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À l'heure où la lutte contre le SIDA s'intensifie, la Banque mondiale réaffirme son engagement dans la riposte internationale

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  • La Banque mondiale nomme l’expert de renommée mondiale David Wilson à la direction du Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA.
  • 630 millions de dollars : c’est la somme des décaissements et des nouveaux engagements que la Banque a réalisés au cours des douze derniers mois afin d’aider les pays pauvres à mettre en œuvre des programmes de prévention, de traitement et d'atténuation des effets du VIH/SIDA.
  • Alors que la conférence internationale sur le SIDA débute à Vienne, les bailleurs de fonds internationaux mesurent les avancées obtenues au regard de l’échéance des ODM en 2015.

Le 14 juillet 2010 — À cinq ans de l'échéance des objectifs de développement pour le Millénaire (ODM), et à la veille de la XVIIIe Conférence internationale sur le SIDA (a), grand congrès bisannuel permettant de faire le point sur les progrès de la lutte contre l'épidémie, la Banque mondiale cible davantage ses efforts pour stopper et inverser la propagation du VIH/SIDA.

Pour la Banque mondiale et ses partenaires de développement internationaux, l'échéance des ODM et la conférence de Vienne constituent des étapes décisives dans le combat mené pour sauver des vies et améliorer la situation sanitaire mondiale. Plus de 22 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH et 2 millions d'entre elles mourront cette année des suites du SIDA.

Depuis le début de l'épidémie, la Banque mondiale a joué un rôle prépondérant dans la définition de l’action internationale contre le VIH/SIDA. Ses programmes continuent de reconnaître la spécificité de l’enjeu SIDA en matière de santé et de développement. Au cours des deux dernières décennies, la Banque a versé un montant total de 4,5 milliards de dollars pour financer, dans les pays en développement, des programmes de prévention du VIH, de traitement, de soin et d'assistance.

Depuis 2006, 4,3 millions de personnes ont bénéficié de services de consultation et de tests de dépistage du VIH grâce à des projets de prévention financés par la Banque mondiale. Les décaissements et les nouveaux engagements de la Banque au titre des programmes de lutte contre le VIH/SIDA se sont chiffrés à 630 millions de dollars au cours des seuls douze derniers mois. Ils visent à combler, dans les pays à faible revenu, le grave déficit de financement des programmes de prévention, de traitement et d’atténuation de l’impact du VIH/SIDA. La Banque mondiale a également aidé 65 pays à améliorer leur riposte nationale dans le cadre de la Stratégie et du plan d'action de lutte contre le SIDA. (a) 

La nomination le 8 juillet 2010 de l’expert de renommée internationale David Wilson au poste de directeur du Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA à la Banque mondiale vient réaffirmer le rôle prépondérant de l’institution sur le front du SIDA.

Le Dr Wilson aura la responsabilité d’orienter et de mettre en œuvre la stratégie mondiale de la Banque face au sida, qui est axée sur quatre aspects essentiels : promouvoir des stratégies efficaces de prévention du VIH ; aider les pays à renforcer leurs systèmes de santé publique afin d’assurer la fiabilité et à la pérennisation des traitements antirétroviraux ; intégrer les initiatives de lutte contre le VIH dans l'ensemble des interventions de la Banque en faveur des filets de protection sociale et plus globalement en matière de développement, avec une attention particulière aux veuves et aux orphelins du SIDA, ainsi qu’aux populations marginalisées ; et aider les pays à mieux cibler leur action face au SIDA par une analyse économique des déterminants et des répercussions de l’épidémie.

La prévention est fondamentale

Les chiffres sont éloquents : pour 100 personnes sous traitement, il y a 250 cas d’infection. Il faut donc redoubler d’effort pour réduire les taux d'infection. Des chiffres rendus publics cette semaine même par l’ONUSIDA sont encourageants : dans les 15 pays les plus touchés au monde par l’épidémie, la prévalence du VIH parmi les 15-24 ans a chuté (a), avec une baisse de 25 % dans 12 d’entre eux. Un progrès attribuable selon l’ONUSIDA aux campagnes de prévention et aux modifications des comportements.

L’expérience montre en effet que les efforts de prévention portent leurs fruits. C’est le cas par exemple le long du corridor Abidjan-Lagos, principal axe routier d'Afrique occidentale long de quelque 1 000 km et facteur majeur de propagation du VIH. La Banque mondiale y a soutenu un programme pour sensibiliser aux moyens de prévention du VIH, encourager le diagnostic et le traitement des maladies sexuellement transmissibles, promouvoir la distribution et l’utilisation de préservatifs et accroître le recours volontaire aux consultations et au dépistage du VIH. Résultat : la prévalence des maladies sexuellement transmissibles a enregistré un net recul parmi les populations à risque.

Parmi les méthodes éprouvées pour réduire le taux d'infection en Afrique, le Dr Wilson cite également le rôle clé de la circoncision masculine.

Il souligne aussi la nécessité de mettre en place « de meilleurs programmes de prévention qui permettent aux gens de rester séronégatifs tout au long de leur vie ». Pour cet expert du SIDA, « l’un des principaux apports de la Banque consiste à donner aux pays des éléments factuels pour qu’ils puissent mieux comprendre où et comment les nouvelles infections au VIH apparaissent, ce qui leur permet d'utiliser des moyens éprouvés pour faire y face. Grâce aux éléments factuels plus fiables, nous pourrons assurer le succès des services de prévention et rendre plus viable le traitement du SIDA. »

Lors du lancement de la XVIIIe Conférence internationale sur le SIDA (a) le 18 juillet à Vienne, une équipe de chercheurs de la Banque mondiale présentera justement les résultats prometteurs d'études menées au Malawi et en Tanzanie sur l’impact de mesures incitatives assorties de conditions dans la prévention du VIH et d'autres maladies sexuellement transmissibles.

L'importance des systèmes de santé

Outre les efforts de prévention, le Dr Wilson souligne la nécessité pour la Banque mondiale d’intégrer sa stratégie de riposte au VIH/SIDA dans les pays en développement à son action plus globale en faveur du renforcement de leurs systèmes de santé nationaux. C’est la condition nécessaire pour que les programmes axés sur le VIH/SIDA soient plus efficaces et durables.

« Nous devons passer d'une intervention d'urgence à une action soutenue et durable en intégrant les traitements du VIH/SIDA et l’ensemble des services sanitaires concernés aux systèmes de santé nationaux », insiste le Dr Wilson. Concrètement, il faut faire en sorte que les fonds consacrés à la lutte contre le VIH/SIDA et ceux dédiés à la santé en général se complètent de manière optimale.

La demande des pays clients de la Banque mondiale en matière de santé est forte : au titre de l'exercice 2010, la Banque a accordé un montant record de 4 milliards de dollars de prêts dans le secteur de la santé, contre 2,9 milliards de dollars l’année précédente.

L’appui de la Banque vise à la mise en place de systèmes qui permettent de diriger les ressources financières et les services vers les personnes dont la santé est la plus exposée, et de faire en sorte que les investissements de développement d'autres secteurs, tels que les infrastructures, les transports et l'éducation, profitent aussi aux programmes de lutte contre le SIDA.

Au Rwanda, notamment, les efforts menés par la Banque mondiale et ses partenaires de développement pour renforcer le système de santé public se sont traduits, en cinq ans, par une réduction de plus d'un tiers du taux de prévalence du VIH parmi les jeunes femmes enceintes des zones urbaines.

L’urgence des Objectifs de développement pour le Millénaire

Il reste que les actions de la communauté internationale sont insuffisantes pour atteindre la « cible SIDA » des ODM. Si 4 millions de patients bénéficient d'une thérapie antirétrovirale, plus de 5 millions n’y ont toujours pas accès. Les mesures de prévention ne sont pas encore parvenues à arrêter de manière décisive la progression du VIH/SIDA dans le monde. L'Afrique australe, qui abrite quelque 2 % de la population mondiale mais environ un tiers du nombre de personnes infectées dans le monde, est aujourd’hui l'épicentre de l'épidémie. Après une période d’essor extraordinaire des financements en faveur de la santé dans le monde, les donateurs tout comme les pays pauvres voient les programmes de lutte contre le VIH/SIDA faire les frais de stagnations et autres restrictions budgétaires.

Les bonnes nouvelles viennent du côté de la recherche et de la mise au point de nouveaux outils qui permettent désormais de s’attaquer au problème. Et aussi des campagnes publiques de sensibilisation sur les pratiques sexuelles sans risque, dont les effets pourraient aboutir à une nette réduction des taux d'infection dans de nombreux pays.

(a) indique une page en anglais.




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