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Pretoria : Sarwat Hussain, +27 12 348 8895 shussain@worldbank.org Mmenyane Seoposengwe, +27 73 888 4598 mseoposengwe@worldbank.org
Washington : Heather Worley, +1 202 458 4857 hworley@worldbank.org David Theis, +1 202 458 8626 dtheis@worldbank.org WASHINGTON, 8 avril 2010 â Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvĂ© aujourdâhui un prĂȘt dâun montant de 3,75 milliards de dollars Ă lâAfrique du Sud pour aider le pays Ă assurer une offre viable dâĂ©lectricitĂ©, accordant parallĂšlement des financements destinĂ©s Ă des centrales solaires et Ă©oliennes parmi les plus importantes dans le monde en dĂ©veloppement. Ce prĂȘt qui reprĂ©sente la premiĂšre opĂ©ration dâenvergure jamais entreprise par la Banque avec lâAfrique du Sud depuis lâeffondrement de lâapartheid il y a 16 ans, vise Ă aider directement les pauvres par la crĂ©ation dâemplois Ă mesure que lâĂ©conomie se remet des effets de la crise financiĂšre mondiale et par lâĂ©tablissement de capacitĂ©s supplĂ©mentaires de production dâĂ©nergie destinĂ©e Ă Ă©largir lâaccĂšs Ă lâĂ©lectricitĂ©. Le prĂȘt est consenti Ă la sociĂ©tĂ© sud-africaine dâĂ©lectricitĂ© (Eskom) et procĂšde de conditions exceptionnelles dont notamment la crise Ă©nergĂ©tique traversĂ©e par le pays en 2007 et au dĂ©but de 2008 ; il vient aussi rĂ©pondre aux consĂ©quences de la crise financiĂšre mondiale qui a contribuĂ© Ă exposer au grand jour la vulnĂ©rabilitĂ© de lâAfrique du Sud aux chocs Ă©nergĂ©tiques et Ă lâĂ©ventualitĂ© de consĂ©quences Ă©conomiques graves. « En lâabsence dâune augmentation de lâoffre dâĂ©nergie, les Sud-africains seront confrontĂ©s Ă lâaccentuation des conditions de vie difficiles que connaissent les pauvres et Ă une croissance Ă©conomique limitĂ©e, » affirme Mme Obiageli K. Ezekwesili, Vice-prĂ©sidente de la Banque mondiale pour la RĂ©gion Afrique. « LâaccĂšs Ă lâĂ©nergie est indispensable pour lutter contre la pauvretĂ© et stimuler la croissance, tant en Afrique du Sud que dans lâensemble de la sous-rĂ©gion. Lâappui que nous apportons Ă Eskom comprend non seulement le financement dâinvestissements absolument nĂ©cessaires pour accroĂźtre la capacitĂ© de production dâĂ©nergie des petites et grandes entreprises dont le nombre ne cesse de croĂźtre, mais aussi la crĂ©ation dâemplois et la contribution Ă jeter les bases sur lesquelles reposera lâĂ©nergie propre, Ă savoir, lâinvestissement dans les centrales solaires et Ă©oliennes. » Le projet dâappui Ă lâinvestissement dâEskom (EISP) contribuera Ă cofinancer les diffĂ©rentes technologies Ă©nergĂ©tiques ci-aprĂšs : - la centrale thermique de Medupi dâune capacitĂ© de production de 4 800 MW, au coĂ»t de 3,05 milliards de dollars ; grande premiĂšre sur le continent africain, cette usine alimentĂ©e au charbon utilisera la mĂȘme technologie que les pays de lâOCDE, laquelle prĂ©sente les caractĂ©ristiques suivantes : supercritique, efficace et ayant fait ses preuves
- le projet pilote de centrale Ă©olienne de Sere dâune capacitĂ© de 100 MW et la centrale solaire concentrĂ©e Ă Ă©nergie reportable dâUpington (100 MW), le tout pour un montant total de 260 millions de dollars ; et
- des volets relatifs Ă la production dâĂ©nergie Ă faible intensitĂ© de carbone, notamment le transport du charbon par voie ferrĂ©e assorti dâun niveau plus faible dâĂ©mission de gaz Ă effet de serre, le tout pour un montant total de 485 millions de dollars.
Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale, dans son approbation du projet, nâa pas manquĂ© dâobserver que lâAfrique du Sud est parvenue Ă Ă©largir lâaccĂšs Ă lâĂ©lectricitĂ©, passant dâenviron 30 % Ă plus de 80 % dâhabitants depuis lâeffondrement de lâapartheid en 1994 et la mise en place par le pays dâune politique dâaccĂšs de base gratuit Ă lâĂ©lectricitĂ© (Free Basic Electricity) qui permet aux familles dĂ©munies de recevoir gratuitement 50 kilowatt heures (KWh) dâĂ©lectricitĂ© par mois. Le Conseil a par ailleurs soulignĂ© le rĂŽle central jouĂ© par lâAfrique du Sud en tant que producteur de 60 % de la totalitĂ© de lâĂ©lectricitĂ© consommĂ©e sur le continent africain, ainsi que lâimportance que revĂȘt un secteur de production dâĂ©lectricitĂ© qui fonctionne bien au regard de la crĂ©ation dâemplois, du progrĂšs Ă©conomique, du bien-ĂȘtre des populations et de la rĂ©duction de la pauvretĂ©. Lâordre du jour des dĂ©libĂ©rations a en outre portĂ© sur les efforts engagĂ©s par lâAfrique du Sud pour diversifier ses sources dâapprovisionnement en Ă©nergie et sâattaquer Ă la question des changements climatiques, dâune part au moyen de scĂ©narios dâattĂ©nuation du risque climatique Ă long terme (Long-Term Mitigation Scenarios) mis au point pour faire face au problĂšme des changements climatiques et dâautre part en sâappuyant sur la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, des instruments par lesquels le pays donne la confirmation de son engagement Ă atteindre dâambitieux objectifs de rĂ©duction des Ă©missions (a). Dans le cadre de lâapplication des procĂ©dures de prĂ©caution dâusage de lâinstitution, lâĂ©quipe de la Banque mondiale chargĂ©e du projet sâest adressĂ©e Ă un groupe dâexperts externes pour passer en revue lâEISP conformĂ©ment Ă des critĂšres Ă©tablis par le document « DĂ©veloppement et changement climatique : un cadre stratĂ©gique pour le Groupe de la Banque mondiale (a) » approuvĂ© par le Conseil des Administrateurs en 2008. En droite ligne de ces critĂšres, lâEISP comprend la mise en Ă©vidence dâimpacts probants sur le dĂ©veloppement, la prise en compte de projets Ă faible intensitĂ© de carbone, le rendement Ă©nergĂ©tique, la conservation, le recours aux meilleures technologies Ă coĂ»t faible disponibles et la prise en compte effective des externalitĂ©s environnementales dans la conception des projets. « Le projet Eskom offre une occasion exceptionnelle au Groupe de la Banque mondiale de contribuer au renforcement de son partenariat avec le Gouvernement de la RĂ©publique dâAfrique du Sud, Eskom et dâautres bailleurs de fonds pour aider le pays Ă tracer la voie Ă suivre pour remplir ses engagements sur les changements climatiques, tout en satisfaisant au besoin urgent dâĂ©nergie au sein de la population, » dĂ©clare Mme Ruth Kagia, Directrice des opĂ©rations de la Banque mondiale en Afrique du Sud. Ce projet est guidĂ© par une grande vision qui consiste Ă aider lâAfrique du Sud Ă franchir la premiĂšre Ă©tape vers un avenir plus vert en investissant dans des projets de grande envergure dans le domaine des Ă©nergies renouvelables, et, ce faisant, stimuler le secteur naissant des Ă©nergies renouvelables en Afrique. En utilisant une palette de technologies et en se fixant lâobjectif dâĂ©conomiser plus de 3 000 mĂ©gawatts dâĂ©lectricitĂ© par le biais de la gestion de la demande dâici Ă 2013 (un plan qui est en bonne voie, vu quâil a dĂ©jĂ permis dâĂ©conomiser 1 000 mĂ©gawatts en 2009), le Gouvernement de la RĂ©publique dâAfrique du Sud prend des mesures visant Ă renouveler son secteur Ă©nergĂ©tique pour favoriser une plus grande participation du privĂ© Ă lâinvestissement et mobiliser des technologies dâĂ©nergie renouvelable coĂ»teuses en vue de leur adoption Ă grande Ă©chelle. « Avec ce projet, Eskom mettra Ă lâessai une centrale solaire Ă Ă©nergie reportable dâune capacitĂ© de 100 mĂ©gawatts et une centrale Ă©olienne, soit le plus vaste rĂ©seau intĂ©grĂ© de sources dâĂ©nergies renouvelables dans un pays en dĂ©veloppement, » dĂ©clare M. Vijay Iyer, responsable du secteur Ă©nergie pour la RĂ©gion Afrique de la Banque mondiale. « Nous espĂ©rons voir les enseignements tirĂ©s de ces projets concourir Ă faciliter la gĂ©nĂ©ralisation du sous-secteur des Ă©nergies renouvelables en Afrique. » De plus en plus, le portefeuille du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur Ă©nergĂ©tique sâoriente vers les Ă©nergies renouvelables et le rendement Ă©nergĂ©tique. Au cours du dernier exercice budgĂ©taire, lâinstitution a financĂ© pour plus de 8,2 milliards de dollars de projets et programmes Ă©nergĂ©tiques, dont 76 % destinĂ©s aux combustibles non fossiles et moins de 3 % au charbon. Pour chaque dollar dâinvestissement dans le secteur de lâĂ©nergie : - 40 cents sont allĂ©s aux Ă©nergies renouvelables et au rendement Ă©nergĂ©tique,
- 35 cents sont allĂ©s aux Ă©quipements de transport et de distribution et/ou Ă lâaide aux Ătats pour renforcer les capacitĂ©s dans le secteur,
- 18 cents sont allĂ©s Ă lâaide aux pays pour la promotion du sous-secteur du gaz naturel ou la construction de nouvelles centrales alimentĂ©es au gaz,
- 4 cents sont allĂ©s Ă lâaide aux pays pour le dĂ©veloppement de leur sous-secteur des hydrocarbures, et
- moins de 3 cents sont allés à des investissements liés au charbon.
En Afrique du Sud comme ailleurs dans le monde, le projet a reçu un accueil retentissant. Dans une lettre adressĂ©e Ă M. Robert B. Zoellick le prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, M. Jacob Zuma, PrĂ©sident de la RĂ©publique dâAfrique du Sud, dĂ©clare que le secteur Ă©nergĂ©tique sud-africain est dâune « importance stratĂ©gique nationale » et que « lâinstauration de la sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique sera un facteur dĂ©terminant pour renouer avec la croissance Ă©conomique, aussi bien en Afrique du Sud que dans le reste de la sous-rĂ©gion de lâAfrique australe. » Et le PrĂ©sident Zuma dâajouter que son gouvernement est « engagĂ© Ă rĂ©duire lâempreinte carbone du pays et augmenter les sources dâĂ©nergies en droite ligne des scĂ©narios dâattĂ©nuation du risque climatique (Long-Term Mitigation Scenarios) adoptĂ©s par notre gouvernement ». Le PrĂ©sident sâest enfin fĂ©licitĂ© de ce que lâEISP comprenne « lâinvestissement dans des technologies de pointe et supercritiques installĂ©es pour la premiĂšre fois sur le continent africain ainsi que dâĂ©normes investissements dans les Ă©nergies renouvelables. » Pour plus dâinformations, veuillez consulter le site: www.worldbank.org/afr www.worldbank.org/afr/eskom (a) or www.eskom.co.za (a) (a) indique une page en anglais. |