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Aider Haïti à construire un avenir meilleur

Disponible en: العربية, Español, English
Communiqué de presse n°:008

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Contexte

Le séisme qui a touché Haïti le 12 janvier 2010 a été l’une des catastrophes naturelles les plus destructrices que nous ayons jamais connues, faisant plus de 230 000 victimes, 300 000 blessés et plus d’un million de personnes déplacées. Les logements, les infrastructures, les bâtiments publics et les entreprises ont tous subit des dégâts importants. Les dommages et les pertes ont été évalués à 7,9 milliards de dollars, soit environ 120 % du PIB. Au 31 mars 2010, les promesses de dons s’élevaient à 5,3 milliards de dollars pour soutenir le Plan d’action pour le relèvement et le développement du Gouvernement d’Haïti sur les deux prochaines années. À ce jour, 1,2 milliard de dollars ont été versés au profit du programme. Le 21 octobre 2010, une épidémie de choléra a été confirmée en Haïti. Selon les dernières données de l’ONU, environ 149 000 cas ont été déclarés et plus de 3 000 personnes sont mortes de la maladie. Depuis les élections présidentielles qui se sont tenues le 28 novembre 2010, la situation politique du pays est dans une impasse.  Un second tour entre les deux principaux candidats était initialement prévu début janvier mais a dû être reporté en attendant l’examen des résultats du premier tour par la Commission électorale nationale, assistée de l’Organisation des États américains (OEA).

 

Haïti avant le séisme 

Dans le sillage de cette crise exceptionnelle, le principal défi pour Haïti est de saisir cette opportunité pour reconstruire un pays plus fort. Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, plus de la moitié de sa population vivant avec moins de 1 dollar par jour. Le pays affiche les taux de mortalité infantile, des enfants de moins de cinq ans et maternelle les plus élevés de la région. Selon les estimations, 30 % des enfants souffrent de malnutrition chronique. Plusieurs décennies d’instabilité se sont traduites par un taux de pauvreté élevé, un faible taux de scolarisation et un manque général de services. Haïti est l’un des pays les plus exposés aux catastrophes et aux ravages des tempêtes tropicales et des cyclones.

 

Aide fournie 

En mars 2010, le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à verser 479 millions de dollars d’aide sur 24 mois. Les deux tiers de ce montant, soit 340 millions de dollars, ont déjà été alloués. La Banque mondiale a décaissé 128 millions de dollars, soit 11 millions par mois, pour : 

·         L’aide d’urgence (compléments alimentaires, cantines scolaires, nettoyage des canaux, abris anti-ouragans). 

·         L’appui budgétaire destiné à aider le gouvernement à combler son déficit 2009-2010.

·         La reconstruction des infrastructures de transport, des installations gouvernementales et des systèmes d’approvisionnement en eaux dans les zones rurales, la gestion des décombres et les investissements communautaires prioritaires.

·         Des investissements à long terme visant à améliorer l’éducation, l’agriculture, l’électricité et le secteur privé.

 

La Banque joue également le rôle d’agent fiduciaire pour le Fonds de Reconstruction d’Haïti (FRH), un fonds multidonateurs qui a permis jusqu’à présent de lever 267 millions de dollars, dont 193 millions ont déjà été alloués.   

 

Voici quelques exemples de résultats concrets de l’apport fourni par le Groupe de la Banque mondiale à Haïti : 

  • Évaluation des dégâts structurels de 400 000 immeubles à Port-au-Prince, étape essentielle à la planification de la reconstruction.
  • Évacuation de 100 000 mètres cubes d’ordures et de débris des principaux canaux de drainage de Port-au-Prince, réduisant le risque d’inondation des campements dans la capitale.
  • Distribution de 50 000 lampes solaires aux familles pour renforcer la sécurité et réduire le risque d’incendie.
  • Distribution de compléments alimentaires à 200 000 enfants de moins de deux ans et de services de soin aux femmes enceintes et allaitant et aux nouveau-nés en collaboration avec le Programme alimentaire mondial et l’Organisation panaméricaine de la santé.
  • Financement de la scolarisation de 180 000 enfants et fourniture de repas chauds tous les jours pour 80 000 enfants.
  • Réalisation de six systèmes d’approvisionnement en eau desservant 37 000 personnes dans des communautés rurales.
  • La Société financière internationale, l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé, a soutenu la création de 5 000 emplois et la préservation de 5 000 emplois existants.

Au début de 2011, grâce aux nouvelles ressources de l’Association internationale de développement, le fonds de la Banque mondiale pour les plus pauvres et à celles du Fonds de Reconstruction d’Haïti, la Banque mondiale va lancer un Projet d’urgence pour le choléra de 15 millions de dollars et un Programme d’aménagement de quartiers et de reconstruction de logements de 95 millions de dollars.

 

Au vu des défis et de la multitude d’acteurs présents en Haïti, le Groupe de la Banque mondiale travaille systématiquement avec le Gouvernement d’Haïti et la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti ainsi qu’avec d’autres entités, qui comprennent notamment les agences de l’ONU, la Banque interaméricaine de développement, le Brésil, le Canada, la France, la Norvège, les États-Unis, la Banque de développement des Caraïbes et l’Union européenne. 

 

our plus d’informations, veuillez contacter:

À Washington: Melanie Zipperer, mzipperer@worldbank.org, (202) 458-2902

Pour les demandes de diffusion: Stevan Jackson, sjackson@worldbank.org, (202) 458-5054 

 




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