Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
Accès membres / Devenir membre

L'Amérique centrale relance son processus d’intégration régionale avec le soutien de la Banque mondiale

Disponible en: English, Español, العربية
  • La Banque mondiale apportera son soutien à l'initiative d'intégration de l'Amérique centrale sous forme de services financiers et techniques.
  • Des formations seront mise en place afin d'améliorer les secteurs clés du commerce et d'aligner l'administration publique sur les besoins exprimés par les économies intégrées.
  • Les domaines pour lesquels la Banque apportera son soutien sont : le renforcement des institutions démocratiques ; la gestion des risques des naturels et du changement climatique ; l'inclusion sociale ; et l'intégration économique.

Twitter Facebook Delicious

SAN SALVADOR, le 20 juillet 2010 - Aujourd'hui, les pays d'Amérique centrale se sont rapprochés d'un objectif poursuivi de longue date : leur intégration économique totale. Lors d'un sommet extraordinaire rassemblant les chefs d’État et de gouvernement du Système d'intégration centraméricain (SICA, en espagnol), ces derniers se sont en effet engagés à travailler ensemble sur un programme d'intégration commun, avec le soutien clé de la Banque mondiale.

Dans la déclaration de clôture scellant leur engagement à relancer le processus d’intégration, ils se sont accordés à mettre leur capital politique et des ressources considérables au service de cinq piliers vers un développement intégré : la stabilité démocratique, la gestion des risques de catastrophe et l’adaptation au changement climatique, l'insertion sociale, l'intégration économique et le renforcement des institutions démocratiques.

« Conscients du fait qu’après avoir relancé nos efforts d’intégration, nos accords ne pourront se réaliser qu'à la condition de travailler ensemble à un plan d'action mesurable, nous réaffirmons notre engagement à être plus attentifs à la portée de nos accords et à vérifier de manière plus rigoureuse que nos engagements sont bien respectés », indique notamment la déclaration conjointe signée par les représentants des pays membres du SICA (Costa Rica, Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama, République dominicaine, Belize).

Parrainé par la Banque mondiale, ce sommet a été convoqué à la suite de l’appel du président salvadorien Mauricio Funes à ses homologues d’Amérique centrale pour qu’ils s’attèlent ensemble aux nombreux défis de développement qu’ils ont en commun.

Cette dynamique régionale en faveur de l'intégration a été saluée par le président de la Banque mondiale Robert B. Zoellick comme une « initiative opportune » pour accroître les liens de la région avec l'économie mondiale et améliorer la destinée des populations.


Le Président salvadorien Mauricio Funes remercie le Président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, pour son soutien à l'intégration de l'Amérique centrale.
S’adressant aux chefs d’État et hauts responsables réunis à San Salvador, M. Zoellick a loué le leadership du président Funes dans la relance de l'intégration centraméricaine, et indiqué que « l'intégration est la clé de l'insertion sociale en ce qu’elle favorise la mobilité des travailleurs et que les projets régionaux dynamisent les écoles, les centres d'excellence, les programmes de recherche conjoints, les initiatives dans le secteur de la santé ou encore les associations professionnelles ».

En soulignant que la Banque mondiale était prête à accorder tout son appui financier et technique en faveur de cette intégration, M. Zoellick a annoncé une série d'initiatives visant à améliorer les secteurs commerciaux clés et à aligner l'administration publique sur les nouvelles exigences nées de l'intégration économique..

« Ce n'est qu'en unissant nos forces que nous pourrons sortir nos peuples de l'exclusion sociale et de la pauvreté. Il était nécessaire de relancer l'intégration centraméricaine pour faire face à ces nouveaux défis par le biais de nouvelles institutions créées dans le cadre d'une union régionale », a déclaré le président Funes en acceptant la suggestion de M. Zoellick sur la tenue d’une réunion de suivi en juillet 2011 dans le but d'évaluer les progrès de l'initiative.


La contribution de la Banque mondiale en faveur de l'intégration centraméricaine s’articulera plus spécifiquement autour de :

1- Services techniques et de conseil, financés par un mécanisme de facilitation du commerce pour une période de 2 ans et d'une valeur de 1,3 million de dollars. Ces services permettront de soutenir les actions entreprises pour approfondir le processus d'intégration : mécanismes pour la mise en place de processus de dédouanement des marchandises avec guichet unique, normalisation des contrôles qualité et phytosanitaires, amélioration de la capacité commerciale des petits opérateurs sur le marché.
2- Un programme de formation géré par l'école régionale de commerce INCAE, destiné à renforcer la capacité des personnels de la fonction publique dans le domaine de l’administration publique.
3- Un mécanisme d’assistance technique destiné au renforcement du Secrétariat de l'intégration économique centraméricaine (SIECA), dont la capacité en matière de promotion commerciale est actuellement limitée. Un mécanisme de dons contribuera au renforcement institutionnel du SIECA dans diverses dimensions, notamment par une évaluation de sa structure et la préparation d'un plan d'intégration régionale stratégique.
4- Un programme de l'Institut de la Banque mondiale (WBI) visant à renforcer la transparence et la responsabilité dans le domaine de la justice. Le WBI s’est associé au Sommet judiciaire latino-américain, au Département juridique et au bureau régional de la Banque pour mettre au point un programme d'apprentissage pratique.

Si la crise mondiale a eu un impact considérable en Amérique centrale, les perspectives économiques régionales se sont améliorées ces derniers mois. Aussi, les prévisions de croissance du PIB régional pour 2010 sont passées de 2,1 % au début de cette année à 2,7 % à l’heure actuelle. Bien que ce taux de croissance contraste avec la baisse de 0,5 % enregistrée en 2009, il est encore bien en-deçà des niveaux d’avant la crise.

Les risques économiques qui subsistent au niveau mondial et la fragilité des marchés plaident d'autant plus en faveur du processus d’intégration économique de l'Amérique centrale. Telle est l’opinion d’Humberto Lopez, économiste à la Banque mondiale : « alors qu'aux États-Unis, la reprise économique reste lente et que les perspectives de l'Europe semblent incertaines, il est logique pour l'Amérique centrale de chercher d'autres marchés. Et un marché commun en Amérique centrale offre d’intéressantes opportunités de croissance ».

M. Lopez signale du reste que l'Amérique centrale est accoutumée à l’idée de l'intégration. De fait, des efforts dans ce sens sont entrepris depuis cinquante ans.


Le Président Funes a déclaré lors du sommet du SICA que l'intégration de l'Amérique centrale était un élément clé de la lutte contre la pauvreté.
« L'idée d'aller vers une intégration économique en Amérique centrale n'est pas nouvelle. En fait, le premier article de l'accord de libre-échange des pays d'Amérique centrale, signé à Managua le 13 décembre 1960, soulignait déjà la nécessité de créer une union douanière », précise-t-il.

C’est également l'accord de Managua qui a créé la Banque centraméricaine d'intégration économique (BCIE) et le SIECA afin de promouvoir l'intégration régionale.

Après le gel du marché commun de l'Amérique centrale en 1969, les années 1990 ont connu une relance du processus d'intégration qui a conduit en 1991 au protocole de Tegucigalpa et, en 1993, au protocole de Guatemala et à la création du SICA.

Pour M. Lopez, ce processus a entrainé l’essor des échanges régionaux au cours des cinquante dernières années : en 1960, seuls 7 % des exportations étaient destinés aux autres pays d'Amérique centrale, contre 20 % aujourd'hui.

En dépit de la volonté de réaliser l’intégration régionale, ce processus est semé d’embuches.


M. Zoellick a annoncé que la Banque mondiale fournirait un soutien financier et technique aux projets d'intégration de la région.

Tout d’abord, le paysage politique de l’Amérique centrale est hétérogène, ce qui peut limiter le consensus actuel et la suite qui sera donnée aux engagements de renforcement de l'intégration régionale. La sécurité demeure une priorité absolue dans tous les pays de la région, et cela affecte l'ordre du jour politique. But there are risks lurking behind the region’s attempts at integration.

Un autre obstacle potentiel est lié aux ambitions mêmes de la région, ajoute M. Lopez, qui relève le trop grand nombre d’initiatives lancées ces dernières années. Aussi les dirigeants régionaux doivent-ils être réalistes cette fois-ci, et s'en tenir à la feuille de route de l'intégration.

Et c'est précisément ce que M. Zoellick a rappelé aux chefs d'État à l'issue du sommet du SICA : « c’est une occasion unique qui se présente aux dirigeants de l'Amérique centrale réunis ici aujourd'hui. Je vous encourage à la saisir et à adopter les mesures nécessaires pour accroître les opportunités économiques en faveur de vos concitoyens, et pour leur donner la possibilité de participer au futur de leur pays, à l’avenir de leur région ».

(a) indique une page en anglais.


Liens utiles

Le Groupe de la Banque mondiale Conclue que Plus de 80 pour cent des Efforts des Agences de Promotion de l’Investissement sont Insuffisants
Haïti : 1000 adolescentes vont bénéficier d’une formation technique pour faciliter leur insertion sur le marche du travail
Les prix alimentaires à nouveau poussés vers le haut par un rebond du pétrole et de mauvaises conditions météorologiques



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/Q2YF6T45L0