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Environnement : L'opinion publique de 15 pays veut agir contre le changement climatique

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Communiqué de presse n°:2010/176/DEC

Contacts :
Merrell Tuck, tél.+1 202 473-9516 phay@worldbank.org 
Kavita Watsa, tél..+1 202  458-8810 kwatsa@worldbank.org 

WASHINGTON, le 3 décembre 2009Une nouvelle enquête d’opinion réalisée dans 15 pays, pour la plupart en développement, montre que dans chacun d’entre eux, la majorité des personnes interrogées souhaite que leur gouvernement agisse contre le changement climatique, même si cela entraîne des frais. Les gens se sont dits prêts à soutenir les interventions gouvernementales destinées à limiter les émissions de gaz à effet de serre et à développer les mesures d’adaptation. Ils seraient favorables par exemple à des normes plus strictes de rendement énergétique des combustibles pour les voitures, à la sauvegarde ou au développement des forêts, et à la prestation de financements aux pays vulnérables, afin qu’ils puissent développer des cultures plus résistantes, mieux adaptées à des conditions climatiques plus difficiles.

« Les résultats de l’enquête éclairent les mentalités dans le monde à un moment particulièrement important, juste avant la conférence sur le changement climatique qui doit avoir lieu du 7 au 18 décembre à Copenhague. Connaître l’opinion de gens du monde en développement offre une nouvelle perspective sur ce problème », dit Katherine Sierra, Vice-Présidente de la Banque mondiale pour le développement durable. 

Réalisée par WorldPublicOpinion.org sur commande de la Banque mondiale, l’enquête a collecté les réponses de 13 518 personnes, dans 15 pays — Bangladesh, Chine, Égypte, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Iran, Japon, Kenya, Mexique, Russie, Sénégal, Turquie et Viet Nam.

  • Le changement climatique inquiète beaucoup les gens, dans le monde entier, mais plus encore, généralement, dans les pays en développement.
  • Le public, en particulier dans les pays en développement, estime que le changement climatique exerce déjà des effets nuisibles.
  • Dans la plupart des pays, riches comme pauvres, une forte majorité de gens seraient prêts à payer pour lutter contre le changement climatique.
  • Le soutien à un financement d’adaptation accru aux pays pauvres est très répandu dans le monde entier.

« Il est vraiment encourageant de constater qu’il existe partout un fort sentiment favorable aux engagements de limitation des émissions dans les pays développés comme en développement, car la modification des comportements et des mentalités sera un des éléments qui détermineront le succès ou l’échec face à ce problème mondial », dit Marianne Fay, Chef économiste de la Banque mondiale pour le développement durable et co-Directrice du Rapport sur le développement dans le monde 2010 : Développement et changement climatique.

Mme Fay a expliqué que l’enquête avait été commandée en complément du Rapport sur le développement dans le monde récemment publié. Il s’agissait de mieux comprendre quel écho pouvaient trouver dans un échantillon de pays les recommandations avancées dans le Rapport, d’investir beaucoup et sans tarder pour gérer le changement climatique (« Agir maintenant, agir ensemble, et agir différemment »).

Au Viet Nam, pays à faible revenu, par exemple, 98 % des personnes interrogées pensent que le gouvernement devrait s’engager à limiter les émissions dans le cadre d’un accord, et 93 % d’entre elles y sont favorables même s’il n’y a pas d’accord. En France, pays à revenu élevé  les personnes interrogées se disent favorables à 97 % s’il y a accord à Copenhague, et à 87 % si la Conférence ne débouche pas sur un accord.

Dans 14 des 15 pays, une majorité des personnes interrogées accepterait de payer pour lutter contre le changement climatique mondial. À la question « Accepteriez-vous des prix plus élevés pour l’énergie et d’autres articles dans le cadre des mesures destinées à lutter contre le changement climatique ? » — ces hausses de prix avaient été calculées comme s’élevant à 0,5 % et 1,0 % du PIB par habitant de chacun des pays, puis présentées aux personnes interrogées sous la forme d’un montant mensuel en monnaie locale — une majorité de gens disent accepter de payer 1 % dans les cinq pays suivants : la Chine (68 %), le Viet Nam (59 %), le Japon (53 %), l’Iran (51 %) et le Mexique (51 %). De plus, la majorité des personnes interrogées dans huit autres pays accepteraient de payer entre 0,5 % et 1,0 %.

Dans la plupart des pays, la majorité des personnes interrogées étaient favorables aussi à des mesures qui feraient augmenter le coût de l’énergie et des transports.

Dans tous les pays, la majorité envisageait favorablement de « limiter le rythme de construction de centrales électriques au charbon, même si cela fait monter le prix de l’énergie ». En Chine, pays fortement tributaire du charbon, 67 % des personnes interrogées y étaient favorables. En moyenne, dans tous les pays où a été réalisée l’enquête, 68 % des personnes interrogées y étaient favorables (dont 31 % très favorables) et 26 % défavorables (dont 8 % très défavorables).

De même, dans 12 pays la majorité des personnes interrogées est favorable à « une augmentation graduelle des normes de rendement énergétique pour les automobiles, même si cela fait augmenter le prix des voitures et des transports par autobus et autocar ». Dans 11 pays, la majorité est favorable à une « réduction progressive des subventions publiques qui favorisent les transports privés, même si cela en augmente le coût ». Dans tous les pays où a été réalisée l’enquête, la majorité était favorable à « la préservation ou à l’expansion des zones boisées, même si cela laisse moins de terres pour l’agriculture ou les bâtiments ».

À la question « Que pensez-vous de l’aide apportée aux pays pauvres afin qu’ils puissent s’adapter aux effets du changement climatique ? », la majorité absolue dans 14 pays, et une majorité relative dans un autre pays, ont dit que leur gouvernement « devrait concourir aux efforts internationaux destinés à aider les pays pauvres à faire face à ces changements causés par le climat ». Dans nombre de pays en développement (comme le Viet Nam, l’Indonésie, le Kenya et le Sénégal) les personnes interrogées se disent favorables à plus de 90 % à l’action solidaire avec d’autres pays confrontés à des problèmes semblables aux leurs.

WorldPublicOpinion.org fonctionne comme un projet collaboratif auquel participent des centres de recherche du monde entier, géré par le Programme d’étude de l’opinion sur les interventions publiques (Program on International Policy Attitudes - PIPA) de l’Université duMaryland. La marge d’erreur pour chaque pays va de +/-3 à 4 points de pourcentage. Les enquêtes ont été réalisées dans les différents pays en septembre et octobre 2009.Les résultats complets de l’enquête peuvent être consultés à l’adresse www.worldbank.org/wdr2010/climatepoll (a)

Le Rapport sur le développement dans le monde est disponible au téléchargement à l’adresse : www.banquemondiale.org/rdm2010
Le blog de la Banque mondiale sur le changement climatique est à
l’adresse :
 http://blogs.worldbank.org/climatechange (a) 

 




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