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Burkina Faso : Améliorer la compétitivité agricole

Dernière mise à jour : novembre 2009
l'IDA en action : Burkina Faso : Améliorer la compétitivité agricole

Défi à relever

Le Burkina Faso est un pays pauvre et enclavé, qui compte environ 14 millions d'habitants et dont le revenu moyen par habitant est de 430 dollars, soit moins de la moitié du revenu moyen dans les autres pays d'Afrique subsaharienne. C'est aussi un des pays les moins urbanisés du continent et près de 80% de sa population vit d'activités agricoles. Toutefois, moins de 18% des terres sont cultivables, du fait de la mauvaise qualité des sols et de sècheresses récentes, ainsi que de l'avancée de la désertification. Grandement dépendants des exportations de coton, qui génèrent plus de la moitié du revenu annuel des exportations, de nombreux fermiers sont extrêmement vulnérables aux fluctuations mondiales des prix. Afin d'apporter une réponse à cette situation, le gouvernement a encouragé une diversification des activités agricoles pour réduire la pauvreté, mais les efforts engagés ont rarement porté leurs fruits. Les rendements demeurent faibles et les fermiers ne sont pas parvenus à intégrer les marchés régionaux et internationaux.

Démarche

Le Projet de diversification agricole et de développement du marché financé par l'IDA a été lancé en 2007 afin d'améliorer la coordination, la compétitivité et la croissance dans le secteur agricole (dominé par la production de mangues et d'oignons), en se concentrant sur les produits les plus à même de gagner de nouveaux marchés nationaux et régionaux. Le but consistait à adapter la stratégie nationale de développement rural grâce à la création d'un environnement favorable à l'investissement privé susceptible de diversifier les productions en

-Encourageant les acteurs les plus prometteurs du secteur privé à intégrer les chaînes d'approvisionnement agricoles tournées vers le marché, améliorant ainsi la coordination entre production, transformation et commercialisation
-Renforçant les infrastructures pour améliorer la productivité, la qualité des produits et les liens commerciaux
-Améliorant les services de support centraux en créant un meilleur environnement institutionnel, réglementaire et financier plus adapté à l'investissement privé.

Résultats

Après une phase de mise en œuvre de deux ans, le projet est désormais lancé, en particulier dans la production et la commercialisation des mangues et des oignons.
Principales réalisations :
- Mangues Les producteurs, transformateurs et vendeurs de mangues se sont organisés en association et ont préparé un plan d'actions pour développer leur secteur. Le secteur de la transformation des mangues a pratiquement quadruplé, avec des quantités passant de 1 400 à 5 700 tonnes. Dans le même temps, les exportations de mangues ont doublé et sont passées de 1 500 à 3 000 tonnes annuelles. Des acheteurs internationaux ont été identifiés et pourraient ouvrir de nouveaux marchés au Maroc, au Liban et en Angleterre. Le projet a également permis à environ 500 fermiers d'adopter de nouvelles technologies qui ont fait progresser les rendements d'environ 1 000 tonnes par hectare.

- Oignons. Les exportations ont plus que doublé, passant de 8 000 à 20 000 tonnes annuelles grâce à l'ouverture d'un nouveau marché en Côte d'Ivoire occidentale. De plus, le projet a soutenu la mise en place de locaux améliorés qui ont permis de faire progresser la capacité de stockage des oignons de 2 000 tonnes. L'aide technique apportée permet aux producteurs de mieux gérer leurs activités, permettant au prix minimum des oignons de doubler, passant de 6 000 francs CFA en 2008 à 12 000 francs CFA en 2009. La chaîne d approvisionnement est donc devenue plus rentable.

- Bétail / bœufs Environ 500 petits fermiers producteurs de bétail sont presque devenus des hommes d'affaires modernes. L'amélioration des techniques leur a permis d'améliorer leur production de bétail de 5 à 10 têtes par an à environ 60 têtes (20 tous les quatre mois)

- Volailles. Le projet a soutenu plus de 225 fermiers dans le développement de micro-projets et a mené une campagne de vaccination qui a touché 15% des élevages de volailles locaux.

Contribution de l'IDA

Le coût total du projet est de 84,5 millions de dollars, dont 66 millions sont couverts par un crédit de l'IDA. Les organisations locales de fermiers apportent 7,5 millions de dollars, 7,5 millions de dollars supplémentaires proviennent d'intermédiaires financiers et le gouvernement du Burkina Faso fournit 3,5 millions de dollars.

Prochaines étapes

Le projet est actuellement en bonne voie d'atteindre ses objectifs de développement. La confirmation de cette réussite dépendra largement de l'évolution des relations commerciales entre producteurs et transformateurs, dans la mesure où le développement de la chaîne d'approvisionnement en est encore à un stade de mise en place.

En savoir plus

Projet de diversification agricole et de développement du marché (2006–13)
Synopsis du projet :


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