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Un rapport de la Banque mondiale appelle Ă  l’émergence d’un environnement des affaires plus Ă©quitable dans la rĂ©gion Moyen-Orient et Afrique du Nord

Disponible en: English, Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ©
Communiqué de presse n°:2010/130/MNA

Contacts :

A Washington : Najat Yamouri

Tel: +1 202 458 1340

nyamouri@worldbank.org  

Au Caire : Eman Fouad Wahby

Tel : +1 202 2574 1670

 

Le Caire, 9 Novembre 2009 - La Banque Mondiale vient de publier un rapport intitulĂ©  Des privilĂšges Ă  la concurrence : renforcer la croissance par le dĂ©veloppement du secteur privĂ© dans la rĂ©gion du Moyen Orient et d’Afrique du Nord. Il souligne que le secteur privĂ© ne rĂ©ussit pas encore Ă  gĂ©nĂ©rer suffisamment d’emplois et de croissance forte. Un secteur privĂ© plus dynamique est indispensable pour crĂ©er les 40 millions d’emplois nouveaux dont aura besoin la rĂ©gion au cours de la prochaine dĂ©cennie. A cette fin, les pays de la rĂ©gion MENA sont appelĂ©s Ă  rĂ©duire les  pratiques arbitraires et discrĂ©tionnaires qui affaiblissent l’environnement des affaires, afin d’encourager l’entreprenariat et l’investissement.  Le cadre rĂ©glementaire doit ĂȘtre appliquĂ© de maniĂšre plus Ă©quitable Ă  tous les entrepreneurs.  Cela nĂ©cessite d’accroitre la transparence et de renforcer les administrations qui sont au contact des entreprises.

 

Les rĂ©formes mises en Ɠuvre au cours des deux derniĂšres dĂ©cennies ont permis aux entreprises privĂ©es de devenir la principale source de crĂ©ation de richesse en dehors des hydrocarbures et des mines. NĂ©anmoins, le secteur privĂ© n’a pas encore rĂ©ussi Ă  transformer les pays de la rĂ©gion en Ă©conomies diversifiĂ©es, dynamiques, et aux taux de croissance durablement Ă©levĂ©s. Avec un taux d’investissement de 15% du PIB en moyenne, la rĂ©gion MENA se situe loin derriĂšre les rĂ©gions les plus dynamiques. Des progrĂšs rĂ©cents ont permis une meilleure diversification des exportations. Toutefois, les pays les plus performants de la rĂ©gion exportent environ 1500 types de biens, dont la majoritĂ© est Ă  faible contenu technologique, lorsque des pays comme la Pologne, la Malaisie, ou la Turquie en exportent prĂšs de 4000.       

 

Bien que les rĂ©formes de l’environnement des affaires se soient accĂ©lĂ©rĂ©es dans plusieurs pays, le vĂ©ritable enjeu ne rĂ©side pas seulement dans l’ampleur des rĂ©formes, mais dans la qualitĂ© de leur mise en Ɠuvre. Le rapport estime que des Ă©pisodes de rĂ©formes similaires se sont traduits, dans le passĂ©, par une augmentation de l’investissement privĂ© de l’ordre de 2 points de PIB en moyenne, contre 5 Ă  10 points en Asie, en Europe de l’Est et en AmĂ©rique latine. L’impact limitĂ© des rĂ©formes dans la rĂ©gion MENA s’explique par le manque d’équitĂ© et de prĂ©visibilitĂ© dans leur mise en Ɠuvre. Ceci rĂ©duit leur crĂ©dibilitĂ© aux yeux de nombreux investisseurs. PrĂšs de 60% d’entre eux considĂšrent que les rĂ©glementations sont appliquĂ©es de maniĂšre incohĂ©rente et imprĂ©visible. L’incertitude liĂ©e aux politiques publiques, la concurrence dĂ©loyale et la corruption sont des sources de prĂ©occupations majeures des chefs d’entreprises interrogĂ©s.

 

Dans un environnement des affaires oĂč les rĂšgles ne s’appliquent pas de maniĂšre Ă©gale pour tous,  les nouvelles gĂ©nĂ©rations d’entrepreneurs ont du mal Ă  Ă©merger dans la rĂ©gion pour concurrencer les entreprises Ă©tablies de longue date. Selon ce rapport, le nombre de sociĂ©tĂ©s immatriculĂ©es par millier d’habitants, reprĂ©sente mois du tiers de celui de la rĂ©gion d’Europe de l’Est et d’Asie Centrale.  Moins de crĂ©ation et de fermeture d’entreprises font que l’ñge moyen d’une entreprise de la rĂ©gion MENA est de 10 ans supĂ©rieur Ă  celui des pays d’Asie de l’Est et d’Europe de l’Est.   

 

D’aprĂšs le rapport, afin de libĂ©rer le potentiel de la rĂ©gion, un environnement des affaires plus Ă©quitable doit Ă©merger afin que les pratiques profondĂ©ment enracinĂ©es de distribution de rentes et de privilĂšges soient Ă©liminĂ©es. Selon la Vice prĂ©sidente de la rĂ©gion MENA, Shamshad Akhtar : «La rĂ©gion dispose d’un capital humain considĂ©rable, d’un esprit de crĂ©ativitĂ© remarquable et de nombreuses ressources naturelles. Son potentiel de croissance est immense. RĂ©aliser ce potentiel nĂ©cessitera un engagement crĂ©dible Ă  rĂ©duire les pratiques arbitraires et discrĂ©tionnaires des administrations, afin que l’application du cadre rĂ©glementaire des affaires y soit plus Ă©quitable. Cela encouragera un plus grand nombre d’entrepreneurs Ă  investir et Ă  crĂ©er des emplois»       

 

Afin de renforcer la croissance de maniĂšre durable, le rapport prĂ©conise une nouvelle approche s’articulant autour de trois piliers. Tout d’abord, les gouvernements doivent rĂ©duire les barriĂšres formelles et informelles qui limitent la concurrence. Partout oĂč elles existent, les situations de rentes et celles de conflits d’intĂ©rĂȘt entre responsables publics et investisseurs privĂ©s doivent ĂȘtre rĂ©duites. Ensuite, les rĂ©formes doivent ĂȘtre accompagnĂ©es du renforcement des institutions chargĂ©es de les mettre en Ɠuvre, de rĂ©guler les marchĂ©s et d’interagir avec les entreprises. Ceci en vue de rĂ©duire les immixtions et les pratiques discrĂ©tionnaires et arbitraires dans l’application des rĂ©glementations. Comme le souligne Shamshad Aktar : «Pour  amĂ©liorer vĂ©ritablement l’environnement des affaires au profit de tous, il convient d’inscrire au cƓur des rĂ©formes l’exigence de transparence, l’obligation de rendre des comptes, et la qualitĂ© de service des institutions publiques de la rĂ©gion ». Enfin, un nouveau partenariat entre le secteur privĂ© et les gouvernements est nĂ©cessaire, afin que tous les acteurs soient davantage impliquĂ©s dans la prĂ©paration, la mise en Ɠuvre et l’évaluation des politiques Ă©conomiques. Seul un partenariat Ă©troit pourra assoir un consensus autour des rĂ©formes et renforcera leur crĂ©dibilitĂ© et leur efficacitĂ©. Un dialogue plus ouvert permettra Ă©galement de limiter l’influence d’intĂ©rĂȘts particuliers au dĂ©triment de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. 

 

Selon Shamshad Akhtar : « Le secteur privĂ© a aussi sa part de responsabilitĂ© dans ce nouveau partenariat. Trop souvent, sa voix a Ă©tĂ© accaparĂ©e par les partisans du statuquo pour maintenir leurs privilĂšges. Aujourd’hui, une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’entrepreneurs est en train d’émerger dans la rĂ©gion MENA. Leur capacitĂ© Ă  faire entendre leur voix pour influencer positivement les rĂ©formes Ă  venir sera cruciale». Le rapport met ainsi l’accent sur la nĂ©cessitĂ© de renforcer le rĂŽle du secteur privĂ© dans la rĂ©gion MENA pour en faire un moteur du changement. Pour cela, les organisations qui le reprĂ©sentent doivent ĂȘtre plus ouvertes, plus reprĂ©sentatives et mieux organisĂ©es pour soutenir des rĂ©formes qui bĂ©nĂ©ficieront Ă  toutes les catĂ©gories d’entreprises.

 

 

Pour plus d’information sur la Banque mondiale, veuillez consulter:

www.banquemondiale.org/mena 

www.worldbank.org/eg

 

 


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