Contacts : Ă Washington : Christopher Neal, (202) 473-2049,  cneal1@worldbank.org                                                                             WASHINGTON, le 31 aoĂ»t 2010 â Dans un monde oĂč le niveau de population est censĂ© atteindre la barre des 9 milliards Ă lâhorizon 2050, oĂč le dĂ©veloppement Ă©conomique stimule la demande de produits alimentaires en plus grande quantitĂ© et de meilleure qualitĂ©, et oĂč le changement climatique entraĂźne un surcroĂźt de variabilitĂ© hydrologique, un bilan intermĂ©diaire de la stratĂ©gie dĂ©finie par le Groupe de la Banque mondiale pour le secteur de lâeau prĂ©conise un meilleur effort dâinformation et une approche plus intĂ©grĂ©e de la gestion des ressources.  « On ne peut sâattaquer comme il faut aux prioritĂ©s mondiales que sont la sĂ©curitĂ© alimentaire, les Ă©nergies renouvelables, lâadaptation au changement climatique, la santĂ© publique et lâurbanisation tant quâon nâassurera pas une meilleure gestion de lâeau », a dĂ©clarĂ© Julia Bucknall, chef du secteur Eau Ă la Banque. « Et pour mieux gĂ©rer lâeau, on ne peut pas vraiment faire lâĂ©conomie dâun solide travail dâanalyse hydrologique. »  Le rapport dâavancement Ă mi-parcours de la stratĂ©gie dĂ©finie par la Banque pour la gestion des ressources en eau â intitulĂ© Sustaining Water for All in a Changing Climate (Assurer une alimentation durable en eau pour tous dans le contexte du changement climatique) â rĂ©affirme la validitĂ© de cette stratĂ©gie, mise en place en 2003, ainsi que des rĂ©sultats obtenus par la Banque dans le cadre de ses projets. Il relĂšve les Ă©valuations extrĂȘmement satisfaisantes dont font lâobjet les rĂ©sultats de ces projets, et estime que la Banque met Ă juste titre lâaccent sur les pays jugĂ©s hautement prioritaires, câest-Ă -dire ceux dont la population est confrontĂ©e Ă des obstacles pour son accĂšs Ă lâeau.  Rendu public aujourdâhui au siĂšge du Groupe de la Banque, le rapport se fait lâĂ©cho des conclusions de lâexamen du portefeuille de projets de la Banque dans ce mĂȘme secteur que le Groupe indĂ©pendant dâĂ©valuation (IEG) avait publiĂ© en mars dernier. Lâun et lâautre ont notamment constatĂ© que lâaccroissement des activitĂ©s de prĂȘt dans ce secteur sâĂ©tait accompagnĂ© dâune amĂ©lioration des rĂ©sultats des projets, jugĂ©s satisfaisants dans une proportion rĂ©guliĂšrement supĂ©rieure Ă la moyenne de 75 % qui caractĂ©rise lâensemble des projets de la Banque.  Mais ce dernier rapport, rĂ©digĂ© par Nancy Vandycke, regrette aussi la lenteur des progrĂšs rĂ©alisĂ©s sur la voie de lâobjectif de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire consistant Ă rĂ©duire de moitiĂ© la proportion dâindividus qui nâont pas accĂšs Ă des services dâassainissement amĂ©liorĂ©s, ainsi que le manque persistant de donnĂ©es fiables sur les ressources en eau disponibles et leur utilisation.  Ce rapport, qui a reçu lâaval du ComitĂ© pour lâefficacitĂ© du dĂ©veloppement (CODE) du Conseil de la Banque, donne spĂ©cifiquement pour instructions au Groupe de la Banque de :  ·         suivre une approche plus intĂ©grĂ©e pour la gestion des ressources en eau, en vue de rĂ©pondre Ă la demande croissante dâeau dâune maniĂšre qui soit Ă lâĂ©preuve du changement climatique ; ·         porter Ă lâĂ©chelle supĂ©rieure son appui Ă lâhydroĂ©lectricitĂ© en tant que principale source dâĂ©nergie renouvelable et Ă faible intensitĂ© de carbone, par le biais notamment de projets dâinfrastructure comportant un degrĂ© de risque Ă©levĂ© mais aussi la perspective de hauts rendements ; ·         se focaliser davantage sur lâeau dans la perspective de lâadaptation au changement climatique et de lâattĂ©nuation de ses effets ; ·         renforcer son aide pour la gestion de lâeau dans le domaine agricole ; et ·         aux cĂŽtĂ©s de ses partenaires, fournir des services dâassainissement amĂ©liorĂ©s aux 2,6 milliards dâindividus qui en sont encore privĂ©s, aussi bien dans les zones rurales que dans le contexte de la prolifĂ©ration des taudis urbains.  Inger Andersen, vice-prĂ©sidente pour le dĂ©veloppement durable Ă la Banque, sâest fĂ©licitĂ©e de ce rapport dâavancement, ne serait-ce que du fait quâil rĂ©affirme la volontĂ© du Groupe de la Banque dâaider les pays en dĂ©veloppement Ă se doter dâune infrastructure hydraulique adĂ©quate ou Ă amĂ©liorer celle en place et Ă surmonter tout ce qui peut y faire obstacle.  « Seulement 23 % du potentiel hydroĂ©lectrique existant dans les pays en dĂ©veloppement est dĂ©jĂ exploité », a-t-elle dĂ©clarĂ© Ă ce sujet, ajoutant : « Les bĂ©nĂ©fices pour les pauvres peuvent ĂȘtre Ă©normes. Mais pour rĂ©ussir Ă les concrĂ©tiser, il nous faut aller dĂ©libĂ©rĂ©ment au devant des communautĂ©s pour identifier les avantages quâil y a pour elles au plan local, et gĂ©rer et attĂ©nuer les Ă©ventuels risques associĂ©s aux projets dâhydroĂ©lectricitĂ©. De cette maniĂšre, tout le monde est gagnant, aujourdâhui et demain. »  La responsable du secteur Eau, Mme Bucknall, sâest elle aussi fĂ©licitĂ©e des orientations dĂ©finies dans le rapport. « Ses conclusions montrent que la stratĂ©gie de 2003 avait correctement identifiĂ© les facteurs clĂ©s qui influencent aujourdâhui le secteur de lâeau, Ă savoir la population, la croissance, lâurbanisation et le changement climatique. Les orientations stratĂ©giques tracĂ©es dans ce rapport â et cadrant sur les grandes conclusions qui figurent dans le rapport de lâIEG sur lâeau â serviront de guide aux services du rĂ©seau Eau et Ă ceux des rĂ©gions de maintenant jusquâen 2013. »   Pour de plus amples renseignements Ă ce sujet, veuillez consulter : http://siteresources.worldbank.org/NEWS/Resources/sustainingwater.pdf |