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Changement climatique : la Banque mondiale soutient les peuples autochtones dans la conception de mesures de riposte

Disponible en: Ø§Ù„عربية, Español, English
Communiqué de presse n°:2010/149/SDN

Contact
Roger Morier
+1 202 473 5675
rmorier@worldbank.org

WASHINGTON, le 18 novembre 2009 – Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a ouvert une table ronde aujourd'hui sur le thème Peuples autochtones et changement climatique en déclarant que les peuples autochtones supportaient une « part disproportionnée des effets du changement climatique Â». Deux semaines avant l’ouverture d’une importante conférence de l’Organisation des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague, M. Zoellick a souligné qu’il était important de faire participer les populations les plus touchées par le changement climatique aux débats consacrés à la question.

M. Zoellick s’exprimait à une table ronde organisée par la Banque mondiale et l’organisation First Peoples Worldwide au siège de la Banque à Washington. La conférence a rassemblé des représentants des peuples indigènes du monde entier ainsi que des représentants d’autres organisations non gouvernementales, du secteur privé et d’organisations bilatérales et internationales venus échanger des idées, sceller des partenariats et créer des synergies pour tracer la voie vers la création d’un fonds d’action sur le climat pour les peuples autochtones (Indigenous Peoples Climate Action Fund).

« Le changement climatique accentue les difficultés auxquelles les communautés autochtones sont déjà confrontées, notamment la perte de terres et de ressources, le recul des indicateurs de développement humain, la discrimination, le chômage et la marginalisation économique et politique Â», a déclaré M. Zoellick durant son intervention.

Grâce à leur « longue expérience de la gestion des ressources naturelles et de l’adaptation au changement climatique Â», a-t-il ajouté, les communautés autochtones « peuvent compléter nos connaissances sur cette question complexe et nous aider à la résoudre… Les enseignements que peuvent nous communiquer les peuples autochtones enrichiront notre réflexion et rendront nos actions plus productives Â».

Le Président du Groupe de la Banque mondiale a cité plusieurs exemples de la façon dont les peuples autochtones de diverses régions du monde utilisent leurs connaissances et leur expérience pour faire face à certains effets inévitables du changement climatique. Dans certaines parties de l’Afrique, a-t-il dit, les peuples autochtones parviennent depuis longtemps à tirer parti de terres arides, par exemple en cultivant le thé de buisson rouge. Les femmes plantent des cultures résistantes aux sécheresses et aux animaux nuisibles, qui aident leur communauté à traverser de longues périodes de difficultés économiques. Elles conservent des semences capables de résister aux conditions susceptibles d’apparaître durant telle ou telle saison ou année.

Les peuples autochtones des Îles Marshall sont parvenus à utiliser des blocs de corail pour protéger leurs ressources en eau douce de la contamination par l’eau salée. Les communautés autochtones du Viet Nam plantent d’épaisses mangroves le long des côtes pour les protéger : les mangroves amortissent les vagues durant les tempêtes tropicales. En Australie, les communautés aborigènes utilisent des méthodes traditionnelles de brûlis pour contrôler la croissance des sous-bois, ce qui permet d’éviter que de gigantesques incendies détruisent de vastes surfaces et rejettent des quantités massives de carbone dans l’atmosphère.

Le Département du développement social de la Banque mondiale a aidé l’organisation First Peoples Worldwide à concevoir le fonds d’action sur le climat pour les peuples autochtones.Cette initiative novatrice vise à fournir un financement direct à certaines communautés autochtones dans le monde. Le fonds sert plusieurs objectifs :

documenter les mesures de riposte des peuples autochtones au changement climatique ;
intégrer les connaissances locales des autochtones sur l’atténuation des risques climatiques et l’adaptation à la modification du climat dans la conception et la mise en œuvre de projets ;
renforcer la capacité des communautés autochtones à influencer les prises de décision et à participer au dialogue sur le changement climatique au niveau national et international.

Le fonds sera géré et mis en œuvre par First Peoples Worldwide — qui a une grande expérience de la conception de mécanismes financiers en faveur des peuples autochtones—, la Banque mondiale jouant un rôle consultatif

Pour en savoir plus, cliquer ici (a).

(a) indique une page en anglais.




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