La nouvelle reconstitution des ressources de l’IDA atteint un niveau record de prùs de 50 milliards de dollars

Disponible en: PortuguĂȘs, æ—„æœŹèȘž, Español, English, Tiáșżng việt, Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ©, äž­æ–‡, руссĐșĐžĐč
Communiqué de presse n°:2011/248/EXT

Bruxelles, le 15 dĂ©cembre 2010 — Un accord final a Ă©tĂ© conclu aujourd’hui sur une enveloppe financiĂšre de 49,3 milliards de dollars pour l’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA), qui est le guichet de la Banque mondiale destinĂ© aux pays les plus pauvres et une composante clĂ© du processus engagĂ© pour la rĂ©alisation des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire.

 

Entrant dans le cadre de la 16e reconstitution des ressources de l’IDA (IDA-16), l’enveloppe ainsi allouĂ©e reprĂ©sente une augmentation de 18 % par rapport Ă  la reconstitution prĂ©cĂ©dente, conclue il y a trois ans. Elle dĂ©coule non seulement de promesses de contributions des pays qui contribuent de longue date Ă  l’IDA, mais aussi de financements mobilisĂ©s au sein mĂȘme du Groupe de la Banque et au niveau d’emprunteurs actuels et anciens de l’IDA. 

 

« Les promesses de contributions reflĂštent l’appui d’une extraordinaire coalition mondiale de donateurs et d’emprunteurs qui ont uni leurs efforts pour nous permettre, mĂȘme en ces temps Ă©conomiques difficiles, d’offrir des espoirs et opportunitĂ©s aux pauvres du monde entier », a dĂ©clarĂ© Ă  ce sujet le prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick. « Un appui de cette dimension est une marque de reconnaissance pour l’acharnement que met l’IDA Ă  poursuivre des rĂ©sultats porteurs de progrĂšs sur le terrain pour les pauvres. »

 

Le nouveau pacte ainsi conclu se manifeste par des engagements soutenus de donateurs Ă©tablis mais aussi nouveaux, d’apports sous forme de paiements anticipĂ©s d’anciens pays emprunteurs de l’IDA, et de contributions provenant du revenu net de la Banque mondiale et de l’Association financiĂšre internationale (IFC). 

 

« GrĂące Ă  cette solide reconstitution des ressources de l’IDA, nous allons ĂȘtre en mesure de contribuer à vacciner 200 millions d’enfants de plus, Ă  Ă©tendre les services de santĂ© Ă  plus de 30 millions de personnes, Ă  permettre Ă  80 millions d’individus supplĂ©mentaires d’avoir accĂšs Ă  des sources d’eau amĂ©liorĂ©es, Ă  construire 80 000 kilomĂštres de routes, et Ă  former ou recruter plus de 2 millions d’enseignants », a encore dĂ©clarĂ© M. Zoellick.

 

Cet accord reprĂ©sentait, pour les donateurs et les pays pauvres, la derniĂšre occasion de mettre Ă  profit les fonds allouĂ©s Ă  l’IDA pour renforcer les avancĂ©es dans le sens des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire, et notamment celui consistant Ă  rĂ©duire de moitiĂ© la pauvretĂ© d’ici à 2015. Au total, 51 donateurs ont fait des promesses de contributions au titre d’IDA-16, qui couvre la pĂ©riode allant de juillet 2011 Ă  juin 2014.

 

« Cette forte rĂ©ponse des donateurs indique Ă©galement que le financement du dĂ©veloppement n’est pas Ă  considĂ©rer seulement comme de l’aide, mais plutĂŽt comme un investissement dans l’avenir, car nous avons besoin de la croissance dans les pays en dĂ©veloppement pour stimuler la croissance mondiale », a dĂ©clarĂ© pour sa part Ngozi Okonjo-Iweala, directrice gĂ©nĂ©rale de la Banque mondiale et prĂ©sidente des nĂ©gociations pour IDA-16. « L’IDA peut aider Ă  faire en sorte que les dollars consacrĂ©s au dĂ©veloppement profitent Ă  la fois Ă  l’ensemble des pays en dĂ©veloppement et des pays dĂ©veloppĂ©s. »

 

Au cours des trois annĂ©es qui viennent, l’IDA aidera 79 des pays les plus pauvres du monde Ă  stimuler la croissance et Ă  combattre la pauvretĂ© en finançant des infrastructures, en amĂ©liorant les services de santĂ©, en assurant l’éducation des enfants et en luttant contre le changement climatique. Elle accordera une attention particuliĂšre aux problĂšmes de paritĂ© hommes-femmes, ainsi qu’à l’aide Ă  fournir aux États fragiles et touchĂ©s par un conflit dans leur quĂȘte de paix et de dĂ©veloppement.  Comme dans le passĂ©, l’Afrique subsaharienne restera un point de focalisation majeur pour son action.

 

RĂ©agissant Ă  la conclusion de l’accord, le prĂ©sident du Malawi et de l’Union africaine, Bingu wa Mutharika, a dĂ©claré : « C’est une trĂšs bonne nouvelle pour les pauvres du monde entier, et en particulier pour ceux qui vivent en Afrique subsaharienne, oĂč l’appui fourni de longue date par l’IDA a dĂ©jĂ  contribuĂ© Ă  produire des rĂ©sultats concrets. Nous applaudissons au sentiment de solidaritĂ© exprimĂ© par la communautĂ© des donateurs par le biais de cette importante reconstitution. »

 

Les donateurs et partenaires ont par ailleurs approuvĂ© un mode de financement spĂ©cial de l’IDA pour aider les pays Ă  faible revenu Ă  faire face Ă  l’impact de catastrophes naturelles et de chocs Ă©conomiques majeurs. Ce nouveau dispositif, le MĂ©canisme de riposte Ă  la crise, comprendra une enveloppe spĂ©ciale pour aider HaĂŻti Ă  poursuivre ses efforts de redressement Ă  la suite du sĂ©isme de janvier 2010. 

 

Les promesses de contributions ont fait suite Ă  une sĂ©rie de rĂ©unions qui ont dĂ©bouchĂ© sur les deux derniĂšres journĂ©es de nĂ©gociations tenues, sous l’égide du Gouvernement belge, Ă  Bruxelles. Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, et le ministre de la CoopĂ©ration au dĂ©veloppement, Charles Michel, se sont tous deux fĂ©licitĂ©s de l’issue de cette 16e reconstitution, et ont saluĂ© l’effort consenti par les pays donateurs dans un contexte Ă©conomique et financier difficile. Ils ont reconnu l’un et l’autre que l’IDA va pouvoir, grĂące Ă  cette rĂ©ussite, continuer de jouer un rĂŽle significatif en vue de permettre aux pays les plus pauvres et les plus vulnĂ©rables d’atteindre les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire.

 

Durant les nĂ©gociations, les dĂ©lĂ©guĂ©s ont reconnu le bilan que l’IDA a accumulĂ© au cours des dix derniĂšres annĂ©es, que ce soit en contribuant Ă  sauver 13 millions de vies humaines et Ă  vacciner 310 millions d’enfants, en amĂ©liorant l’accĂšs Ă  l’eau potable pour plus de 100 millions de personnes, et en soutenant la construction ou la remise en Ă©tat de plus de 100 000 kilomĂštres de routes, ce qui a permis d’ouvrir l’accĂšs aux marchĂ©s et aux services pour les pauvres des rĂ©gions concernĂ©es.

 

« Ces engagements vont non seulement contribuer Ă  amĂ©liorer l’existence de 200 millions de personnes, mais ils reprĂ©sentent Ă©galement un vote de confiance envers l’IDA et son aptitude Ă  gĂ©nĂ©rer le maximum d’impact, en termes de dĂ©veloppement, Ă  partir des ressources limitĂ©es des contribuables », a dĂ©clarĂ© Axel van Trotsenburg, vice-prĂ©sident pour les Financements concessionnels et les Partenariats mondiaux Ă  la Banque mondiale. 

 

L’IDA constitue un cadre effectif pour ce qui est de coordonner les efforts menĂ©s par les bailleurs de fonds dans les pays Ă  faible revenu, et elle s’emploie Ă  renforcer les capacitĂ©s et les institutions, deux élĂ©ments essentiels pour assurer le dĂ©veloppement Ă  long terme. 

 

L’IDA : Le fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres

L’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA) est l’une des principales sources d’aide au monde. Elle fournit aux 79 pays les plus pauvres de la planĂšte, dont 39 pays africains, un appui dans des domaines tels que la santĂ© et l’éducation, les infrastructures et l’agriculture, le dĂ©veloppement Ă©conomique et le renforcement institutionnel. Ses financements sont accordĂ©s pour 20 % environ sous forme de dons, et pour le reste sous forme de crĂ©dits Ă  long terme ne portant pas intĂ©rĂȘt. Dans la quasi-totalitĂ© des cas, les crĂ©dits de l’IDA ne sont donc pas assortis de charges d’intĂ©rĂȘt, et leurs remboursements sont Ă©talĂ©s sur une pĂ©riode de 35 à 40 ans, y compris un diffĂ©rĂ© d’amortissement de 10 ans.

 

Depuis sa crĂ©ation, en 1960, l’IDA a accordĂ© plus de 220 milliards de dollars Ă  titre d’appui aux pays à faible revenu, dont 14 milliards de dollars en moyenne annuelle sur les deux derniĂšres annĂ©es, la plus grande partie de cet appui (50 % environ) Ă©tant destinĂ©e Ă  l’Afrique. Elle soutient ainsi un processus de dĂ©veloppement pilotĂ© par les pays au moyen de ressources prĂ©visibles et qui ne constituent pas des fonds « d’affectation spĂ©ciale », ce qui signifie qu’elles ont des rĂ©sultats plus durables.

 

L’IDA s’emploie Ă  amĂ©liorer en permanence son systĂšme rigoureux de mesure des rĂ©sultats, en place depuis 2002. Elle occupe une position de chef de file au niveau mondial en termes de transparence, et est de toutes les organisations internationales celle qui est soumise aux Ă©valuations indĂ©pendantes les plus draconiennes. Pour elle, les principes d’efficience et d’efficacitĂ© priment, et elle a d’ailleurs Ă©té classĂ©e en premiĂšre position dans une rĂ©cente Ă©valuation portant sur 40 organismes multilatĂ©raux et bilatĂ©raux.

 

L’IDA est sous le contrĂŽle de ses 170 pays actionnaires, ce qui permet de gĂ©nĂ©rer des possibilitĂ©s de transfert de savoir et de compĂ©tences spĂ©cialisĂ©es, et d’assurer une optique de rĂ©sultats. Ses frais gĂ©nĂ©raux sont peu Ă©levĂ©s ; elle table sur une faible commission de service appliquĂ©e Ă  ses clients pour assurer son propre financement. 

 

Pour plus de renseignements sur l’IDA, visitez le site www.worldbank.org/ida.

 

Contacts : 

À Bruxelles : Angela Furtado – (+44) 77-53 78 20-02 – Afurtado@worldbank.org

À Washington : David Theis – (202) 458-8626

Radio et tĂ©lĂ©vision :  Natalia Cieslik – (202) 458-9369 – ncieslik@worldbank.org

 

Rendez-nous visite sur Facebook : www.facebook.org/banquemondiale

Restez informés sur Twitter : http://www.twitter.com/worldbank

Notre chaßne YouTube : http://www.youtube.com/worldbank




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/AYD0JWKBT0