aux programmes qui portent sur l’émancipation économique des femmes et la création d’emplois. En particulier, le Programme d’intervention rapide dans le secteur social (a) s’attache à aider les pays à faible revenu à se doter de systèmes de filets de protection afin de se préparer aux crises futures.

La mise au point de ces filets de sécurité est un élément fondamental de la stratégie de la Banque mondiale pour la protection sociale et le travail (a), qui couvre des aspects tels que l’élargissement de l’accès à la santé et à l’éducation, à l’assurance sociale, aux pensions, aux services et aux possibilités d’emploi. Cette stratégie tient compte de la nécessité de gérer les risques de rupture et leurs effets négatifs à long terme afin de protéger les ménages contre des chocs irréversibles, et du rôle que les filets de protection sociale peuvent avoir dans les efforts menés pour sortir les populations de la pauvreté. Les interventions auxquelles la Banque apporte son appui sont variées, et concernent aussi bien des programmes de transferts en espèces que des programmes de travaux publics à forte intensité de main d’œuvre ou encore des programmes de distribution de repas dans les écoles. Au cours de la dernière décennie, les financements de la Banque mondiale consacrés aux filets de sécurité (a) et aux autres programmes liés à la protection sociale et à l’emploi ont atteint 11,5 milliards de dollars et concerné 83 pays. Pour répondre à la triple crise financière, alimentaire et énergétique, l’appui de la Banque dans ce domaine a quasiment triplé, puisqu’il est passé d’une moyenne annuel de 1,6 milliard de dollars en 1998-2008 à une moyenne annuelle de 4,2 milliards de dollars en 2009-11.

Les tendances récentes de la place des filets de protection sociale dans les pays à faible revenu et les États fragiles sont les suivantes :

  • Une place plus grande accordée à la création d’emplois: Les programmes de travaux publics et d’« argent contre travail » permettent de créer des emplois et des revenus temporaires, en particulier pour les travailleurs peu qualifiés, grâce à des investissements dans des infrastructures à forte intensité de main d’œuvre.
  • Un recours accru aux transferts monétaires, en relation notamment avec le savoir-faire acquis en matière de systèmes de paiement et de ciblage des programmes. L’essor des transferts en espèces est en particulier remarquable dans le contexte des pays fragiles et sortant d’un conflit.
  • Un appui renforcé aux programmes alimentaires pour les jeunes enfants et les élèves dans les écoles, avec notamment la distribution de repas scolaires, de suppléments alimentaires pour les mères et les enfants et de rations alimentaires.
  • Une attention supérieure apportée à l’obtention de résultats: Le fait de bien cibler les bénéficiaires, l’utilisation de systèmes de paiement électronique, le suivi et l’évaluation ainsi que la gouvernance sont autant de facteurs clés de la réussite des dispositifs de filets pour la protection sociale.

Résultats

Les résultats obtenus dans le cadre des programmes de filets de sécurité mis en place dans les pays aidés par l’Association internationale de développement (IDA) ont permis de renforcer la place de ces dispositifs au niveau plus général du programme d’action pour le développement. En voici quelques illustrations:

  • En Éthiopie, le Programme de filet de sécurité productif apporte son appui à 7,6 millions d'habitants en situation d’insécurité alimentaire chronique — soit 8 % de la population du pays — et devrait couvrir 8,3 millions de personnes d’ici à 2015. À la suite de la crise financière, il était venu en aide à plus d'1,2 million de ménages supplémentaires.
  • Au Bangladesh, 850 000 filles ont bénéficié, pour l'année scolaire 2008/2009, de transferts conditionnels en espèces versés en fonction de l'assiduité et des résultats, et 500 000 élèves âgés de 7 à 14 ans ont obtenu des bourses d'études.
  • En 2008, le gouvernement du Pakistan a lancé un vaste programme de protection sociale avec des transferts en espèces en faveur des ménages les plus vulnérables. En l'espace de dix mois, 2,2 millions de familles ont en bénéficié.
  • Au Liberia, un programme « d'argent contre travail » lancé pour contrer les effets de la crise alimentaire a procuré, depuis 2007 jusqu’à aujourd’hui, plus de 640 000 jours de travail à plus de 17 000 bénéficiaires.

En Amérique latine et dans des pays à revenu intermédiaire d’autres régions du monde, les programmes de protection sociale existants ont été développés afin de faire face à la crise financière. Le succès de ces dispositifs a déclenché le lancement de nouveaux projets à travers le monde. En voici quelques illustrations:

  • Au Mexique, le programme de transferts conditionnels en espèces (TCE) Oportunidades bénéficie à 5,8 millions de familles : il améliore la couverture et la qualité des services de santé, de nutrition et d'éducation et contribue à maintenir les élèves dans le cursus scolaire du cycle primaire jusqu'à l'enseignement supérieur.
  • En février 2008, face à la crise alimentaire, le gouvernement des Philippines a lancé un programme pilote de TCE, limité au départ à 6 000 ménages. Avec l'appui de la Banque, ce sont 700 000 ménages dans tout le pays qui en ont bénéficié fin 2009, et 2,3 millions qui en ont profité selon les estimations pour la fin de l’année 2011 (sur les 4,2-4,3 millions de familles pauvres du pays).
  • Au Brésil, le programme Bolsa Familia a profité à 12 millions de ménages pauvres (soit environ un quart de la population) en fournissant des aides mensuelles aux familles qui scolarisent leurs enfants, suivent les programmes de vaccination obligatoire et recourent aux services de santé. Ce programme a un joué un rôle fondamental dans la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le pays.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.worldbank.org/safetynets.

Contact:
Melanie Mayhew
mmayhew1@worldbank.org
(202) 458-7891

Dernière mise à jour: mars 2012




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