Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
AccÚs membres / Devenir membre

La nouvelle politique d’accùs à l’information de la Banque mondiale entrera en vigueur le 1er juillet

Disponible en: Bahasa (Indonesian), äž­æ–‡, Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ©, English, æ—„æœŹèȘž, Español
Communiqué de presse n°:2010/448/EXC

Contacts :
David Theis
202-458-8626

WASHINGTON, le 3 juin 2010 â€” La Banque mondiale a annoncĂ© aujourd’hui qu’elle sera en mesure d’engager comme prĂ©vu, le 1er juillet prochain, la premiĂšre phase de sa nouvelle Politique d’accĂšs Ă  l’information, l’une des rĂ©formes majeures qu’elle a entrepris de mettre en Ć“uvre pour s’acquitter d’une maniĂšre plus efficace, efficiente et responsable de la mission qui est la sienne.

Cette nouvelle politique place la Banque en position de chef de file, en matiĂšre de transparence, au sein de l’ensemble des organisations multilatĂ©rales. Tranchant sur la politique d’information en vigueur jusqu’à prĂ©sent et son approche consistant Ă  spĂ©cifier les informations qui devaient ĂȘtre rendues publiques, ce nouveau dispositif permettra dĂ©sormais au public d’avoir accĂšs Ă  l’ensemble des informations que la Banque a en sa possession et qui ne figurent pas sur une liste d’exceptions préétablie (comme par exemple les renseignements d’ordre personnel sur ses employĂ©s ou les documents entrant dans le cadre de son processus de dĂ©libĂ©ration interne).

La nouvelle politique prĂ©voit un accĂšs bien plus large aux informations concernant les projets en cours d’exĂ©cution, pour permettre ainsi au public de les suivre individuellement tout au long de ce qu’il est convenu d’appeler le cycle des projets.

« La nouvelle Politique d’accĂšs Ă  l’information est bien plus qu’un simple changement de politique Â», a dĂ©clarĂ© Ă  ce sujet Jeff Gutman, vice-prĂ©sident de la Banque mondiale pour la Politique opĂ©rationnelle et les services aux pays. « C’est une Ă©norme mutation d’ordre culturel pour notre institution, que ce soit en ce qui concerne nos interactions avec le monde extĂ©rieur ou la façon dont nous concevons et traitons l’information. Â»

La Banque donnera accĂšs Ă  un volume bien plus considĂ©rable d’informations sur les dĂ©cisions essentielles prises en cours d’élaboration et d’exĂ©cution de ses projets, pour assurer Ă  la fois une meilleure connaissance des activitĂ©s opĂ©rationnelles menĂ©es avec son appui et de meilleurs rĂ©sultats sur le plan du dĂ©veloppement. Parmi les nouveaux types d’informations ainsi rendus publics figureront les dĂ©cisions ressortant des rĂ©unions d’examen des idĂ©es de projets, des missions de supervision de projets et des examens de projets Ă  mi-parcours. Voici un certain nombre d’exemples d’informations qui seront dĂ©sormais accessibles Ă  partir du 1er juillet :

  • ProcĂšs-verbaux des rĂ©unions des comitĂ©s du Conseil
  • RĂ©sumĂ©s des rĂ©unions du Conseil et des rĂ©unions du ComitĂ© plĂ©nier par les prĂ©sidents de sĂ©ance
  • RĂ©sumĂ©s des discussions
  • Rapports annuels des comitĂ©s du Conseil
  • Rapports sur l’état d’avancement et les rĂ©sultats (en partie)
  • États financiers annuels vĂ©rifiĂ©s des emprunteurs pour les projets (pour lesquels l’invitation Ă  nĂ©gocier a Ă©tĂ© lancĂ©e aprĂšs le 1er juillet 2010)
  • Examens de la performance des portefeuilles-pays
  • Notes conceptuelles et programmes de consultations pour les examens de politiques faisant l’objet de consultations externes

« Ce que l’expĂ©rience faite par d’autres institutions et pays qui ont adoptĂ© des politiques de divulgation de cette ampleur montre Ă  l’évidence, c’est que nous avons devant nous toute une phase d’apprentissage Ă  franchir, mais la Banque souscrit totalement au principe qui est le fondement mĂȘme de cette nouvelle politique, Ă  savoir maximiser l’accĂšs Ă  l’information pour amĂ©liorer la qualitĂ© du processus de dĂ©veloppement Â», a soulignĂ© Peter Stephens, qui prĂ©side le Groupe de travail de la Banque sur l’accĂšs Ă  l’information et est Ă©galement directeur au sein de ses services des relations extĂ©rieures.

Pour la Banque, un gros problĂšme va ĂȘtre en particulier de rĂ©pertorier l’ensemble des informations accumulĂ©es dans le passĂ© et pouvant donner lieu Ă  divulgation Ă  compter du 1er juillet, et de faire face Ă  l’essor escomptĂ© du volume de demandes avant mĂȘme que tous les nouveaux systĂšmes soient entiĂšrement en place et que son personnel soit formĂ© et totalement au courant de la politique et de la façon dont elle s’appliquera dans la pratique. La Banque va en effet continuer, aprĂšs le 1er juillet, Ă  former son personnel, Ă  mener Ă  bien la mise Ă  jour de ses systĂšmes, Ă  dĂ©classifier les documents antĂ©rieurs remplissant les conditions requises et Ă  peaufiner ses processus opĂ©rationnels dans ce domaine.

Elle a engagĂ© dĂšs novembre 2009, date Ă  laquelle son Conseil des Administrateurs a approuvĂ© cette nouvelle politique, le travail prĂ©paratoire pour la mise en place des systĂšmes et processus nĂ©cessaires Ă  son application. Cela consiste notamment Ă  :

  • mettre Ă  jour ses systĂšmes de technologie de l’information, les renforcer ou en crĂ©er de nouveaux, et amĂ©liorer la fonctionnalitĂ© de sa base de donnĂ©es et son interface utilisateur Ă  l’intention des demandeurs d’informations ;
  • concevoir et automatiser ses processus de flux d’information pour permettre de maniĂšre dynamique la divulgation des donnĂ©es sur son site web externe ;
  • prĂ©parer des milliers de documents antĂ©rieurs rĂ©pondant aux critĂšres voulus pour pouvoir ĂȘtre rendus publics Ă  compter du 1er juillet 2010 ;
  • mettre en place un programme de formation et des moyens d’appui en termes d’exĂ©cution pour plus de 10 000 membres de son personnel ;
  • dĂ©finir une stratĂ©gie pour la mise Ă  jour et la refonte de sa fonction d’information, ainsi qu’une approche pour assurer la fourniture des donnĂ©es en question par le biais de ses centres d’information du public ;
  • aligner son plan-cadre de traduction sur cette nouvelle politique ; et
  • rĂ©viser ses dĂ©finitions en matiĂšre de classification de l’information.

« Nous avons travaillĂ© en collaboration avec plusieurs organisations de la sociĂ©tĂ© civile pour prĂ©parer le passage Ă  la nouvelle politique, en sollicitant leur avis sur l’aspect complexe que constitue la notion d’accĂšs pour diffĂ©rents groupes de parties prenantes, en particulier ceux situĂ©s en dehors des capitales dans les pays en dĂ©veloppement, ainsi que sur la question des traductions et la façon dont ils peuvent nous aider Ă  tester le nouveau systĂšme et Ă  identifier les Ă©ventuels goulets d’étranglement imprĂ©vus Â», a expliquĂ© Ă  cet Ă©gard Marwan Muasher, premier vice-prĂ©sident de la Banque pour les relations extĂ©rieures.

InspirĂ©e des lĂ©gislations en vigueur en Inde et aux États-Unis sur le droit Ă  l’information et la libertĂ© de l’information, respectivement, la nouvelle politique contient par ailleurs des dispositions qui permettront de dĂ©classifier sous un certain dĂ©lai (aprĂšs 5, 10 ou 20 ans) certains types d’informations Ă  diffusion restreinte, en prenant en compte le fait que leur caractĂšre sensible diminue au fil du temps. Elle Ă©tablit aussi pour la premiĂšre fois un droit de recours.

« Un demandeur peut faire appel s’il estime que la Banque lui a refusĂ© irrĂ©guliĂšrement ou sans raison valable l’accĂšs Ă  des informations qui devraient ĂȘtre publiquement disponibles selon la nouvelle politique, ou lorsqu’il souhaite prĂ©senter, dans l’intĂ©rĂȘt public, un argument en faveur de la divulgation d’informations faisant l’objet d’une diffusion restreinte en vertu de la politique Â», a ainsi expliquĂ© Anne-Marie Leroy, premiĂšre vice-prĂ©sidente et conseillĂšre juridique du Groupe de la Banque mondiale.

La nouvelle Politique d’accùs à l’information s’applique à la BIRD et à l’IDA. L’IFC et la MIGA disposent chacune de leur propre politique d’information.

Disponible en ligne (à l’adresse www.worldbank.org/wbaccess (a)), elle sera à l’avenir traduite dans un certain nombre de langues autres que l’anglais, à savoir l’arabe, le chinois, l’espagnol, le français, le portugais et le russe.

Les autres rĂ©formes internes actuellement mises en Ɠuvre par la Banque mondiale couvrent divers aspects d’importance primordiale, qu’il s’agisse d’accroĂźtre l’efficacitĂ© de ses prĂȘts, de permettre aux pays en dĂ©veloppement de se faire plus entendre au sein de ses propres instances, de mettre plus de membres de son personnel en place dans ces mĂȘmes pays afin d’y assurer un meilleur service-client Ă  l’appui de l’effort de lutte contre la pauvretĂ©, ou d’assurer l’accĂšs libre et gratuit Ă  son vaste Ă©ventail de donnĂ©es sur le dĂ©veloppement (par le biais du site donnees.banquemondiale.org).

GenĂšse et Ă©volution de la politique d’accĂšs Ă  l’information 

C’est en 1985 que la Banque a publiĂ© sa premiĂšre Directive sur la diffusion de l’information. Son Conseil des Administrateurs a approuvĂ© la premiĂšre politique d’information en 1993, et celle-ci a Ă©voluĂ© tout au long des 15 derniĂšres annĂ©es, les Administrateurs et la direction ayant entrepris pĂ©riodiquement (en 2001, 2002, 2003 et 2005) de la rĂ©examiner et d’en Ă©largir la portĂ©e. 

La Politique d’accĂšs Ă  l’information prend appui sur un processus de consultations externes et internes menĂ© dans 33 pays, ainsi que par le biais du site web externe de la Banque, durant la pĂ©riode de mars Ă  juin 2009. Elle reflĂšte ainsi le point de vue des pays membres, des organisations de la sociĂ©tĂ© civile, des milieux universitaires et de la recherche, des milieux parlementaires, du secteur privĂ©, d’autres organisations internationales et organismes donateurs, ainsi que des propres services de la Banque.

(a) indique une page en anglais.


Liens utiles

Le Groupe de la Banque mondiale Conclue que Plus de 80 pour cent des Efforts des Agences de Promotion de l’Investissement sont Insuffisants
Les prix alimentaires à nouveau poussés vers le haut par un rebond du pétrole et de mauvaises conditions météorologiques
Les pays en dĂ©veloppement accusent des retards sur les objectifs de dĂ©veloppement en matiĂšre d’alimentation et de nutrition, selon le dernier bilan conjoint FMI–Banque mondiale



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/NGQIG23770