Robert B. Zoellick, PrĂ©sident, Groupe de la Banque mondiale Allocation dâouverture  ConfĂ©rence de presse du ComitĂ© du dĂ©veloppement  Samedi 9 octobre 2010 Tel que prĂ©parĂ© pour lâallocution  Je vous remercie dâĂȘtre ici aujourdâhui.  Nous tenons ces rĂ©unions Ă un moment important.  La croissance mondiale est modĂ©rĂ©e. Mais, comme le montrent les chiffres de lâemploi aux Ătats-Unis publiĂ©s vendredi, cette croissance nâest pas suffisamment soutenue pour rĂ©duire sensiblement un chĂŽmage important, en particulier dans les pays dĂ©veloppĂ©s.  Lâatonie de la croissance conjuguĂ©e Ă un chĂŽmage Ă©levĂ© a des rĂ©percussions.  Le monde court le risque que les pays se replient sur eux-mĂȘmes ; la coopĂ©ration internationale pourrait en souffrir et cela pourrait ĂȘtre dangereux. Les institutions multilatĂ©rales doivent avoir une rĂ©elle contribution.  Le ComitĂ© du dĂ©veloppement reprĂ©sente le G-187. Il reprĂ©sente les 187 pays membres de notre institution, dont beaucoup ne font pas partie des « Groupes G » plus rĂ©duits comme le G-7 ou le G-20.  Il reprĂ©sente les pays dĂ©veloppĂ©s et en dĂ©veloppement, le Nord et le Sud, lâEst et lâOuest.  La rĂ©union tenue aujourdâhui par le ComitĂ© du dĂ©veloppement a donnĂ© lieu Ă des discussions trĂšs positives dans le cadre desquelles nous avons demandĂ© aux Ministres de faire part de leurs commentaires Ă la direction de la Banque dans plusieurs domaines.  Ces domaines sont, notamment, les risques mondiaux et la riposte de la Banque ; la reconstitution des ressources de lâIDA, notre fonds pour les plus pauvres ; notre programme de rĂ©formes ; nos travaux concernant lâagriculture et la sĂ©curitĂ© alimentaire, le changement climatique, la paritĂ© hommes-femmes ; et la meilleure maniĂšre de fournir notre appui aussi bien aux pays membres quâaux pays non membres du G-20.  Les Ministres Ă©valuent, comme nous, la situation de lâĂ©conomie mondiale et ils ont fĂ©licitĂ© la Banque mondiale de lâappui record quâelle a fourni, qui se monte Ă 140 milliards de dollars depuis le milieu de 2008, lorsque la crise sâest vraiment confirmĂ©e.  Les Ministres approuvent aussi notre orientation stratĂ©gique et nous ont fĂ©licitĂ© de notre programme de rĂ©formes, notamment les mesures prises pour faire de la Banque une institution plus ouverte et rendant mieux compte de son action.  Fait extrĂȘmement important, les Ministres appellent de leurs vĆux une « solide » reconstitution des ressources de lâIDA, le fonds de Banque mondiale pour les 79 pays les plus pauvres du monde.  Les Ministres ont notĂ© que lâIDA est lâun des instruments les plus importants dont dispose la communautĂ© mondiale pour atteindre les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire.  Nous leur avions indiquĂ© que lâIDA a produit de trĂšs bons rĂ©sultats, mais quâelle a un potentiel considĂ©rable. GrĂące Ă une solide reconstitution des ressources de lâAssociation, nous pourrions vacciner 200 millions dâenfants de plus ; assurer des services de santĂ© Ă plus de 30 millions de personnes supplĂ©mentaires ; donner accĂšs Ă des sources dâeau amĂ©liorĂ©es Ă 80 millions dâĂȘtres humains de plus ; aider Ă construire 80 000 km de routes, et former ou recruter plus de deux  millions dâenseignants supplĂ©mentaires.  Nous devons nous tenir une rĂ©union ici [lundi] des DĂ©lĂ©guĂ©s Ă lâIDA. Il ne sâagira pas dâune session dâannonces de contributions. Nous demanderons aux bailleurs de procĂ©der Ă ces annonces vers la fin de cette annĂ©e.  En cette pĂ©riode de coupes budgĂ©taires, nous nâĂ©pargnons aucun effort pour forger une coalition mondiale de maniĂšre Ă rĂ©partir la charge de cette reconstitution des ressources. Nous ne demandons pas uniquement aux bailleurs traditionnels dâassumer ce fardeau.  Nous demandons aux pays qui ont antĂ©rieurement bĂ©nĂ©ficiĂ© des ressources de lâIDA dâaccĂ©lĂ©rer le rythme de leurs versements ; nous demandons aux bĂ©nĂ©ficiaires de lâappui de lâIDA qui sont en passe de sortir du groupe des pays-IDA de payer un peu plus ; nous demandons aux bailleurs Ă©mergents de contribuer sur la base de leur poids Ă©conomique grandissant ; et nous nous employons Ă mobiliser nos propres ressources.  JâespĂšre que ces quelques mots vous donnent une idĂ©e des longues discussions tenues aujourdâhui.  Je vous remercie.  |