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La Banque mondiale s’emploie à fournir 100 millions de dollars pour sauver le tigre à l’état sauvage

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Communiqué de presse n°:2011/196/EXC

SAINT-PÉTERSBOURG, Russie, 23 novembre 2010 – Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a déclaré ce jour que son institution espère fournir environ 100 millions de dollars pour sauver le tigre à l’état sauvage en appuyant des initiatives qui visent à protéger l’habitat et à mettre fin au commerce illégal de certaines parties du corps du tigre. La Banque mondiale s’emploie avec les « pays du tigre » à préparer un projet régional d’un montant de l’ordre de 100 millions de dollars pour l’Asie du Sud et un autre pour l’Asie du Sud-Est qui pourraient être présentés à l’examen de son conseil des administrateurs en 2011.

 

S’adressant aux dirigeants participant au premier Forum international sur le tigre à Saint-Pétersbourg, Zoellick s’est engagé au nom de la Banque mondiale à appuyer les 13 « pays du tigre » dans les efforts qu’ils déploient pour lutter contre le braconnage et le commerce illicite, qui ont réduit à environ 3 200 le nombre de tigres à l’état sauvage.  Signalant une réorientation de la politique, Zoellick a déclaré que la Banque mondiale va désormais mettre l’accent sur le développement d’une infrastructure écologique et ne financera plus l’infrastructure dans les principales zones qui abritent le tigre.

 

«Tout d’abord, la Banque mondiale œuvre de concert avec le Népal, le Bangladesh et le Bhoutan, et nous espérons bientôt avec l’Inde, en vue de financer un projet régional de protection de la nature d’un montant de l’ordre de 100 millions de dollars. Nos partenaires comprennent WWF, UICN, TRAFFIC, le Fonds international pour la défense des animaux, WCS et autres,» Zoellick a-t-il déclaré à l’assistance. «Ensuite, nous allons collaborer sur un projet similaire avec les «pays du tigre» en Asie du Sud-Est, ainsi qu’avec CITES, Interpol, ONUDC, OMD et, surtout, des institutions régionales comme ANASE, à travers son réseau Wildlife Enforcement Network, pour mettre fin au commerce illégal et au trafic de certaines parties du corps du tigre. Cette collaboration pourra nécessiter des financements supplémentaires,» a-t-il ajouté.  

 

Tenue pendant l’année du tigre, cette première réunion des « pays du tigre » s’est engagée à appuyer le Programme international de protection des tigres à l’état sauvage, qui vise à doubler, à 7000, la population cette espèce d’ici  2022, la prochaine année du tigre.  L’enveloppe de 100 millions de dollars proposée de l’Association internationale de développement, le guichet de la Banque mondiale pour l’aide aux plus pauvres, représentera un acompte de près du tiers du montant de 350 millions de dollars que devrait coûter le Programme international de protection des tigres. Le solde sera mobilisé auprès des gouvernements et d’autres institutions financières internationales.

 

La réunion de Saint-Pétersbourg était accueillie par le premier ministre russe, Vladimir Putin, avec un solide appui de Zoellick et a vu la participation des premiers ministres du Bangladesh, de Chine, de la RDP lao et du Népal ainsi que des ministres des « pays du tigre », des groupes de préservation de la nature et des forces de l’ordre, et des célébrités du monde du cinéma et de la mode. 

 

L’Initiative mondiale pour la protection du tigre a été lancée en 2008 par la Banque mondiale et des partenaires de la société civile. La différence essentielle avec les initiatives passées réside dans le fait que les « pays du tigre » assument la responsabilité des efforts de protection du tigre à l’état sauvage et la coalition tire parti de ce qu’ont de mieux à offrir, la science, la préservation de la nature, les organisations non gouvernementales, les forces de l’ordre et autres.

 

Sous réserve de l’approbation par le conseil des administrateurs de la Banque mondiale, les 100 millions de dollars seront décaissés à titre de dons ou de prêts sans intérêt ou à faible taux d’intérêt pour appuyer des initiatives régionales de protection de la nature, mettant en particulier l’accent sur la préservation du tigre, considéré comme une « espèce parapluie » dont le bien-être traduit le bien-être de l’écosystème dans son ensemble. Les ressources prévues pour le projet régional de l’Asie du Sud financeront la formation des membres des services de protection des frontières et l’amélioration des aires protégées et aideront les gouvernements à renforcer les lois et les institutions.

 

Tournant une nouvelle page de la démarche de la Banque en matière de promotion du développement et de la biodiversité, Zoellick a indiqué que la Banque mondiale non seulement préserverait les écosystèmes, mais s’emploierait aussi à les améliorer par le biais de ses investissements dans l’infrastructure.

 

«La Banque mondiale ne financera aucun projet d’infrastructure qui a une incidence négative sur les zones de reproduction du tigre  -- zones que les «pays du titre» envisagent de déclarer inviolables,» a-t-il indiqué. «Les interventions traditionnelles ne doivent pas faire oublier la diversité biologique.  Les avantages économiques à court terme ne doivent pas se réaliser au détriment des écosystèmes vitaux,» a-t-il ajouté.

 

Zoellick a indiqué que la Banque mondiale collaborait avec le Népal, la Malaisie, WWF et d’autres parties intéressées à l’élaboration de l’initiative Wildlife Premium Market, pour compléter le programme des Nations Unies sur la Réduction des émissions dues au déboisement et à la dégradation des forêts, dénommé REDD+.  Cette initiative ajoutera de la valeur aux espèces sauvages vivant dans la forêt et offrira des paiements aux populations locales afin qu’elles les protègent, y compris le tigre à l’état sauvage.

 

D’une manière plus générale, la Banque œuvre avec les gouvernements pour les aider à fonder leurs comptes nationaux sur des considérations écologiques afin que leurs bilans traduisent la valeur des forêts et des espèces sauvages, en particulier au profit des populations locales. Ce principe de comptabilité fondée sur la richesse naturelle, annoncé par Zoellick en octobre à la conférence de Nagoya sur la biodiversité, pourrait aider les pays à déterminer la valeur de l’habitat du tigre, par exemple, en tant que destination d’écotourisme.

 

«Nous n’avons plus beaucoup de temps. Nous n’avons pas droit à l’erreur alors qu’il ne reste plus que quelque 3 200 tigres à l’état sauvage. Ce sommet met en évidence la dernière chance pour cet animal extraordinaire,» a déclaré Zoellick.

 

 

 

 




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