Contacts media :: Phil Hay (202) 473-1796 phay@worldbank.org Melanie Mayhew (202) 458-7891 Téléphone portable : (202) 406-0504 mmayhew1@worldbank.org WASHINGTON, 1er décembre 2009 —Marquant la Journée mondiale de lutte contre le sida en 2009, la Banque mondiale a exhorté aujourd’hui les pays et leurs partenaires de développement à intensifier leurs efforts en vue de prévenir de nouvelles infections au VIH dans le but d’enrayer la progression persistante de la maladie et a réaffirmé son engagement à financer des programmes efficaces de prévention, de prise en charge et de traitement du VIH/SIDA dans les pays en développement. Lors d’une manifestation de haut niveau organisée ce matin au siège de la Banque à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, une nouvelle étude financée par la Banque sur des adultes atteints par l’infection du VIH à Haïti a révélé que la mauvaise nutrition, aggravée par la flambée des prix des denrées alimentaires, est en train de réduire l’efficacité des médicaments contre le sida qui sauvent la vie d’adultes souffrant de faim chronique et, donc, d’un affaiblissement de leurs systèmes immunitaires. Le président du Groupe de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick, a salué les résultats remarquables réalisés par les pays et les partenaires de développement dans l’élargissement de l’accès aux moyens de prévention, de prise en charge et de traitement du sida, tout en soulignant également les énormes défis qui restent à surmonter. La prévention de nouvelles infections, a-t-il déclaré, reste indispensable pour atteindre l’objectif de développement pour le Millénaire relatif à la réduction de moitié et à l’arrêt de la propagation de l’épidémie du VIH/SIDA. “L’intensification des efforts en vue de prévenir de nouvelles infections est essentielle si nous entendons faire en sorte que le traitement du sida soit durable. Nous devons toucher un plus grand nombre des personnes qui sont les plus exposées au risque de contraction et de transmission du VIH. Un des obstacles à l’ensemble des efforts déployés pour contrer cette maladie est la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes les personnes infectées par le VIH. Ces obstacles ont été réduits — mais ils n’ont pas du tout disparuâ€, a prévenu M. Zoellick dans sa déclaration préliminaire devant un parterre de personnalités de haut niveau au nombre desquelles figuraient M. Jack Lew, sous-secrétaire d’État américain ; Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, et l’Ambassadeur Eric Goosby, Coordinateur mondial de la lutte contre le sida des États-Unis et responsable du Plan d’urgence du Président pour la lutte contre le sida (PEPFAR). M. Zoellick a aussi réaffirmé l’engagement continu de la Banque à financer les programmes efficaces de lutte contre le VIH/SIDA et a ajouté que l’insécurité alimentaire est un des freins importants à la réalisation de progrès dans la lutte contre le VIH, « car lorsque les gens n’ont pas suffisamment à manger, le traitement est moins efficace ». Confirmant les liens entre la nutrition et un traitement efficace du sida, le nouveau rapport sur Haïti révèle que la faim affaiblit les systèmes immunitaires des adultes infectés au VIH et réduit l’efficacité du traitement vital contre le sida. Dr. Bill Pape, directeur exécutif des centres GHESKIO de Haïti et professeur de médecine à l’école de médecine de l’Université Cornell (Weill Medical College), a déclaré que le risque de développer le sida et/ou d’en mourir pourrait s’accroître de 36 % chez les personnes infectées au VIH présentant un taux élevé de faim et de malnutrition comparé à d’autres adultes infectés bénécifiant d’une quantité suffisante d’aliments nutritifs. La nouvelle étude, qui fait partie d’un programme de recherche plus vaste entrepris par l’Université Cornell, l’école de médecine de l’Université Cornell, et les centres GHESKIO de Haïti, fournit pour la première fois des données cliniques établissant le lien entre la faim et le dysfonctionnement du système immunitaire et la diminution du nombre des leucocytes, démontrant l’impact combiné de la pauvreté et de la faim sur les personnes vivant avec le VIH. Haïti, l’Afghanistan et la Somalie présentent le déficit calorique quotidien le plus grave par personne (460 kcal/jour) au monde. Avec 56 % d’Haïtiens vivant de moins de 1 dollar par jour, bon nombre de personnes ne peuvent s’offrir de quoi manger et la malnutrition est répandue. Pape a affirmé que le low baseline weight est une variable explicative indépendante de la mortalité chez les maladies adultes du sida recevant un traitement antirétroviral. Les études menées à Haïti et dans d’autres pays montrent également que l’anémie est fortement associée à la progression rapide de l’infection à VIH et des décès dus à la maladie. La Banque mondiale et le VIH/SIDA Pour sa part, la Banque mondiale apporte un soutien à long terme aux pays depuis le milieu des 80 en vue de prévenir efficacement de nouvelles infections au VIH, assurer la prise en charge et le traitement des personnes infectées et atténuer les conséquences sociales et économiques désastreuses pour les familles et les communautés affectées. Au cours des trois dernières années, la Banque a engagé près de 1 milliard de dollars à travers des dons, des prêts et des crédits en faveur de programmes de prévention du VIH. Le montant total des financements affectés par la Banque à la lutte contre le VIH/SIDA depuis 1988 est supérieur à 4,2 milliards de dollars. Le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA (MAP) pour l’Afrique a mis à disposition une somme de 1,9 milliard de dollar destinés à 35 pays, en particulier à cinq initiatives sous-régionales (plurinationales). L’extension du traitement du sida dans les pays pauvres a mis en exergue la faiblesse et la fragilité de leurs systèmes de santé. Alors qu’il ne reste que cinq ans aux pays pour atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire, la Banque et ses partenaires de développement se sont mobilisées en vue d’inciter à la réalisation de meilleurs résultats en matière de santé par le renforcement des systèmes de santé. Les pays ont besoin que les systèmes de santé augmentent leur efficacité dans les services de prévention, de prise en charge et de traitement du VIH/SIDA ; assurent une meilleure détection et un meilleur traitement de la tuberculose et des autres infections opportunistes ; et fournissent de meilleurs services de santé — notamment pour les femmes enceintes et pour permettre à un plus grand nombre de femmes d’accoucher leurs enfants sans risque, avec l’assistance d’un personnel qualifié. Pour en savoir plus sur l’intervention de développement du Groupe de la Banque mondiale face au VIH/SIDA et pour un aperçu de la nouvelle étude menée par Dr. Bill Pape sur Haïti, veuillez cliquer ici. |