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Les responsables de la lutte contre la corruption en Afrique se réunissent pour promouvoir l’intégrité en matière de dépenses publiques

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WASHINGTON, le 9 juin 2010 — Quelque 85 responsables de la lutte contre la corruption en Afrique se sont réunis à Johannesburg en avril pour partager leurs connaissances et expériences sur la formation de structures et la conception de pratiques propices à la responsabilité et l’intégrité dans la dépense publique.

Cette rencontre cofinancée par l’Organisation africaine des institutions supérieures de contrôle des finances publiques — pays anglophones (AFROSAI-E) et la Banque mondiale, a réuni de hauts responsables du contrôle des finances publiques et des dirigeants d’organisations de lutte contre la corruption de 17 pays africains. Y ont également pris part des organisations régionales et des groupes intervenant dans le domaine du développement.

Présentez « l’intégrité comme un ensemble de valeurs et de croyances qui constitue un code supérieur de probité individuelle ou intrinsèque qui transcende les préceptes juridiques », a dit aux participants la présidente sortante du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption et ancienne présidente du Parlement sud-africain, Frene Ginwala.

Ginwala a énuméré les « principaux problèmes de responsabilité et d’intégrité en Afrique », ajoutant que la classe politique et la société civile (autorités religieuses, ONG, médias, secteur privé) portaient une égale responsabilité pour les normes actuelles de comportement en matière de dépenses publiques.

Terence Nombembe, vérificateur général d’Afrique du Sud et président en exercice de l’AFROSAI, a souligné la nécessité pour les institutions africaines de contrôle, en particulier les vérificateurs généraux, d’élaborer et d’appliquer des normes professionnelles élevées de gestion financière, de comptabilité et d’audit.

Durant l’atelier, les participants ont dénoncé la perception générale selon laquelle les gouvernements africains font peu cas de la responsabilité et l’intégrité dans la gestion des deniers publics. Ils ont cité des exemples qui montrent que dans de nombreux cas, la lutte contre le gaspillage des deniers publics et la corruption est menée de l’intérieur par des responsables publics dévoués, et non par les bailleurs de fonds.

Le groupe a reconnu les risques liés à la profession : nombre d’entre eux font face à des pressions politiques et certains ont reçu des menaces de licenciement, ou des menaces contre leur personne ou leur famille.

Ils ont aussi partagé l’expérience sur les mesures ayant fait leurs preuves et se prêtant à l’adaptation pour renforcer les comités de contrôle parlementaire, les services des vérificateurs généraux et les agences de lutte contre la corruption, et adopté un ensemble de résolutions reflétant ces enseignements.

« Nous avons encouragé les participants venant des mêmes pays à se réunir à la fin de l’atelier et à identifier quelques bonnes pratiques qu’ils s’engageront à appliquer dans leurs propres pays », a dit Renaud Seligmann, spécialiste senior de gestion financière à la Banque mondiale, de lui-même et de son collègue Ivor Beazley. « Nous partagerons ces engagements avec les équipes pays de la Banque en Afrique et soutiendrons leur traduction dans les faits. »

D’après Tony Hegarty, le directeur financier de la Banque qui a pris part à l’atelier de Johannesburg, la Banque et ses partenaires de développement accordent une grande priorité au soutien à apporter aux pays africains dans le renforcement de leurs systèmes de gestion et de contrôle financiers. Les instruments déployés par la Banque et ses partenaires sont, entre autres, l’identification et la diffusion de bonnes pratiques en matière de responsabilité, ainsi que l’assistance technique et le financement pour la mise en œuvre de ces bonnes pratiques.




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