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La Banque mondiale appuie les plans de sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique de l’Afrique du Sud

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WASHINGTON, 8 avril 2010 – Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvĂ© aujourd’hui un prĂȘt d’un montant de 3,75 milliards de dollars Ă  l’Afrique du Sud pour aider le pays Ă  assurer une offre viable d’électricitĂ©, accordant parallĂšlement des financements destinĂ©s Ă  des centrales solaires et Ă©oliennes parmi les plus importantes dans le monde en dĂ©veloppement. Ce prĂȘt qui reprĂ©sente la premiĂšre opĂ©ration d’envergure jamais entreprise par la Banque avec l’Afrique du Sud depuis l’effondrement de l’apartheid il y a 16 ans, vise Ă  aider directement les pauvres par la crĂ©ation d’emplois Ă  mesure que l’économie se remet des effets de la crise financiĂšre mondiale et par l’établissement de capacitĂ©s supplĂ©mentaires de production d’énergie destinĂ©e Ă  Ă©largir l’accĂšs Ă  l’électricitĂ©.

Le prĂȘt est consenti Ă  la sociĂ©tĂ© sud-africaine d’électricitĂ© (Eskom) et procĂšde de conditions exceptionnelles dont notamment la crise Ă©nergĂ©tique traversĂ©e par le pays en 2007 et au dĂ©but de 2008 ; il vient aussi rĂ©pondre aux consĂ©quences de la crise financiĂšre mondiale qui a contribuĂ© Ă  exposer au grand jour la vulnĂ©rabilitĂ© de l’Afrique du Sud aux chocs Ă©nergĂ©tiques et Ă  l’éventualitĂ© de consĂ©quences Ă©conomiques graves.

« En l’absence d’une augmentation de l’offre d’énergie, les Sud-africains seront confrontĂ©s Ă  l’accentuation des conditions de vie difficiles que connaissent les pauvres et Ă  une croissance Ă©conomique limitĂ©e, » affirme Mme Obiageli K. Ezekwesili, Vice-prĂ©sidente de la Banque mondiale pour la RĂ©gion Afrique. « L’accĂšs Ă  l’énergie est indispensable pour lutter contre la pauvretĂ© et stimuler la croissance, tant en Afrique du Sud que dans l’ensemble de la sous-rĂ©gion. L’appui que nous apportons Ă  Eskom comprend non seulement le financement d’investissements absolument nĂ©cessaires pour accroĂźtre la capacitĂ© de production d’énergie des petites et grandes entreprises dont le nombre ne cesse de croĂźtre, mais aussi la crĂ©ation d’emplois et la contribution Ă  jeter les bases sur lesquelles reposera l’énergie propre, Ă  savoir, l’investissement dans les centrales solaires et Ă©oliennes. »

Le projet d’appui Ă  l’investissement d’Eskom (EISP) contribuera Ă  cofinancer les diffĂ©rentes technologies Ă©nergĂ©tiques ci-aprĂšs :

  • la centrale thermique de Medupi d’une capacitĂ© de production de 4 800 MW, au coĂ»t de 3,05 milliards de dollars ; grande premiĂšre sur le continent africain, cette usine alimentĂ©e au charbon utilisera la mĂȘme technologie que les pays de l’OCDE, laquelle prĂ©sente les caractĂ©ristiques suivantes : supercritique, efficace et ayant fait ses preuves

  • le projet pilote de centrale Ă©olienne de Sere d’une capacitĂ© de 100 MW et la centrale solaire concentrĂ©e Ă  Ă©nergie reportable d’Upington (100 MW), le tout pour un montant total de 260 millions de dollars ; et

  • des volets relatifs Ă  la production d’énergie Ă  faible intensitĂ© de carbone, notamment le transport du charbon par voie ferrĂ©e assorti d’un niveau plus faible d’émission de gaz Ă  effet de serre, le tout pour un montant total de 485 millions de dollars.

Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale, dans son approbation du projet, n’a pas manquĂ© d’observer que l’Afrique du Sud est parvenue Ă  Ă©largir l’accĂšs Ă  l’électricitĂ©, passant d’environ 30 % Ă  plus de 80 % d’habitants depuis l’effondrement de l’apartheid en 1994 et la mise en place par le pays d’une politique d’accĂšs de base gratuit Ă  l’électricitĂ© (Free Basic Electricity) qui permet aux familles dĂ©munies de recevoir gratuitement 50 kilowatt heures (KWh) d’électricitĂ© par mois.

Le Conseil a par ailleurs soulignĂ© le rĂŽle central jouĂ© par l’Afrique du Sud en tant que producteur de 60 % de la totalitĂ© de l’électricitĂ© consommĂ©e sur le continent africain, ainsi que l’importance que revĂȘt un secteur de production d’électricitĂ© qui fonctionne bien au regard de la crĂ©ation d’emplois, du progrĂšs Ă©conomique, du bien-ĂȘtre des populations et de la rĂ©duction de la pauvretĂ©.

L’ordre du jour des dĂ©libĂ©rations a en outre portĂ© sur les efforts engagĂ©s par l’Afrique du Sud pour diversifier ses sources d’approvisionnement en Ă©nergie et s’attaquer Ă  la question des changements climatiques, d’une part au moyen de scĂ©narios d’attĂ©nuation du risque climatique Ă  long terme (Long-Term Mitigation Scenarios) mis au point pour faire face au problĂšme des changements climatiques et d’autre part en s’appuyant sur la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, des instruments par lesquels le pays donne la confirmation de son engagement Ă  atteindre d’ambitieux objectifs de rĂ©duction des Ă©missions (a).

Dans le cadre de l’application des procĂ©dures de prĂ©caution d’usage de l’institution, l’équipe de la Banque mondiale chargĂ©e du projet s’est adressĂ©e Ă  un groupe d’experts externes pour passer en revue l’EISP conformĂ©ment Ă  des critĂšres Ă©tablis par le document « DĂ©veloppement et changement climatique : un cadre stratĂ©gique pour le Groupe de la Banque mondiale (a) » approuvĂ© par le Conseil des Administrateurs en 2008. En droite ligne de ces critĂšres, l’EISP comprend la mise en Ă©vidence d’impacts probants sur le dĂ©veloppement, la prise en compte de projets Ă  faible intensitĂ© de carbone, le rendement Ă©nergĂ©tique, la conservation, le recours aux meilleures technologies Ă  coĂ»t faible disponibles et la prise en compte effective des externalitĂ©s environnementales dans la conception des projets.

« Le projet Eskom offre une occasion exceptionnelle au Groupe de la Banque mondiale de contribuer au renforcement de son partenariat avec le Gouvernement de la RĂ©publique d’Afrique du Sud, Eskom et d’autres bailleurs de fonds pour aider le pays Ă  tracer la voie Ă  suivre pour remplir ses engagements sur les changements climatiques, tout en satisfaisant au besoin urgent d’énergie au sein de la population, » dĂ©clare Mme Ruth Kagia, Directrice des opĂ©rations de la Banque mondiale en Afrique du Sud.

Ce projet est guidĂ© par une grande vision qui consiste Ă  aider l’Afrique du Sud Ă  franchir la premiĂšre Ă©tape vers un avenir plus vert en investissant dans des projets de grande envergure dans le domaine des Ă©nergies renouvelables, et, ce faisant, stimuler le secteur naissant des Ă©nergies renouvelables en Afrique. En utilisant une palette de technologies et en se fixant l’objectif d’économiser plus de 3 000 mĂ©gawatts d’électricitĂ© par le biais de la gestion de la demande d’ici Ă  2013 (un plan qui est en bonne voie, vu qu’il a dĂ©jĂ  permis d’économiser 1 000 mĂ©gawatts en 2009), le Gouvernement de la RĂ©publique d’Afrique du Sud prend des mesures visant Ă  renouveler son secteur Ă©nergĂ©tique pour favoriser une plus grande participation du privĂ© Ă  l’investissement et mobiliser des technologies d’énergie renouvelable coĂ»teuses en vue de leur adoption Ă  grande Ă©chelle.

« Avec ce projet, Eskom mettra Ă  l’essai une centrale solaire Ă  Ă©nergie reportable d’une capacitĂ© de 100 mĂ©gawatts et une centrale Ă©olienne, soit le plus vaste rĂ©seau intĂ©grĂ© de sources d’énergies renouvelables dans un pays en dĂ©veloppement, » dĂ©clare M. Vijay Iyer, responsable du secteur Ă©nergie pour la RĂ©gion Afrique de la Banque mondiale. « Nous espĂ©rons voir les enseignements tirĂ©s de ces projets concourir Ă  faciliter la gĂ©nĂ©ralisation du sous-secteur des Ă©nergies renouvelables en Afrique. »

De plus en plus, le portefeuille du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur Ă©nergĂ©tique s’oriente vers les Ă©nergies renouvelables et le rendement Ă©nergĂ©tique. Au cours du dernier exercice budgĂ©taire, l’institution a financĂ© pour plus de 8,2 milliards de dollars de projets et programmes Ă©nergĂ©tiques, dont 76 % destinĂ©s aux combustibles non fossiles et moins de 3 % au charbon. Pour chaque dollar d’investissement dans le secteur de l’énergie :

  • 40 cents sont allĂ©s aux Ă©nergies renouvelables et au rendement Ă©nergĂ©tique,

  • 35 cents sont allĂ©s aux Ă©quipements de transport et de distribution et/ou Ă  l’aide aux États pour renforcer les capacitĂ©s dans le secteur,

  • 18 cents sont allĂ©s Ă  l’aide aux pays pour la promotion du sous-secteur du gaz naturel ou la construction de nouvelles centrales alimentĂ©es au gaz,

  • 4 cents sont allĂ©s Ă  l’aide aux pays pour le dĂ©veloppement de leur sous-secteur des hydrocarbures, et

  • moins de 3 cents sont allĂ©s Ă  des investissements liĂ©s au charbon.

En Afrique du Sud comme ailleurs dans le monde, le projet a reçu un accueil retentissant. Dans une lettre adressĂ©e Ă  M. Robert B. Zoellick le prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, M. Jacob Zuma, PrĂ©sident de la RĂ©publique d’Afrique du Sud, dĂ©clare que le secteur Ă©nergĂ©tique sud-africain est d’une « importance stratĂ©gique nationale » et que « l’instauration de la sĂ©curitĂ© Ă©nergĂ©tique sera un facteur dĂ©terminant pour renouer avec la croissance Ă©conomique, aussi bien en Afrique du Sud que dans le reste de la sous-rĂ©gion de l’Afrique australe. » Et le PrĂ©sident Zuma d’ajouter que son gouvernement est « engagĂ© Ă  rĂ©duire l’empreinte carbone du pays et augmenter les sources d’énergies en droite ligne des scĂ©narios d’attĂ©nuation du risque climatique (Long-Term Mitigation Scenarios) adoptĂ©s par notre gouvernement ». Le PrĂ©sident s’est enfin fĂ©licitĂ© de ce que l’EISP comprenne « l’investissement dans des technologies de pointe et supercritiques installĂ©es pour la premiĂšre fois sur le continent africain ainsi que d’énormes investissements dans les Ă©nergies renouvelables. »

Pour plus d’informations, veuillez consulter le site: www.worldbank.org/afr
www.worldbank.org/afr/eskom (a) or www.eskom.co.za (a)

(a) indique une page en anglais.


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